Interview de M. Didier Guillaume, ministre de l'agriculture et de l'alimentation, avec Radio Classique le 10 janvier 2019, sur le Grand débat national, la fiscalité et sur le quinquennat d'Emmanuel Macron. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Didier Guillaume, ministre de l'agriculture et de l'alimentation, avec Radio Classique le 10 janvier 2019, sur le Grand débat national, la fiscalité et sur le quinquennat d'Emmanuel Macron.

Personnalité, fonction : GUILLAUME Didier, DURAND Guillaume.

FRANCE. Ministre de l'agriculture et de l'alimentation;

ti :

GUILLAUME DURAND
Merci de venir, car la situation n'est pas simple pour le gouvernement, vous êtes ministre de l'Agriculture, on va parler évidemment de votre domaine ce matin, mais nous allons parler de la situation générale. C'est vrai que le Premier ministre a dit qu'on allait savoir qui allait organiser, personnalité et organisation, le débat public lundi, et le débat public qui commence mardi, ça paraît quand même assez stupéfiant.

DIDIER GUILLAUME
Non, mais les bases sont déjà là, les thèmes ont été préparés par le gouvernement, il y en a quatre, la fiscalité, la démocratie, les institutions, bref, et puis après il y a les thèmes que les Français voudront aborder, sur lesquels ils voudront discuter dans les débats. Donc, il y aura des personnalités morales irréprochables, qui seront là pour regarder…

GUILLAUME DURAND
Oui, mais qui, vous avez une idée ce matin ?

DIDIER GUILLAUME
Ah mais c'est le Premier ministre qui va faire ça, il l'annonce lundi, on va attendre lundi…

GUILLAUME DURAND
Mais vous pensez que c'est possible d'organiser un grand débat national en révélant simplement lundi, à la veille du débat, qui va s'en occuper ? Parce qu'il faut non seulement une personnalité, mais il faut une institution, ce n'est pas quelqu'un qui va faire ça tout seul dans son coin.

DIDIER GUILLAUME
Oui, mais la Commission nationale du débat public a commencé à travailler sur l'organisation de ce débat, nonobstant le fait que…

GUILLAUME DURAND
Donc il n'y aurait qu'un problème JOUANNO ?

DIDIER GUILLAUME
Le fait que la présidente ait refusé de l'animer. Le Premier ministre a souhaité que ce débat soit irréprochable, il y aura donc des gens qui vont contrôler la réalité des choses, que ça ne soit pas des gens qui viennent faire de la propagande, mais que chacun puisse parler, et des personnalités morales seront présentées pour assurer que les choses se passent le mieux possible, en toute transparence. Vous savez, la situation que nous vivons, elle est inédite, inédite, ce mouvement, depuis le mois d'octobre, est inédit. Et qu'est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire qu'il y a une souffrance dans le pays, il faut entendre cette souffrance, et il faut que le gouvernement puisse y répondre. Il y a répondu, déjà, de façon forte, avec les annonces du président de la République, à deux reprises, l'arrêt de la taxe sur l'essence, puis les 10 milliards d'augmentation de pouvoir d'achat, ce n'est pas rien, et ça se met en place dès ce mois-ci, dès le début janvier, mais il y aura tout un tas d'autres sujets sur lesquels il faudra répondre.

GUILLAUME DURAND
Nous sommes en direct avec Didier GUILLAUME. Qui a balancé Madame JOUANNO, est-ce qu'elle s'est exclue d'elle-même, est-ce que vous considérez, si c'est elle qui s'est exclue justement de ce débat parce qu'elle ne se sentait pas, qu'elle a fait une faute au regard de la République ?

DIDIER GUILLAUME
Les autorités sont indépendantes, on en pense ce que l'on en veut, est-ce qu'il y en a trop, est-ce qu'il y en n'a pas trop, est-ce que leurs présidents sont trop payés ou pas, c'est…

GUILLAUME DURAND
Vous avez lu la liste dans Le Parisien ce matin.

DIDIER GUILLAUME
Ça ce n'est pas mon problème, mais la Commission nationale du débat public est là pour organiser des débats publics.

GUILLAUME DURAND
Donc elle a fait une faute ?

DIDIER GUILLAUME
Ce n'est pas une succursale du gouvernement, c'est une autorité indépendante, j'y tiens, et elle est irrévocable, le gouvernement…

GUILLAUME DURAND
Donc elle a fait une faute ?

DIDIER GUILLAUME
Oui, je pense que oui, je pense qu'elle aurait dû organiser ce débat comme cela lui a été demandé. Elle veut s'en retirer, elle prend ses responsabilités, ce n'est pas à moi à faire des commentaires. Moi, ce qui m'importe, c'est de m'adresser aux Françaises et aux Français, et de leur dire nous ne pouvons pas continuer aujourd'hui dans les conditions dans lesquelles nous sommes. Nous sommes parfois dans une situation pré-insurrectionnelle, qui est voulue par, peut-être, des organisations politiques d'extrême droite ou d'extrême gauche, mais par des citoyens qui ne se reconnaissent pas dans la démocratie représentative dans la République. Je veux réaffirmer là, en mon nom personnel, au nom du gouvernement, que la démocratie représentative est la base de notre démocratie, qu'un président de la République est élu pour 5 ans, des députés pour 5 ans, quand ça ne plaît pas, on les change au bout, mais pendant le débat ils sont là, et on doit les respecter. Mais le débat qui va s'ouvrir, c'est l'occasion de dire, quasiment à mi-mandat, s'il y a des choses qu'il faut bouger, qu'il faut améliorer, et là le gouvernement l'entendra.

GUILLAUME DURAND
Est-ce que vous considérez qu'il y a eu un couac sur la taxe d'habitation ?

DIDIER GUILLAUME
Non, pas du tout.

GUILLAUME DURAND
Ah bon, vous êtes bien le seul !

DIDIER GUILLAUME
Non, quel couac ? Le président de la République…

GUILLAUME DURAND
D'abord on la met dans le débat cette affaire, savoir qui va payer quoi.

DIDIER GUILLAUME
Non, mais écoutez…

GUILLAUME DURAND
Est-ce que vous pensez que c'est normal qu'on donne finalement la responsabilité aux Français d'assumer une responsabilité qui devrait être responsabilité gouvernementale, voire présidentielle ?

DIDIER GUILLAUME
Mais vous voyez bien la difficulté de ce moment-là, et c'est vraiment ce que vous dites, Guillaume DURAND, et moi j'y réfléchis beaucoup depuis quelques semaines, depuis ce mois d'octobre-là. Si le gouvernement, si les partis politiques, prennent eux-mêmes, seuls, les décisions, on dit qu'ils sont coupés du peuple, et lorsqu'on se retourne vers le peuple, on dit ils devraient prendre leurs responsabilités, ce n'est pas aux Français de décider. Non. Je crois qu'il faut trouver le juste milieu, et je crois qu'il faudra sortir de ce débat différemment de la façon dont nous y sommes entrés. Si à l'issue de ce débat le pays, le gouvernement, l'Etat français, l'administration française, continue à gérer comme il l'a fait, c'est fini, il faut changer, et donc dire aux Français la taxe d'habitation c'était dans le programme d'Emmanuel MACRON, suppression de la taxe d'habitation pour 80 % des Français, c'est une augmentation du pouvoir d'achat immense. Le débat est venu en disant peut-être faut-il l'exonérer pour 100 % des Français. Les Français pourront s'exprimer sur le sujet, il y a débat, c'est ouvert, nous verrons bien, mais les politiques prendront leurs responsabilités.

GUILLAUME DURAND
Quand Laurent WAUQUIEZ, dans Les Echos, dit « finalement ce quinquennat, non seulement est mal parti, mais il est quasiment terminé » - vous me direz qu'il a des problèmes politiques lui aussi, Laurent WAUQUIEZ - « que de toute façon il faudrait remettre toute la fiscalité à plat parce que la fiscalité française est totalement délirante, et que l'économie française va dans le mur », vous lui répondriez quoi ?

DIDIER GUILLAUME
Je lui réponds que c'est un expert, il sait ce que c'est un quinquennat qui a mal démarré et qui s'est terminé dans le mur avec une augmentation des impôts comme jamais, c'est le quinquennat de SARKOZY. On a augmenté les impôts des pauvres et baissé les impôts des riches. C'est inacceptable ce qui s'est passé. D'ailleurs SARKOZY, malheureusement, ou heureusement, peu importe pour lui, il a été balayé.

GUILLAUME DURAND
Enfin, au départ vous avez été aussi sénateur socialiste et vous savez que François HOLLANDE a augmenté la dernière tranche d'une manière considérable.

DIDIER GUILLAUME
Mais j'y viens. François HOLLANDE a fait une réforme fiscale, il a augmenté les impôts du même montant que Nicolas SARKOZY, 19 milliards pour les uns, 19 milliards pour les autres, sauf que Nicolas SARKOZY a baissé, supprimé l'impôt de solidarité sur la fortune, nous nous avons augmenté l'impôt sur les riches, ce n'est pas tout à fait la même chose. Aujourd'hui, ce que veut faire Emmanuel MACRON, c'est une position d'équilibre, c'est tout pour le travail, tout pour l'entreprise, tout doit être mis pour que les entreprises gagnent, et si les entreprises gagnent ce sont les salariés qui gagneront. Et donc, ce qui a été décidé, et moi je veux affirmer, le dire, que l'ISF, l'impôt de solidarité sur la fortune, n'a pas été supprimé par ce gouvernement, il a simplement été changé. Pourquoi ? Nous étions le seul pays au monde à avoir un impôt de solidarité sur la fortune. Il n'a pas été supprimé pour ceux qui ont de l'immobilier, si j'ai trois maisons, quatre maisons, cinq maisons, si j'ai 2 millions d'euros d'argent, je paye l'impôt sur la fortune, par contre si je suis chef d'entreprise et que j'investis dans mon entreprise, je suis exonéré de cet impôt, ça va dans le bon sens.

GUILLAUME DURAND
Et est-ce qu'il y aura à l'intérieur du débat, ce qu'on entend un petit peu partout, à savoir que justement il va y avoir vérification de savoir si justement ces exonérations seront installées dans l'appareil productif ?

DIDIER GUILLAUME
Evidemment, mais ça ce n'est même pas dans le débat, c'est dans les textes de loi et c'est le gouvernement qui va vérifier cela. Evidemment, il faudra évaluer, parce que moi je suis pour l'évaluation. Le CICE a été une très bonne mesure prise par le précédent quinquennat, Emmanuel MACRON était à l'Elysée, aujourd'hui le CICE est supprimé pour le transférer en baisse de charges générale, c'est très important. Il y a trop de charges dans ce pays, on est trop taxé, les Français nous disent, ceux qui sont sur les ronds-points, il y a trop d'impôts…

GUILLAUME DURAND
C'est comme ça que ça a commencé.

DIDIER GUILLAUME
Eh bien il faut faire bouger tout cela.

GUILLAUME DURAND
Mais la responsabilité d'Emmanuel MACRON dans tout ça, vous avez une expérience politique, ça fait des années, je ne dis pas que vous faites ce métier, puisque c'est un engagement plus qu'un métier, la responsabilité d'Emmanuel MACRON elle ne peut pas ne pas exister. Regardez, il a été voir les handballeurs hier, il y avait des manifestants, là il va aller participer à une sorte de tour de France des maires de France, il risque de se retrouver partout avec des syndicalistes de la CGT, des gilets jaunes, on se demande même si ça va pouvoir marcher ce tour de France.

DIDIER GUILLAUME
Mais oui ça va marcher, et très bien.

GUILLAUME DURAND
Comment ça, oui ça va marcher ?

DIDIER GUILLAUME
Bien sûr, parce qu'il va au contact…

GUILLAUME DURAND
S'il y a des manifestations partout ?

DIDIER GUILLAUME
Eh bien il y aura des manifestations, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise. Si certains veulent jouer la démocratie au Loto ou au bonneteau, je leur dis faites ce que vous voulez, prenez vos responsabilités, mais nous, nous ne laisserons pas faire cela. C'est pour ça que le gouvernement, le Premier ministre, ont décidé d'être le plus sévères possible avec les manifestants qui viennent pour casser, nous respectons ceux qui mettent un gilet jaune pour discuter, mais il n'est pas question de laisser faire ceux qui mettent un gilet jaune pour casser. Et le gouvernement sera intransigeant. Si après il y a des manifestants dans tous les déplacements, eh bien il y aura des manifestants dans tous les déplacements pendant des semaines et de mois, mais nous, ce qui nous importe, c'est la réconciliation.

GUILLAUME DURAND
Vous vous rendez compte quand même de l'image que ça donne…

DIDIER GUILLAUME
Mais l'image est détestable.

GUILLAUME DURAND
Non mais attendez, vous vous rendez compte l'image à l'étranger, tous ceux qui voyagent…

DIDIER GUILLAUME
Mais bien sûr.

GUILLAUME DURAND
On donnait l'exemple, au départ de l'arrivée d'Emmanuel MACRON, d'un jeune homme de 40 ans, ou d'un homme jeune de 40 ans, qui avait rénové l'image de la France, et maintenant, dans toutes les télévisions du monde, dans tous les journaux du monde, on voit les gilets jaunes défiler partout, ce qui n'est pas une critique des gilets jaunes, mais on voit une France qui s'affaiblit petit à petit à la vitesse grand V.

DIDIER GUILLAUME
Mais, Guillaume DURAND, c'est justement parce qu'Emmanuel MACRON…

GUILLAUME DURAND
Vous avez l'intention que ça dure longtemps cette affaire-là ?

DIDIER GUILLAUME
C'est justement parce qu'Emmanuel MACRON est un président jeune, qu'il a cassé les codes, que tous les conservatismes ressortent. Je ne parle pas des Françaises et des Français, de la Drôme ou d'ailleurs, qui ont des choses à dire, qui les diront dans le débat, et qui souffrent, qui ont un problème de pouvoir d'achat, qui ont des problèmes de précarité, d'énergie, etc., non, je parle de tous ceux qui veulent rejouer l'élection présidentielle sur le terrain du conflit social…

GUILLAUME DURAND
Vous croyez que c'est ça véritablement l'histoire…

DIDIER GUILLAUME
C'est totalement cela.

GUILLAUME DURAND
Donnez-moi la preuve de ça.

DIDIER GUILLAUME
Je n'ai aucune preuve, mais écoutez, j'entends ce que l'on dit, j'entends ce que disent les uns et les autres, l'extrême droite, l'extrême gauche, il n'y a plus de président, il n'y a plus de gouvernement, le quinquennat est fini, mais enfin…

GUILLAUME DURAND
C'est la question sociale qui est posée.

DIDIER GUILLAUME
Dire que le quinquennat est fini alors qu'il reste 2,5 ans, ce n'est pas sérieux. Moi je soutiens le président de la République, je suis dans ce gouvernement pour faire avancer les choses, pour mettre plus d'équité, pour réconcilier les Français, réconcilier l'urbain et le rural, c'est très important, et leur dire que les choses ne viennent pas toutes de Paris, des élites, mais que nous allons construire notre pacte républicain, le rebâtir, avec le peuple.

GUILLAUME DURAND
Est-ce que l'annulation de la cérémonie classique des voeux, vous connaissez ça depuis des années, c'est une fuite ou une modernité ?

DIDIER GUILLAUME
Mais, on n'est pas obligé de refaire ce qui s'est fait depuis 30 ans, depuis 50 ans, Emmanuel MACRON a choisi de…

GUILLAUME DURAND
Non, mais c'est une fuite ou pas ?

DIDIER GUILLAUME
Ah pas du tout, quelle fuite ? Je ne sais pas, il va faire le tour de France.

GUILLAUME DURAND
La fuite des discours, la fuite des rencontres avec les corps constitués, la fuite des rencontres avec les journalistes.

DIDIER GUILLAUME
A part celles et ceux qui se complaisent d'aller dans les buffets, dans les voeux pour boire une coupe de champagne et manger des toasts de foie gras… très bien.

GUILLAUME DURAND
Donc ça n'a a servi à rien, depuis 50 ans ?

DIDIER GUILLAUME
Je ne sais pas si ça ne servait à rien, enfin il y a des cérémonies de voeux qui sont là. Le président de la République a choisi une autre façon de faire, de faire le tour des régions, d'aller au contact avec les élus, qui sont les représentants du terrain, aller au contact avec les habitants, il en voit, mais enfin c'est le rôle des parlementaires, des députés, et notamment des députés de la majorité qui jouent ce rôle très bien. Et je veux profiter pour dire que, il est inacceptable, là aussi, quand on s'attaque aux députés, ne me dites pas que c'est du débat public de murer la permanence ou la maison d'un député, de mettre le feu à la voiture d'un député parce qu'il est de la majorité, ce n'est pas acceptable. Donc le président va aller au contact de la population, au contact des maires, il va le tour de France.

GUILLAUME DURAND
Dans « Sérotonine », dans son dernier livre, HOUELLEBECQ parle de son meilleur ami - enfin c'est une fiction, attention - qui était éleveur, une grande famille aristocratique en Normandie, et voici cette phrase. Il parle des agriculteurs, je le cite, page 265, et en particulier des éleveurs : « le scandale de la suppression des quotas laitiers revenait comme un impensé obsédant, coupable, dont personne ne revenait ou ne parvenait tout à fait à s'affranchir. Seul le Rassemblement national semblait tout à fait clair sur ce sujet », signé Michel HOUELLEBECQ.

DIDIER GUILLAUME
Je crains qu'il ait raison. Enfin, je crains… les mêmes qui étaient contre les quotas laitiers ont été contre la suppression des quotas laitiers. Aujourd'hui il y a un vrai problème dans l'agriculture française. C'est, un, premier problème essentiel, c'est le revenu de l'agriculteur, aujourd'hui il n'est pas possible que des gens qui travaillent 7/7 jours, qui travaillent 10 ou 15 heures par jour, n'arrivent pas à gagner leur vie, à faire vivre…

GUILLAUME DURAND
Et quand est-ce que ça va augmenter dans la grande distribution ?

DIDIER GUILLAUME
Ecoutez, nous sommes en train de le faire, avec les ordonnances que nous venons de prendre suite aux états généraux de l'alimentation… pas compliquer les choses. Aujourd'hui, le prix de revient de la matière première, produite par l'agriculteur, doit être pris en compte dans le prix d'achat par les industriels et par la grande distribution…

GUILLAUME DURAND
Non, mais c'est une certitude ce matin ?

DIDIER GUILLAUME
Oui, bien sûr.

GUILLAUME DURAND
Vous nous dites ce matin, je suis ministre de l'Agriculture, les grandes enseignes vont augmenter les prix ?

DIDIER GUILLAUME
Aujourd'hui je peux vous dire avec certitude qu'il y a déjà des grandes enseignes qui ont passé des contrats, dans le lait par exemple, dans d'autres secteurs, pour augmenter les prix pour les agriculteurs, oui, et j'en suis très fier, et c'est une responsabilité sociale, sociétale, et citoyenne. Aujourd'hui il faut mieux répartir la valeur des produits et mieux répartir les richesses dans ce pays.

GUILLAUME DURAND
Didier GUILLAUME, ministre de l'Agriculture, était l'invité politique de la matinale.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 11 janvier 2019

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