Interview de M. Sébastien Lecornu, ministre chargé des collectivités territoriales, avec RTL le 4 janvier 2019, sur le gouvernement face à la crise des "Gilets jaunes". | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Sébastien Lecornu, ministre chargé des collectivités territoriales, avec RTL le 4 janvier 2019, sur le gouvernement face à la crise des "Gilets jaunes".

Personnalité, fonction : LECORNU Sébastien, CALVI Yves .

FRANCE. Ministre chargé des collectivités territoriales;

ti :


YVES CALVI
Bonjour Sébastien LECORNU.

SEBASTIEN LECORNU
Bonjour Yves Calvi, tous mes voeux et tous mes voeux aux auditeurs de RTL.

YVES CALVI
Merci d'être avec nous ce matin sur la première radio de France. Vous êtes le ministre chargé des Collectivités territoriales, je le rappelle. En interpellant Eric DROUET, figure emblématique des gilets jaunes, le gouvernement n'est-il pas tombé dans son propre piège ?

SEBASTIEN LECORNU
Ce n'est pas le gouvernement qui donne des ordres aux officiers de police judiciaire. Monsieur DROUET, il est devenu un homme politique, peut-être même d'ailleurs un homme politico-médiatique. Et lorsqu'on fait de la politique, lorsqu'on passe dans les médias pour autant on n'est pas au-dessus de la loi. Et donc lorsqu'on se balade dans Paris avec une arme par destination, effectivement on peut être placé sous contrôle judiciaire, c'est son cas et on peut être renvoyé en correctionnelle au mois de juin prochain, c'est son cas.

YVES CALVI
Alors il affirme qu'il est l'objet finalement aujourd'hui d'une campagne et d'une arrestation politique.

SEBASTIEN LECORNU
Juste… mais ça c'est scandaleux, enfin la République ce n'est pas ça et moi, je ne peux pas laisser dire que la police de la République ou la gendarmerie de la République ou la justice de la République est aux ordres de qui que ce soit. Donc une fois de plus, il faut arrêter les délires des complots, lorsqu'effectivement on se balade dans Paris avec une arme par destination, oui on est appréhendé. Vous ne vous baladez pas avec une arme par destination dans Paris monsieur CALVI, moi non plus.

YVES CALVI
En l'occurrence, là il avait fixé rendez-vous et tout à fait officiellement à un certain nombre de ses camarades, pour ce qui était une manifestation mais qu'il n'assume plus. Et c'est là où on se demande si en fait, le gouvernement ne tombe pas dans un piège, je veux dire… voilà…

SEBASTIEN LECORNU
Une fois de plus, ce n'est pas le gouvernement qui donne des instructions à la police judiciaire. Je pense aussi qu'il faut dire les choses telles qu'elles sont…

YVES CALVI
Ça met de l'huile sur le feu ?

SEBASTIEN LECORNU
Non mais attendez ! Moi je suis assez rural à vrai dire dans mes origines, donc basique dans mes analyses. Lorsqu'on on ne respecte pas la loi, effectivement on peut avoir des problèmes avec la justice, ça s'appelle l'Etat de droit et c'est très bien comme ça.

YVES CALVI
Et vous êtes sûr de ne pas en faire un martyr !

SEBASTIEN LECORNU
Mais de façon je ne fais rien, donc par définition je laisse la justice travailler et ça me semble très bien. Et je crois même que c'est rassurant pour les auditeurs de RTL qui, à mon avis, sont nombreux à ne pas se balader avec des armes par destination sur eux, de savoir que la justice fait son travail.

YVES CALVI
Si ce n'est que cette frange des gilets jaunes utilise notamment cette arrestation depuis hier soir, avec une lettre ouverte publiée maintenant ; et en fait est en train de d'utiliser cela pour le coup alors comme une arme politique.

SEBASTIEN LECORNU
Ils font de la politique, voilà ! Vous venez de le dire, c'est désormais leur problème. Moi ce que je vois, c'est que tous les signes de détente ont été accomplis ces dernières semaines, sur le fond bien évidemment déjà avec l'abandon de la taxe carbone, avec les mesures favorables au pouvoir d'achat, notamment des Françaises des Français qui travaillent, également pour les retraités les plus modestes, également sur les mesures de transition écologique, ça c'est pour la réponse de fond, réponse d'urgence, réponse concrète. Et puis aussi les réponses concrètes, on va en parler dans un instant j'imagine, du débat qui va permettre de trouver des solutions. Toutes les agitations intermédiaire, notamment lorsqu'elles s'appuient sur initialement des infractions potentielles à la loi, pour moi n'existent pas.

YVES CALVI
Vous nous dites que la fermeté est aujourd'hui d'actualité, notamment pour faire respecter la loi dans notre pays. Alors justement Emmanuel MACRON, lui, il va prendre la plume pour nous écrire à nous Français une lettre qui devrait être diffusée à la mi-janvier, pour nous dire quoi Sébastien LECORNU ?

SEBASTIEN LECORNU
En fait il va y avoir deux phases dans ce débat, une phase dans laquelle nous sommes déjà rentrés, c'est la phase simple, souple si j'ose dire, largement d'ailleurs organisée par les maires de France, notamment les maires des communes rurales qui depuis la moitié du mois de décembre – et à mon avis les choses vont s'accélérer dès cette semaine – ont commencé à organiser le recueil des doléances, notamment en ouvrant des cahiers de doléances dans leur mairie, en organisant des débats informels dans les différentes communes. De cela, on va en tirer déjà une première synthèse, on a déjà commencé avec Vanik BERBERIAN, le maire… de l'association des maires ruraux de France, le Premier ministre l'a fait avant Noël. Et on va s'inspirer de ce premier retour Yves CALVI pour nourrir justement – en tout cas le président la République l'a souhaité comme cela – la lettre qu'il va adresser sous une quinzaine de jours maintenant à l'ensemble de nos concitoyens, pour cadrer et donner les attendus du débat. Les attendus c'est quoi…

YVES CALVI
Donc…

SEBASTIEN LECORNU
C'est rappeler les contenus bien évidemment ; et puis aussi indiquer comment le président de la République voit le rendu de ce débat et son utilisation ensuite.

YVES CALVI
Alors il y a 2 choses dans ce que vous venez de me dire, mais je voudrais juste être sûr d'avoir bien compris. Ce sera d'une façon ou d'une autre une sorte de synthèse du cahier des doléances, c'est ça ?

SEBASTIEN LECORNU
En tout cas cette première phase souple est là déjà pour s'inspirer, pour cadrer le débat au global. Si vous cadrez le débat de manière autoritaire tout de suite, par définition le débat a peu de chances de fonctionner. Si vous le cadrez en écoutant notamment les maires ruraux qui sont au contact de la plupart de nos concitoyens, les choses ont plus de chance de fonctionner. Les maires sont évidemment très utiles dans l'organisation du débat.

YVES CALVI
Sébastien LECORNU, je vous pose la question autrement, est-ce qu'on va avoir des réponses très claires, avoir des propositions et des évolutions liées à la politique du mouvement dans ce courrier que va nous adresser le président de la République ?

SEBASTIEN LECORNU
Je crois que oui, d'ailleurs dans l'adresse à la nation du président de la République pour ses voeux, quand le chef de l'Etat dit « on peut parler de tout, du moment d'ailleurs qu'on parle de choses vraies », parce qu'on a quand même vu beaucoup de mensonges, beaucoup de contre-vérités dans ce qui a été dit au mois de décembre, donc je pense qu'effectivement il ne faut pas passer trop de temps à débattre de choses qui sont fausses, sinon le débat ne servira à rien, il faut parler de choses qui sont justes. Donc oui, on pourra parler de tout, c'est un débat de solution, c'est la première fois que c'est organisé à cette échelle, c'est aussi une manière de gouverner qui s'affirme de manière différente sous la 5ème République et effectivement, on peut trouver des évolutions. Je vous donne peut-être un exemple…

YVES CALVI
S'il vous plaît !

SEBASTIEN LECORNU
Transition écologique, on voit bien que sur le climat aujourd'hui il y a un consensus dans le pays, on n'a pas entendu d'ailleurs beaucoup de propos climato-sceptiques, ce n'est pas le sujet. En revanche, on voit bien qu'il n'y a pas de consensus sur le rythme sur les mesures opérationnelles à prendre…

YVES CALVI
J'allais vous dire, je rappelle que ça a démarré avec le diesel quand même cette affaire !

SEBASTIEN LECORNU
Oui mais justement, c'est bien ce que je vous dis, c'est pour ça que je repars par-là. Personne n'a dit « la planète on s'en fout », les gens ne disent pas ça, nos concitoyens en tout cas je n'ai pas l'impression qu'ils disent ça. Ils disent juste « on n'est pas d'accord avec le rythme ou la force des mesures qui peuvent être prises.

YVES CALVI
Pardonnez-moi… alors ce qui est sûr, c'est qu'on a entendu notamment sur RTL, qui tendait son micro à ceux qui étaient dans la rue et pas les plus excités : écoutez, la transition écologique c'est très bien mais pour l'instant on a des problèmes de fins de mois.

SEBASTIEN LECORNU
Bien sûr, c'est la fin du mois versus la fin du monde. Je pense qu'il faut débattre des deux parce que quand on va dans l'Aude après les inondations, quand vous allez chez nos concitoyens de Saint-Martin ou de Saint-Barthélemy en Outre-mer qui ont connu des difficultés majeures liées à des grandes intempéries, des grands phénomènes climatiques, croyez-moi le réchauffement climatique c'est une réalité concrète. Donc une fois de plus, il faut gérer les contraintes et il faut partager bien évidemment les différentes contraintes qui s'imposent à nous tous.

YVES CALVI
Un tout petit retour en arrière, vous venez de nous dire : finalement les choses sont assez claires, on relève les doléances, on les synthétise et le président à partir de cette matière va faire des propositions tout à fait concrètes. Mais au moment où nous parlons, qui s'occupe physiquement de relever ce que nous disent… ce que vous disent les Français ?

SEBASTIEN LECORNU
Alors une fois plus deux phases. Dans la phase libre et souple, actuellement, c'est notamment les associations d'élus qui le font, par exemple l'association des maires ruraux de France le font…

YVES CALVI
Je vais dans ma mairie, je prends le cahier…

SEBASTIEN LECORNU
Exactement, vous voyez chez moi typiquement un Vernon, le cahier est installé depuis hier soir… ça sera fait demain, Gisors ça sera fait demain également pour prendre des exemples concrets dans mon département. La semaine prochaine, avec Jean-Michel BLANQUER parce qu'il est ministre des associations également, on sera dans les Alpes pour justement réunir les maires qui ont ouvert ces cahiers de doléances, ça c'est la première phase. Et puis ensuite dans la grande phase si j'ose dire, mi-janvier, mi-mars c'est là où au Chantal JOUANNO, c'est là où le président de l'Assemblée nationale, le président du Sénat et le Premier ministre vont constituer ce Comité opérationnel à l'échelle nationale, pour s'assurer que l'organisation du débat public se fait bien, selon justement les précisions que chef de l'Etat va apporter dans sa lettre. C'est une construction lente et patiente parce qu'une fois de plus, moi j'organisais des débats dans ma commune quand j'étais maire à Vernon…

YVES CALVI
Oui mais qui choisit les débats…

SEBASTIEN LECORNU
Justement, les cahiers de doléances vont permettre…

YVES CALVI
…Pour tout le monde.

SEBASTIEN LECORNU
Typiquement, si vous prenez les premiers cahiers de doléances et de ce qu'il en ressort, la justice sociale est le premier item, la justice fiscale est le 2e item et la justice territoriale est le 3e item. Le point commun entre ces 3 thèmes, c'est bien sûr la justice. Ca typiquement, ce sont des choses concrètes qui commencent à ressortir. Mais je ne vais pas vous apprendre qu'entre Noël et le jour de l'An, bien évidemment les choses étaient plus calmes et donc c'est véritablement cette semaine aussi que nous reprenons évidemment le contact avec tous les maires, pour bâtir justement ce cahier des charges en quelque sorte.

YVES CALVI
Un certain nombre des gilets jaunes affirme aujourd'hui que finalement, ce grand débat national est un piège politique pour tenter de noyer d'autres sujets. Que leur répondez-vous ?

SEBASTIEN LECORNU
Je n'y crois pas, c'est un procès d'intention, c'est un procès d'intention, je ne vois pas ce qui peut laisser penser à ça ou dire cela. Donc je ne peux pas vous dire mieux, après si les gens ne croient pas au dialogue, c'est un autre débat et qu'ils le disent clairement.

YVES CALVI
Et vous pensez que cette mise en place est une réponse à la hauteur des attentes de ceux qui ont manifesté…

SEBASTIEN LECORNU
Je pense que la réponse déjà était une réponse sur le fond et, notamment, sur le pouvoir d'achat, elle a été apportée au mois de décembre dernier. Il y a eu plus de 10 milliards d'euros bien évidemment quelque part donnés aux Français, notamment à celles et ceux qui travaillent. Mais effectivement sur la forme, c'est courageux de la part du président de la République que de se lancer dans ce genre de débat, parce que c'est inédit, mais ça montre aussi la considération que l'on donne à chaque citoyen français. Chaque citoyen français a sa part dans la transformation du pays et il faut pouvoir en discuter et en dialoguer.

YVES CALVI
Est-ce que ça ne montre pas à quel point le pouvoir d'Emmanuel MACRON a été menacé et mis en cause en fait à mi-mandat, la grande question qui est posée c'est : comment continuerez-vous à réformer le pays, puisque c'est le projet réaffirmé (je le rappelle) par le président de la République lors de ses voeux, et ce pourquoi vous avez été élus !

SEBASTIEN LECORNU
Mais le grand débat n'exclut pas le changement, regardez ce que fait Gérald DARMANIN sur le prélèvement à la source, regardez le décret qui a été pris sur la lutte contre la fraude à l'assurance… au chômage et à l'assurance chômage. On voit que les choses avancent quand même de l'autre côté, on voit bien aussi que la démocratie représentative, elle connaît une crise depuis maintenant 10 ou 15 ans, pardon mais le score des extrêmes, le vote blanc, l'abstention, tout ça ne date pas du début du quinquennat d'Emmanuel MACRON. Et oui, un an et demi après le début du quinquennat si un débat permet de donner de l'oxygène, de réajuster les choses, de trouver des consensus, de trouver des solutions nouvelles pour avancer et continuer à réformer ce que je souhaite et ce que nous ne ferons, il faut le faire. Un exemple sur mon ministère peut-être, pardon mais si le débat est utile… enfin si les maires sont utiles au débat, il faut évidemment que le débat soit utile aux maires. Les maires réclament des mesures de simplification dans leur vie quotidienne, dans la gestion de leur mandat de leur municipalité, de leur collectivité, il faut que ce débat permette aussi de sortir une trentaine de mesures par exemple de simplification dans leur vie quotidienne. Typiquement, il faut aussi sortir des choses utiles et concrètes, en tout cas je le ferai.

YVES CALVI
En règle générale, comme beaucoup de Français ils réclament surtout des sous pour faire vivre leur commune…

SEBASTIEN LECORNU
Pas que ça, pas que ça, j'ai été maire, pas que ça.

YVES CALVI
Alors un référendum sur des questions institutionnelles, on en parle depuis quelques jours, c'est intéressant, il pourrait même avoir lieu en même temps que les élections européennes.

SEBASTIEN LECORNU
Aucune décision n'a été prise à ce stade.

YVES CALVI
Est-ce que vous à titre personnel, vous y êtes favorable, est-ce que vous pensez que c'est une bonne idée ?

SEBASTIEN LECORNU
Le référendum en bon gaulliste, ça dépend de la question que l'on souhaite poser. En tout cas redonner la parole au peuple, évidemment que c'est une bonne chose, moi je suis gaulliste, donc la pratique du référendum est quelque chose qui me va bien. Mais là aussi…

YVES CALVI
…Dangereuses ?

SEBASTIEN LECORNU
Non, il ne faut jamais se méfier du peuple et de nos concitoyens. Le référendum, c'est une expression populaire reconnue par la Constitution, dans un cadre légal. Donc par définition, c'est un bon outil et plusieurs présidents de la République ont eu recours au référendum. Je ne sais pas ce qu'Emmanuel MACRON décidera, en tout cas la réalité c'est que ça dépend de la question que l'on pose.

YVES CALVI
Voilà ! Tout le monde sait que c'est un risque potentiel pour tout président de la République et, donc, pour Emmanuel MACRON aujourd'hui après une crise sociale qui a quand même été extrêmement grave et qui a bloqué le pays pendant plusieurs semaines. Mais l'idée ce serait de dire qu'on peut poser un certain nombre de questions à partir du moment où elles sont au moins 2, 3 ou 4, ça ne se transformerait pas à ce moment-là en un référendum anti-président de la République, c'est une idée qu'on doit en tout cas retenir évaluer et à laquelle il faut réfléchir ?

SEBASTIEN LECORNU
En tout cas, il ne faut pas la repousser, mais une fois de plus il ne faut pas non plus la préempter parce qu'il ne faut pas casser la dynamique du débat. Le chef de l'Etat l'a dit lors de ses voeux, on peut débattre de tout, donc tout est à débattre, y compris la potentialité d'un référendum.

YVES CALVI
Le temps file vite, dernière question Sébastien LECORNU, en tout cas dernier thème d'intervention, maintenir la hausse des prix des péages au 1er février, est-ce que c'était vraiment nécessaire dans le contexte que nous venons de connaître ?

SEBASTIEN LECORNU
C'est des décisions qui ont été déjà prises et il faut savoir avancer.

YVES CALVI
Il n'y aura aucune mesure d'aménagement…

SEBASTIEN LECORNU
Je suis ministre des Collectivités territoriales, je ne suis pas le ministre des Transports…

YVES CALVI
Mais justement, vous êtes ministre des Collectivités territoriales et vous savez à quel point c'est justement nécessaire dans nos territoires de se déplacer…

SEBASTIEN LECORNU
Si vous interrogez le ministre des Collectivités territoriales…

YVES CALVI
Sur nos routes et aussi…

SEBASTIEN LECORNU
On a besoin d'infrastructures et, donc, on a besoin de les financer, ça c'est la réponse du ministre des Collectivités territoriales. Je ne suis pas ministre des Transports, en tout cas des décisions ont été prises, moi je les assume.

YVES CALVI
On a compris qu'a priori il n'y aurait pas de… en tout cas vous ne pèserez pas sur les sociétés d'autoroutes pour que ces augmentations n'aient pas lieu. J'imagine que vous n'êtes pas rentré au gouvernement pour affronter les 8 semaines qu'on vient de vivre. Qu'est-ce que vous en tirez ?

SEBASTIEN LECORNU
Si, il faut être… pour le coup transformer un pays qui ne l'a pas été en plus parfois depuis de nombreuses années, c'est forcément difficile, ça demande beaucoup d'humilité, beaucoup de respect dans ce que nos concitoyens réclament…

YVES CALVI
Vous n'avez pas été respectueux, le président n'a pas été respectueux ?

SEBASTIEN LECORNU
Si, mais je pense qu'on gagne toujours à être le plus humble possible lorsqu'on gouverne notre pays, en tout cas c'est ce que nous nous employons à faire.

YVES CALVI
Merci beaucoup Sébastien LECORNU.

SEBASTIEN LECORNU
Merci Yves CALVI.

YVES CALVI
Je rappelle que vous êtes ministre en charge de nos collectivités territoriales aujourd'hui. Merci d'être venu prendre la parole sur l'antenne de RTL. Bonne journée à vous.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 7 janvier 2019

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