Interview de M. Julien Denormandie, ministre chargé de la ville et du logement, avec Sud Radio le 16 janvier 2019, sur le Grand débat national. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Julien Denormandie, ministre chargé de la ville et du logement, avec Sud Radio le 16 janvier 2019, sur le Grand débat national.

Personnalité, fonction : DENORMANDIE Julien, ROGER Patrick.

FRANCE. Ministre chargé de la ville et du logement;

ti :

CECILE DE MENIBUS
Bienvenue sur Sud Radio, il est sept heures quarante-deux, c'est « Le petit déjeuner politique » avec Julien DENORMANDIE, ministre auprès de la ministre de la Cohésion des territoires, chargé de la Ville et du Logement.

PATRICK ROGER
Bonjour Julien DENORMANDIE.

JULIEN DENORMANDIE
Bonjour.

PATRICK ROGER
On va revenir longuement dans un instant sur le grand débat et le marathon d'Emmanuel MACRON hier après-midi, quasiment sept heures, six heures quarante. Mais avant ça quand même quelques mots de l'explosion au gaz de la rue de Trévise puisque vous êtes en charge de la Ville et du Logement. Vous étiez dans le quartier dans le 9ème hier, il y a la question du relogement pour environ un millier d'habitants, qu'est-ce que vous pouvez nous dire et nous annoncer ce matin ?

JULIEN DENORMANDIE
D'abord je voudrais avoir une pensée émue pour les Sapeurs-pompiers de Paris, j'étais hier effectivement rue de Trévise, c'est une véritable scène de chaos, de désolation, il faut voir à quel point le quartier a été meurtri. Plusieurs personnes sont malheureusement décédées dont deux pompiers. Vous savez que la devise des Pompiers de Paris c'est « sauver ou périr », ils l'ont encore montré en essayant de sauver des vies, deux d'entre eux ont perdu la leur. Aujourd'hui il y a une urgence, c'est effectivement de pouvoir reloger tous nos concitoyens qui ont été meurtris ou touchés par cette tragédie et donc hier, je vous l'annonce, j'ai mis en place un comité de pilotage avec la Mairie de paris, la mairie du 9ème, tous les services de l'Etat pour qu'une solution adaptée puisse être offerte à tous nos concitoyens qui ont été impactés. Une solution adaptée ça veut dire un relogement d'urgence en attendant de pouvoir retourner dans leur propre logement et puis ça veut dire aussi de trouver des logements de moyen terme pour toutes celles et ceux qui sont durablement loin de leur logement traditionnel.

PATRICK ROGER
Ca concerne combien de personnes ?

JULIEN DENORMANDIE
Aujourd'hui c'est à peu près un millier de personnes, vous l'avez dit, qui ont été impactées et c'est quelques immeubles sur lesquels il y a des expertises en cours pour savoir si oui ou non nous sommes en mesure de pouvoir permettre aux personnes d'y retourner. Il y a au moins six immeubles sur lesquels les études sont en cours avec des experts, avec du matériel qui est dépêché sur place pour faire en sorte de sécuriser au maximum la zone.

PATRICK ROGER
Sécuriser d'un côté et puis aussi financer les rénovations, la prise en charge avec les assureurs, qui va payer ?

JULIEN DENORMANDIE
Il y a effectivement les assureurs qui ont un rôle clé à jouer, hier dans ce comité de pilotage j'ai tenu justement à ce que les assureurs soient présents. Et j'ai mis en place avec la Mairie de Paris, la mairie du 9ème un dispositif pour faire en sorte que toutes celles et ceux qui ont été impactés puissent avoir un lien direct avec les assureurs et que ces assureurs puissent leur apporter des solutions à très court terme, des solutions pour payer les loyers, des solutions pour financer la rénovation. Dans ces cas-là il faut absolument qu'il y ait un accompagnement massif de l'Etat et des collectivités pour accompagner toutes celles et ceux qui sont impactés dans leurs démarches et souvent les démarches des assureurs c'est compliqué. Donc hier on a mis en place, c'est vraiment quelque chose d'important, ce lien direct entre les assureurs et les sinistrés pour qu'une solution adaptée puisse être apportée et que les financements puissent être débloqués très rapidement.

PATRICK ROGER
Et un état aussi du réseau de gaz à Paris mais aussi dans les villes, ça c'est important de l'inspecter…

JULIEN DENORMANDIE
C'est important, il y a une enquête qui est en cours pour savoir exactement qu'est-ce qui s'est passé, la Mairie de Paris tenait des réunions encore hier avec l'ensemble des parties prenantes sur la gestion du réseau gazier. Vous avez tout à fait raison, c'est un sujet important, il faut attendre évidemment les résultats de l'enquête pour savoir exactement ce qui s'est passé lors de cette tragédie.

PATRICK ROGER
Oui, encore un dernier mot, vous allez débloquer des fonds précisément pour ces questions de relogement, etc., d'indemnisation ?

JULIEN DENORMANDIE
Pour le relogement effectivement des fonds sont débloqués, financés par l'Etat et les collectivités.

PATRICK ROGER
Combien, on sait déjà ?

JULIEN DENORMANDIE
Je vais le dire à l'inverse, ce n'est pas une question de fonds, c'est-à-dire qu'évidemment le relogement sera pris en charge, quel que soit le montant l'Etat ou les collectivités seront là pour les financer.

PATRICK ROGER
Vous allez l'évaluer et ensuite vous allez financer.

JULIEN DENORMANDIE
En fait on a déjà des financements dans mon ministère qui sont déblocables instantanément pour financer ces relogements avec les collectivités locales, je voudrais vraiment saluer la qualité des services de la mairie du 9ème et de la Mairie de Paris parce que depuis samedi vous avez des femmes et des hommes qui travaillent matin, midi, soir et la nuit comprise pour pouvoir accompagner nos concitoyens. L'autre élément c'est que les fonds des assureurs puissent être débloqués le plus rapidement possible.

PATRICK ROGER
Oui, là vous faites pression sur les assureurs pour ça.

JULIEN DENORMANDIE
C'est mon rôle.

PATRICK ROGER
Oui, c'est votre rôle. Julien DENORMANDIE, c'était important de parler de ces questions, il y a évidemment l'autre grande question dans l'actualité ce matin, c'est le grand débat, six heures quarante de dialogue avec les maires. Comment vous l'avez trouvé Emmanuel MACRON parce qu'il était un petit peu tendu au début et ensuite on l'a senti beaucoup plus à l'aise, on a retrouvé des airs de la campagne électorale, non ?

JULIEN DENORMANDIE
Oui, je crois d'abord qu'il faut souligner que c'était un événement totalement inédit, jamais un tel exercice n'a eu lieu sous la Vème République, jamais. C'est un événement totalement inédit parce qu'on avait hier vraiment un moment de démocratie, un moment citoyen. Depuis quelques semaines, je crois…

PATRICK ROGER
Citoyen avec des élus, avec des maires, pas avec des citoyens justement, eux ils reprochent de ne pas être dans la salle…

JULIEN DENORMANDIE
J'entends bien mais vous aviez plus de 600 maires qui sont citoyens avant même d'être maires et puis qui représentent les citoyens de leurs territoires. C'était un moment inédit parce que ce moment démocratique je trouve que dans la période il fait profondément du bien. Depuis quelques semaines, quelques mois, c'est parfois la République, parfois la démocratie républicaine qui a été mise à mal et hier on a eu un vrai, beau et grand moment de démocratie, de débat. On avait un Président de la République qui non seulement écoutait mais qui en plus entendait. Sur ce débat moi j'ai tout entendu…

PATRICK ROGER
Il est temps qu'il se mette à entendre, non ?

JULIEN DENORMANDIE
Moi je le connais depuis très longtemps le Président de la République, je peux vous dire que cette posture d'écoute c'est quelque chose qui le caractérise depuis très longtemps. Hier, alors qu'on nous disait que le débat ne pourrait pas marcher, que tous les sujets ne pourront pas être abordés, qu'il n'y aurait pas beaucoup de participations, que ce serait violent, hier on a eu tout le contraire, on a eu un vrai débat avec six heures cinquante de réunion, aucun sujet tabou, des réponses très précises apportées par le Président de la République à l'ensemble des questions. Donc moi j'ai vu un président à l'écoute, très précis et vraiment dans cette démarche inédite d'un grand débat pour tout le monde.

PATRICK ROGER
Oui, c'est vrai. Julien DENORMANDIE, vous qui connaissez bien le chef de l'Etat, il a dit « pas de tabous » mais en même temps il avait dit « il y a des lignes rouges qu'on ne peut pas franchir sur des choses qui ont été votées ». On a eu l'impression que par exemple sur l'ISF hier il tourne autour et qu'il a envie de faire bouger les choses quand même, non ?

JULIEN DENORMANDIE
Il a été très précis là-dessus, vous savez, il a une méthode, la méthode c'est de dire quand on met en place des dispositifs, quand on met en place des mesures il faut les évaluer et en fonction de l'évaluation on corrige, si ça ne marche pas suffisamment bien on corrige la mesure pour faire en sorte qu'elle marche mieux. L'ISF c'est exactement ça, la même loi, on ne le dit pas suffisamment, la même loi qui a voté la transformation de l'ISF en un impôt sur la fortune immobilière, la loi a précisé que le dispositif devra être évalué, on a fait en sorte que la loi elle-même le dise. Donc hier il l'a rappelé, il l'a rappelé sur l'ISF, il l'a rappelé sur d'autres mesures en disant que tout ce qu'on faisait évidemment il faut que ce soit évalué et en fonction de l'évaluation soit on amendera, soit on modifiera, soit on accélérera.

PATRICK ROGER
Donc ce qui veut dire qu'il n'y a pas de tabou et que l'ISF peut être revu comme les 80 km/h…

JULIEN DENORMANDIE
Sur les 80 km/h là aussi il a été très clair, il a dit « est-ce que oui ou non cette mesure fait sens ? Est-ce que oui ou non ça permet de sauver des vies ? Est-ce que oui ou non ce serait démagogique de dire on arrête tout et en même temps d'aller voir les familles des victimes en disant qu'on allait tout arrêter ? » En revanche, il indique aussi que peut-être il y a des solutions locales, intelligentes à trouver, pragmatiques pour adapter la mesure, il a été très ouvert sur ces sujets-là !

PATRICK ROGER
C'est ce qu'il aurait fallu faire il y a un an, Julien DENORMANDIE, avec le recul, honnêtement, non ?

JULIEN DENORMANDIE
Moi ça fait 20 mois que je suis au Gouvernement, je peux vous dire que cette méthode je l'ai depuis 20 mois. Alors après j'entends ici ou là que ça n'est pas suffisant, qu'il fallait plus le montrer, en tout état de cause aujourd'hui vraiment moi j'invite tous nos concitoyens à participer à ce grand débat, c'est un événement inédit, c'est un vrai moment de démocratie et ça montre aussi la méthode de ce Gouvernement qui n'est pas simplement de discuter, pas simplement d'entendre mais aussi d'écouter et d'en tirer les conclusions, le débat doit être un débat utile, c'est ça notre promesse, c'est ça notre engagement.

PATRICK ROGER
Julien DENORMANDIE, est-ce que ce sera un débat aussi direct avec des citoyens et des Gilets jaunes notamment et pas seulement avec des élus, des maires ?

JULIEN DENORMANDIE
Totalement, aujourd'hui le Président de la République a lancé ce grand débat avec 600 maires, il le fera à nouveau dans le Lot à la fin de la semaine…

PATRICK ROGER
A Souillac, on sera en direct Sud Radio vendredi, oui.

JULIEN DENORMANDIE
Exactement mais ce débat vise aussi à pouvoir être fait directement avec des citoyens, n'importe quel citoyen peut même organiser son propre débat. A partir de maintenant on met en ligne sur un site granddébat.fr l'ensemble du kit comme on dit pour que chacun et chacune puisse organiser un débat localement, qu'il soit maire, qu'il soit responsable associatif, qu'il soit simple citoyen. Des ministres comme moi on va aller partout sur le terrain pour participer à ces débats, moi j'irai par exemple beaucoup dans les quartiers prioritaires de la ville.

PATRICK ROGER
Oui parce que justement les quartiers prioritaires on a l'impression qu'ils étaient exclus un peu en quelque sorte de ce grand débat qui tournait davantage autour des zones rurales ou des villes moyennes et un peu moins des quartiers, vous nous annoncez ce matin que ça va concerner également les quartiers ?

JULIEN DENORMANDIE
Je vous l'annonce que ça va concerner les quartiers et j'appelle même toutes celles et ceux qui travaillent ou qui vivent dans les quartiers à participer à ce débat. J'étais samedi dernier par exemple avec plus de 200 familles vivant dans différents quartiers de France pour avoir une discussion de trois heures très libre sur tous les sujets. Il y a énormément de choses sur lesquelles il faut qu'on avance encore plus vite dans les quartiers et ce grand débat permet de mettre en avant les difficultés au quotidien de nos concitoyens dans les quartiers, des solutions qu'on peut co-construire, des solutions nouvelles sur lesquelles aller plus rapidement. Je dirai même, vous savez, dans les quartiers la notion même de débat c'est quelque chose qu'on a mis en place depuis fort longtemps, il y a des structures formidables, les conseils citoyens, les centres sociaux qui pratiquent ce débat au jour le jour. Moi j'irai à leurs côtés pour leur dire « allons-y ensemble, faisons ce grand débat dans les quartiers ».

PATRICK ROGER
Est-ce qu'on pourra même aborder, Julien DENORMANDIE, les questions de communautarisme dans les quartiers parce qu'on sait que c'est une préoccupation quand même majeure de beaucoup d'habitants ?

JULIEN DENORMANDIE
Hier, je crois que ça l'a démontré, aucun sujet n'était tabou, ce que je dis par là c'est que le grand débat ce n'est pas un grand défouloir, on a un certain nombre de valeurs totalement intangibles, on a…

PATRICK ROGER
Ça passe aussi un peu par ça quand même, non ?

JULIEN DENORMANDIE
Vous savez, on l'a vu, il y a certaines personnes qui disaient « est-ce qu'on peut revenir sur des avancées sociales, le mariage pour tous ou d'autres choses à l'issue de ce grand débat ? » Evidemment non, on a un socle républicain, on a des acquis sociaux, des avancées sociales sur lesquelles nous ne reviendrons pas. Après, quand vous faites un débat la parole est libre, chacun y va avec ses convictions, parfois qui peuvent choquer, heurter mais chacun y va avec ses convictions, chacun dit ce qu'il a envie de dire. Les conclusions du débat ensuite seront totalement transparentes, les conclusions seront remises de manière totalement transparente pour faire en sorte que le Gouvernement puisse s'en saisir et prendre des décisions.

PATRICK ROGER
Y compris donc sur des questions qui peuvent choquer…

JULIEN DENORMANDIE
Ce n'est pas parce qu'une personne tient des propos choquants qu'ensuite le Gouvernement va dire puisqu'untel a pris de telles positions choquantes il va en tirer des conclusions qui va dans ce sens », évidemment non, évidemment non ! Encore une fois il y a des principes, des valeurs qui sont intangibles, tout ce qui concerne le socle républicain, tout ce qui concerne les acquis sociaux nous n'y reviendrons évidemment pas. Mais je crois que toutes celles et ceux qui nous écoutent le savent très bien, le comprennent et aspirent à cela.

PATRICK ROGER
Oui. Un mot sur le sondage ce matin Ifop-Fiducial justement Sud Radio sur les intentions aux européennes, La République en Marche reste à 23 %, le Rassemblement national est derrière vous et s'il y avait une liste des Gilets jaunes elle serait à 7,5, comment vous accueillez ce sondage, cette enquête ?

JULIEN DENORMANDIE
Je me méfie toujours des sondages mais je crois qu'il y a plusieurs enseignements en tout état de cause qui est une tentative de récupération de ce mouvement par au moins deux leaders politiques que sont Jean-Luc MELENCHON et Laurent WAUQUIEZ qui ont tenté, tenté, tenté et on voit, je crois que le sondage le montre, à quel point malgré ces tentatives les Français ne sont pas dupes de cela. Après, deuxième élément ce sondage montre aussi que ce mouvement contestataire qu'on a connu lors des élections présidentielles de 2017 ce mouvement contestataire parfois cette crainte, ce sentiment de déclassement perdure dans notre pays et c'est justement par le biais de ce grand débat et par la volonté de ce Gouvernement de continuer à transformer qu'il faut lutter contre ces mouvements contestataires.

PATRICK ROGER
Oui. Est-ce que ça passe aussi toujours par des petites phrases qui peuvent provoquer d'Emmanuel MACRON, « il y a des gens en situation de difficulté que l'on va davantage responsabiliser parce qu'il y en a qui font bien et il y en a d'autres qui déconnent » ?

JULIEN DENORMANDIE
Je ne sais pas ce qui choque le plus dans cette phrase, si c'est l'utilisation du mot « déconner » par un président de la République je peux comprendre que ça choque le mot, on a un président de la République qui a son franc-parler, qui est direct, on lui reproche de temps en temps d'être trop à l'écart, dès qu'il parle de manière un peu familière on lui fait aussi ce reproche, on a un président de la République qui n'a pas ces filtres-là. Mais sur le fond cette petite phrase on n'a pris que la fin de la phrase, on n'a pas pris le début où dans le début il parle de mieux accompagner, de considérer toutes ces personnes en difficulté dans la pauvreté et de les responsabiliser, je crois que sur le fond là aussi tout le monde partage cela. Donc il faut avoir là aussi raison garder entre le commentaire du mot et le commentaire du fond.

PATRICK ROGER
Le mot de la fin, Julien DENORMANDIE, justement avec Cécile de MENIBUS…

CECILE DE MENIBUS
Moi je vais vous parler de cette lettre du Président MACRON, il est prévu qu'elle soit envoyée à tous les Français, le problème c'est que ça va coûter quand même un petit peu d'argent, on parle entre cinq et 10 millions d'euros, est-ce que c'est vraiment nécessaire aujourd'hui, en ce moment ?

JULIEN DENORMANDIE
Je m''en excuse mais je n'ai pas l'information si la lettre est envoyée par voie postale à tout le monde.

CECILE DE MENIBUS
Oui, oui, par voie postale, il est prévu qu'elle le soit.

PATRICK ROGER
Ça pourrait, oui.

JULIEN DENORMANDIE
Je n'ai pas l'information mais ce qui est sûr c'est que c'est important qu'à un moment donné le Président de la République puisse avoir ces échanges directs avec l'ensemble des Français. Au moment où vous avez l'ère des réseaux sociaux, l'ère de l'information qui parfois est tronqué par des « fake news » ou pas je crois qu'une communication directe entre les Français et les citoyens est de temps en temps très importante pour remettre les choses bien au clair et faire en sorte que chacune et chacun puisse en son âme et conscience si je puis dire prendre connaissance des propositions du Président de la République et de la méthode nouvelle, cet exercice encore une fois inédit. Moi s'il n'y avait qu'une seule chose sur laquelle je voudrais insister ce matin c'est vraiment d'appeler tous nos concitoyens quel que soit leur territoire, les territoires ruraux mais aussi quartiers, mais aussi métropoles à participer à cet exercice démocratique. Il faut vraiment avoir en tête que notre démocratie a toujours vécu d'élection en élection où on ne donnait la parole aux citoyens qu'au moment des élections et après il n'y avait plus cette parole qui était suffisamment mise en avant. Là le Président de la République propose cet exercice inédit pour écrire l'acte 2 du quinquennat, redonner la parole aux citoyens par ce grand débat national, participons-y quel que soit notre territoire où nous habitons et je crois qu'il y a beaucoup de propositions intéressantes qui commencent déjà à émerger.

CECILE DE MENIBUS
Il est convaincu et un invité surprise pour vous.

LAURENT DELAHOUSSE
Salut Julien, c'est Laurent DELAHOUSSE, ravi de rencontrer enfin mon alter ego, tu es le Macron Boy, je suis le Nioniotte Man. Certains de tes collègues te qualifient même de trop mignon exactement tout pareil que moi. Mais on critique aussi ton côté gentil et lisse, alors je vais te poser une question qui fâche, le matin tu utilises plutôt un après-shampooing au jojoba ou aux algues ?

JULIEN DENORMANDIE
Merci beaucoup Laurent pour tous ces commentaires, je crois que je suivrai votre conseil, j'imagine que vous avez un avis sur la question !

LAURENT DELAHOUSSE
Pareil que vous vu qu'on est alter ego.

CECILE DE MENIBUS
Et parce qu'ils se valent bien !

PATRICK ROGER
Voilà, le ministre Julien DENORMANDIE était l'invité ce matin de Sud Radio.

JULIEN DENORMANDIE
Merci à vous !


Source : Service d'information du Gouvernement, le 17 janvier 2019

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