Interview de M. Mounir Mahjoubi, secrétaire d'Etat au numérique à France Culture le 24 janvier 2019, sur la mobilisation des gilets jaunes et leurs revendications. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Mounir Mahjoubi, secrétaire d'Etat au numérique à France Culture le 24 janvier 2019, sur la mobilisation des gilets jaunes et leurs revendications.

Personnalité, fonction : MAHJOUBI Mounir.

FRANCE. Secrétaire d'Etat au numérique

ti :


GUILLAUME ERNER
On va parler de démocratie et de démocratie numérique. Seul membre du gouvernement à revendiquer une forme d'empathie avec les gilets jaunes, Mounir MAHJOUBI s'est distingué par sa volonté d'aller leur parler, vous vous êtes déplacé sur leur terrain, Mounir MAHJOUBI bonjour.

MOUNIR MAHJOUBI
Bonjour.

GUILLAUME ERNER
Vous êtes secrétaire d'Etat au Numérique. On va évoquer, avec vous, à la fois votre portefeuille, autrement dit le secrétariat d'Etat au Numérique, et les gilets jaunes, car les deux sont tout à fait indissociables, mais tout d'abord j'aimerais que vous nous expliquiez, Mounir MAHJOUBI, comment vous avez décidé d'aller à la rencontre de ces gilets jaunes qui sont, a priori, des gens hostiles au gouvernement auquel vous appartenez.

MOUNIR MAHJOUBI
Vous avez raison de le rappeler, ça passe - tout commence, et souvent dans ma vie - par Internet. C'est-à-dire qu'il y a eu la première mobilisation vers la mi-novembre, avec une incompréhension, parce que finalement on a vu qu'ils étaient très nombreux, alors je regarde sur Internet et je découvre un événement Facebook où je vois plusieurs centaines de milliers de personnes. Et puis je vois des petits groupes, beaucoup plus locaux, où là on s'organise de façon très pratique, « demain ce sera de 17h30 à 19h50, on se donne rendez-vous là, si on n'est pas là ne vous inquiétez pas, c'est qu'on sera au rond-point d'à côté », et puis je vois qu'en fait il y en a des centaines de événements comme ça, et puis de jour en jour je vois qu'il y en a des milliers. Et puis je vois que certains groupes deviennent très très gros, et je vois que certains producteurs de vidéos, quand je dis producteurs c'est certains internautes gilets jaunes, qui réalisent des vidéos chaque jour, attirent plusieurs centaines de milliers de personnes par soir sur leurs vidéos.

GUILLAUME ERNER
Vous en parlez aux autres membres du gouvernement ?

MOUNIR MAHJOUBI
Evidemment nous en parlons, évidemment…

GUILLAUME ERNER
Qu'est-ce qu'ils vous disent ?

MOUNIR MAHJOUBI
Nous essayons chacun d'apporter une analyse, sociologique, politique, sur ce qui est en train d'arriver, et moi j'apporte une analyse très pragmatique de ce que j'ai regardé, entendu, dans la vidéo de la veille.

GUILLAUME ERNER
Alors, qu'est-ce qu'ils vous répondent, Mounir MAHJOUBI, les autres membres du gouvernement ?

MOUNIR MAHJOUBI
Ça dépend, chacun avec son expertise et son métier, ceux plus penchés sur la sécurité abordent avec moi les sujets de sécurité, ceux…

GUILLAUME ERNER
Oui, il y a beaucoup de gens branchés sur la sécurité dans le gouvernement.

MOUNIR MAHJOUBI
Il y en a deux dont c'est le métier, donc c'est normal, donc on en a parlé. Mais ce que j'ai trouvé passionnant…

GUILLAUME ERNER
Mais est-ce que le gouvernement a été hors-sol ? Je veux dire, vous, vous en êtes rendu compte…

MOUNIR MAHJOUBI
Non, j'ai bien compris que votre question, vous voulez que je vous réponde que mes collègues sont hors-sol.

GUILLAUME ERNER
Non, pas forcément, je veux que vous me répondiez la vérité évidemment, Mounir MAHJOUBI.

MOUNIR MAHJOUBI
Non, mes collègues ne sont pas hors-sol, chacun a regardé, et a découvert à ce moment-là, on est au mois de novembre, ce mouvement, avec la perspective qui est la sienne. Ceux qui ont été informés par les fonctionnaires de leurs administrations, qui sont au contact des personnes, ont cette vision-là, ceux qui ont été informés par les médias traditionnels, ont la vision des médias traditionnels, qui, rappelons-le, à mi-novembre, ici comme toutes les autres maisons, ont été tous dans l'interrogation face à ce qui se passait, et donc ce n'était pas clair. Avant que les gens comprennent que certains faisaient 400.000 vues par soir, on a mis du temps. Et donc, ce qui j'ai trouvé passionnant c'est de voir ces communautés se former, alors ça ne veut pas du tout dire que j'étais d'accord avec eux. L'un d'entre eux par exemple, Maxime NICOLLE, « Fly Rider », on est d'accord sur rien, pourtant je regarde ses vidéos chaque soir parce que je trouve que, en parlant chaque soir à 400.000 personnes il a une importance dans ce grand débat et cette grande discussion.

GUILLAUME ERNER
Vous parlez de quoi avec Maxime NICOLLE, qui est l'une des figures connues du mouvement aujourd'hui ?

MOUNIR MAHJOUBI
Vous savez, ça va vous rendre très triste, on n'a pas de relation intime, secrète, tous les deux, c'est-à-dire que, on s'échange des mots très brefs, très courts sur…

GUILLAUME ERNER
Non, mais quels sont les thèmes que vous abordez, puisque j'imagine…

MOUNIR MAHJOUBI
La sécurité, la sécurité. Moi je lui dis « Maxime, vous ne pouvez pas être nuancés sur la sécurité pendant les manifestations et sur les violences pendant les manifestations, exprimez-vous dessus… »

GUILLAUME ERNER
Et sur ses revendications ?

MOUNIR MAHJOUBI
Et sur les revendications on n'a pas eu de débat privé sur le sujet, ce qui pour moi est important c'est lui rappeler l'importance qu'il a chaque soir en parlant à ces centaines de milliers de personnes, et lui dire « attention sur ça, là-dessus on n'est vraiment pas d'accord », mais je lui rappelle aussi, mais à tout le monde, et à tous les autres, que je serai toujours en train d'écouter, toujours en train d'entendre, y compris pour exprimer, de la façon la plus vive, mes désaccords. Mais cette écoute inconditionnelle, elle fait partie de ma vie, elle fait partie de ma personnalité, je crois qu'elle est la seule à nous amener à comprendre plus finement et à « désescalader », parce que c'est ça qu'aujourd'hui vers quoi on doit aller, on doit « désescalader », et la violence, on doit construire ensemble, on doit arriver à une fin qui permette aux Français de redémarrer ensemble.

GUILLAUME ERNER
Alors, vous ne vous en êtes pas tenu, Mounir MAHJOUBI, à des échanges sur Internet avec ces gilets jaunes, vous êtes allé voir une gilet jaune, on vous a suivi avec une caméra, il s'agissait d'une aide-soignante, vous avez passé du temps avec elle. Qu'est-ce que vous avez appris, ou qu'est-ce que vous avez eu l'occasion de voir lorsque vous étiez avec elle ?

MOUNIR MAHJOUBI
Elle s'appelle Céline, nous nous sommes rencontrés sur un plateau télévisé, elle m'a proposé de venir découvrir sa vie, je lui ai dit que j'étais d'accord, et je suis parti la rejoindre à Fréjus pendant une journée, et elle me rejoint aujourd'hui, à Paris, où elle me suivra moi aussi dans une de mes journées de travail. Ce qui était passionnant c'est, son quotidien, ça a été le quotidien de ses patients, mais le soir nous avons ensuite passé du temps avec ses camarades de ronds-points, c'est-à-dire ceux avec qui elle a passé de très nombreuses soirées depuis plusieurs mois, et puis ensuite ses amis et sa famille, pour découvrir une autre perspective. On va se dire les choses. Je suis élu de Paris, j'ai grandi dans une famille pauvre, je suis aujourd'hui plutôt dans un milieu cultivé, aisé, et donc j'ai une vision très forte de ce que le monde très populaire…

GUILLAUME ERNER
Vous avez grandi où Mounir MAHJOUBI ?

MOUNIR MAHJOUBI
A Paris, dans le 12e et le 20e, et le 19e. J'ai une culture très populaire, je sais ce que c'est qu'une famille très populaire, je sais ce que c'est qu'une famille très bourgeoise, mais je vais vous dire une chose, dans ma perspective personnelle, je ne connaissais pas la réalité quotidienne des classes moyennes. Moi, quand j'étais petit, les classes moyennes c'étaient les riches, et maintenant que je suis ici, pour moi c'est toute la France.

GUILLAUME ERNER
Les gens que vous avez vu sur le rond-point à Fréjus, ce sont des gens qui appartiennent aux classes moyennes ?

MOUNIR MAHJOUBI
Oui, ce sont des gens qui ont fait des études, ont un emploi, mais se posent beaucoup de questions pour leur avenir, pour leur famille, et se posent beaucoup de questions aussi pour les pauvres, qui sont autour d'eux.

GUILLAUME ERNER
Pour leur avenir ou pour leur présent ?

MOUNIR MAHJOUBI
Pour l'avenir de leurs enfants, qui est donc leur présent d'aujourd'hui.

GUILLAUME ERNER
Mais, je veux dire par là-, est-ce que ces gens-là, puisque c'est ce que l'on voit en tout cas dans les reportages, beaucoup d'entre eux ont des problèmes de fin de mois, aujourd'hui.

MOUNIR MAHJOUBI
Ils ont des problèmes de fin de mois aujourd'hui, mais ces problèmes de fin de mois ce sont ceux qui vous empêchent de vous projeter vers l'avenir, c'est ceux qui font que vous avez peur pour vos enfants, que vous vous dites que vos enfants ne vont pas faire d'études, c'est ceux qui vous disent que vous ne progresserez pas en termes professionnel, que vous n'arriverez pas à avoir la prochaine formation, ce sont toutes ces inquiétudes-là qui font le quotidien de beaucoup, beaucoup de Français. Et ce que j'ai trouvé important, et notamment avec Céline, c'est que Céline elle me raconte sa vie, de maman célibataire, où le divorce s'est mal passé, où c'est compliqué les fins de mois alors qu'elle a un job, qu'elle travaille 55 heures par semaine, que la vie est dure pour elle, elle est intense, elle a quand même une rémunération, mais à la fin des fins elle a du mal avec sa fille. Et ça, ça c'est une parole qu'il faut qu'on soit capable d'entendre, et après il faut qu'on trouve des solutions. Ce sujet des familles monoparentales, porté simplement par le salaire d'une mère, c'est un sujet qu'on n'a jamais su vraiment traiter en France, et qui pourtant aujourd'hui devient de plus en plus un sujet présent dans le quotidien.

GUILLAUME ERNER
Alors, je vais vous embêter à nouveau, je vous ai demandé si le gouvernement était hors-sol, vous n'avez quand même pas l'impression, Mounir MAHJOUBI, que votre gouvernement a donné l'impression de très peu s'occuper de cette France-là depuis qu'il est au pouvoir, on s'est beaucoup occupé des premiers de cordée.

MOUNIR MAHJOUBI
Je ne suis pas du tout d'accord avec votre affirmation, mais par contre est-ce que ça a pu être perçu comme ça, oui. Mais rappelons notre mission, rappelant pourquoi nous avons été élus, rappelons ce que nous faisons depuis 1,5 an. Notre mission, ce qu'on s'est donné pour mission, devant les Français, c'est de permettre à chacun de choisir sa vie, et choisir sa vie c'est pouvoir trouver un emploi. Eh bien ces emplois il faut les créer. On a voulu créer des emplois, pour qu'il y ait plus d'emplois, partout sur le territoire, plus d'emplois partout en France, pas que dans les grandes métropoles, permettre à chacun de se former quand on est très loin de la formation, et permettre, dans toutes les familles pauvres, où le problème du quotidien c'est le logement, où le problème du quotidien c'est de se réchauffer, le problème du quotidien c'est de se nourrir, de venir les aider, les accompagner, c'est ça le pacte que nous avons construit. On ne peut pas dire qu'on est déconnecté, mais, est-ce que parfois, dans notre langage on a pu être perçus comme distants, perçus comme méprisants, je ne vais pas vous dire ce matin que ce n'est pas le cas puisque des millions de Français nous le disent, donc il faut qu'on change une façon, en partie, de parler, une façon en partie d'écouter, ou même parfois, je l'ai déjà dit, en partie d'être.

GUILLAUME ERNER
Qu'est-ce qui vous a permis dans votre trajet de mieux comprendre ce qui est aujourd'hui le quotidien de Céline, donc cette aide-soignante que vous avez côtoyée, qu'est-ce qui a fait sens, parce que bon, vous, dans votre jeunesse, vous veniez d'une famille modeste, et cela vous aurez fourni des clés pour mieux comprendre les trajets de ces gens qui sont sur les ronds-points ou qui sont tout simplement mécontents de la politique menée par le gouvernement, Mounir MAHJOUBI ?

MOUNIR MAHJOUBI
Mon trajet ou pas, mais, ce qui m'a ému la première fois, c'est quand j'ai vu une aide-soignante, sur un plateau télé, prendre la parole et expliquer quels étaient ses problèmes, pour moi c'était quasiment la réalisation d'une vie. c'est-à-dire que j'ai construit mon implication syndicale, politique, dans l'idée de redonner une voix à ceux qui n'étaient pas entendus, je me suis construit moi-même en me disant j'ai quand même l'impression qu'il y a une partie des Français qui se disent que ce n'est pas pour eux de parler fort, qu'ils vont beaucoup subir, et moi je me suis construit dans le refus de cette soumission, et de me dire « je ne souhaite pas subir et je ne veux pas que ces voix faibles ne soient pas entendues. » Et là, dans ce moment, je vois ces voix, que je n'avais jamais vues sur les plateaux, que les Français n'entendaient pas à la radio, émerger, parler, fort.

GUILLAUME ERNER
Quand même, on a fait beaucoup, il y a une émission, par exemple sur France Culture, « Les pieds sur terre », qui retrace la vie de tous les Français, et notamment de ces Français qu'on dit invisibles, mais auxquels on tend souvent le micro sur France Culture.

MOUNIR MAHJOUBI
Vous savez que votre radio est connue pour la volonté de recherche de tous ces publics, je vous rappelle, néanmoins, que vous ne représentez pas, encore, encore, l'audience majoritaire dans ce pays…

GUILLAUME ERNER
Effectivement, nous avons encore un réservoir de croissance, comme on dit.

MOUNIR MAHJOUBI
Et que sur les grandes audiences, que sur les grands plateaux, ou ceux que l'on voit régulièrement, ces voix-là étaient, elles, invisibles.

GUILLAUME ERNER
Ces voix étaient invisibles, mais il y a aussi d'autres voix qui se sont faites entendre à la faveur de cette crise, Mounir MAHJOUBI, avec des propos très durs, haineux, à l'encontre par exemple d'Emmanuel MACRON. Votre réaction par rapport à ce discours, qui est lui aussi indissociable de cette colère.

MOUNIR MAHJOUBI
Je vais vous le dire, ma très grande écoute va aussi avec une très grande fermeté, je n'accepte jamais, ni dans les discussions physiques, ni sur Internet, la violence, l'insulte, et donc moi je fais le tri, parmi les gilets jaunes, sur la violence contre le président, elle m'empêche de dialoguer. Aujourd'hui notre ennemie c'est la violence.

GUILLAUME ERNER
Votre interprétation… oui, mais d'un autre côté, il n'y a pas de conflit social sans violences…

MOUNIR MAHJOUBI
Moi je ne suis pas d'accord avec vous, il y a des conflits social sans violence, il y a différentes manières de se mobiliser…

GUILLAUME ERNER
…Un peu chez les Bisounours.

MOUNIR MAHJOUBI
Mais pas du tout, vous savez, faire une grève ce n'est pas forcément la violence. La violence qui consiste à insulter, la violence qui consiste à détruire, la violence qui consiste à abuser, et je dirais même la violence qui consiste à bloquer un pays, ça ce n'est pas nécessaire. Il y a des mouvements, des grands mouvements dans notre histoire, qui sont passés sans violence.

GUILLAUME ERNER
Pourquoi Emmanuel MACRON, Mounir MAHJOUBI, suscite-t-il autant de haine, ce qu'on ne voyait pas avec François HOLLANDE ou avec Nicolas SARKOZY, il y a un niveau étonnant, comment vous l'interprétez ?

MOUNIR MAHJOUBI
Je ne veux pas entrer dans une interprétation, parce que moi je ne la vois pas, je ne dirais pas que, Emmanuel MACRON a provoqué un plus grand niveau de violence, on pourra aussi dire qu'il a provoqué un plus grand niveau d'adhésion de ceux qui le soutiennent.

GUILLAUME ERNER
Vous ne voulez pas vous mouiller.

MOUNIR MAHJOUBI
Ce n'est pas que je ne veux pas me mouiller, c'est que je vous dis qu'aujourd'hui le grand enjeu ce n'est pas de savoir s'il y a de la haine ou pas de la haine, c'est qu'il faut arrêter la violence, être plus à l'écoute, et retourner sur un chemin où on construit ensemble. Si on n'écoute pas, de notre côté, comment voulez-vous que les violences de l'autre côté baissent ? Si les violences de l'autre côté ne baissent pas, comment voulez-vous qu'on écoute ? Aujourd'hui, moi, mon chemin c'est une main tendue chaque jour, sur Internet, sur les plateaux, partout où je vais, à travers la France, je serai à Tours cet après-midi, mon seul message, c'est, il faut « désescalader » sur la violence et il faut qu'on écoute plus. Si chacun fait ce chemin, je vous assure qu'on…

GUILLAUME ERNER
« Désescalader » la violence, Mounir MAHJOUBI, ce n'est pas un but en soi, le but c'est d'essayer d'apporter une réponse à cette colère, et si vous apportez une réponse à cette colère, il y aura moins de violence. La violence elle…

MOUNIR MAHJOUBI
Non, non, attendez, je ne suis pas d'accord avec vous, il faut que les violences cessent pour qu'on puisse apporter ces réponses. C'est-à-dire qu'aujourd'hui la violence c'est ce qui nous empêche de parler, et c'est cette violence qui doit absolument cesser, et nous il faut absolument, dans le même temps, que nous soyons à l'écoute et que nous ayons du répondant.

GUILLAUME ERNER
Alors, on va continuer à évoquer votre regard sur la crise, Mounir MAHJOUBI, la manière également dont le numérique a joué un rôle, et dont votre travail, au secrétariat d'Etat au Numérique, peut continuer à influer sur le lien social, le retisser au travers du grand débat qui est en train de naître, mais en attendant il est 8h00 sur France Culture.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 4 février 2019

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