Interview de M. Olivier Dussopt, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'action et des comptes publics, avec Sud Radio le 24 janvier 2019, sur le grand débat national, les élections européennes et sur la réforme de la fonction publique. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Olivier Dussopt, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'action et des comptes publics, avec Sud Radio le 24 janvier 2019, sur le grand débat national, les élections européennes et sur la réforme de la fonction publique.

Personnalité, fonction : DUSSOPT Olivier, ROGER Patrick.

FRANCE. Secrétaire d'Etat à l'action et aux comptes publics;

ti :

CECILE DE MENIBUS
C'est le « Petit déjeuner politique » d'Olivier DUSSOPT, qui est secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics

PATRICK ROGER
Bonjour Olivier DUSSOPT.

OLIVIER DUSSOPT
Bonjour.

PATRICK ROGER
Vous êtes l'un des hommes du jour, parce que vous discutez cette semaine avec les syndicats de fonctionnaires, on va en parler dans un instant, et puis vous partez dans quelques minutes accompagner Emmanuel MACRON pour le troisième Grand débat. C'est dans la Drôme, quasiment chez vous, l'homme de l'Ardèche. Alors, ça va se dérouler à huis-clos, qui est-ce qui est convié tout à l'heure, comment ça va se passer ?

OLIVIER DUSSOPT
Le président de la République a souhaité aujourd'hui rencontrer des présidents d'associations d'élus, le président de l'Association des maires de l'Ardèche, de la Drôme, de tous les départements d'Auvergne-Rhône-Alpes, les présidents des maires ruraux aussi, pour représenter les communes de plus petite taille, et puis les préfets et un certain nombre d'élus, comme le maire de Valence, la présidente du département de la Drôme ou le président de la région. L'objectif est…

PATRICK ROGER
Mais là, ça ne sera pas un grand meeting. Je dis « grand meeting » volontairement, parce que c'est ce que certains dans l'opposition dénoncent, ils disent « des meetings de campagne ».

OLIVIER DUSSOPT
Ce n'est pas parce que l'opposition le dit que c'est vrai.

PATRICK ROGER
Non.

OLIVIER DUSSOPT
C'est même le moins que l'on puisse dire. Par contre il s'agit…

PATRICK ROGER
Mais ça ressemblait quand même à des meetings, vous êtes d'accord Olivier DUSSOPT.

OLIVIER DUSSOPT
Non, il s'agit de rencontres avec les maires, avec plusieurs centaines de maires à chaque fois, qui avaient des questions et des interpellations. Après deux rencontres dans un format assez conséquent avec 500, 600 maires, le président a souhaité, à l'occasion de cette journée, avoir l'occasion d'un peu plus de temps pour des questions, non pas plus précises, mais qui méritent quelques développement et nous sommes, nous serons pardon, dans un format, lors de ce déjeuner, qui permet des échanges plus approfondis.

PATRICK ROGER
Ah ben oui, lors de ce déjeuner, il y aura un certain Laurent WAUQUIEZ qui est élu de votre région. Ça va être leur première rencontre, qu'est-ce que vous en attendez, vous ? Parce que Laurent WAUQUIEZ il avait quand même sonné l'alerte sur le 80 km/h et puis le pouvoir d'achat, à l'automne dernier.

OLIVIER DUSSOPT
C'est à Laurent WAUQUIEZ de dire ce qu'il voudra dire au président de la République. Il aurait pu lui dire avant, il aurait pu dire avant, puisque tant le président de la République…

PATRICK ROGER
Mais il l'avait dit lors d'interviews…

OLIVIER DUSSOPT
Vous avez dit vous-même à l'instant que c'était leur première rencontre…

PATRICK ROGER
Oui, c'est vrai.

OLIVIER DUSSOPT
Et tant le président de la République que le Premier ministre ont organisé extrêmement régulièrement des rencontres avec les présidents de région et jusqu'à présent il est vrai qu'il n'y participait pas.

PATRICK ROGER
Il ne voulait pas ?

OLIVIER DUSSOPT
C'est à lui qu'il faut poser la question, mais en tout cas il n'était jamais là, et donc il a fait le choix, et c'est très bien, d'être présent lors du déjeuner, ça sera l'occasion d'un échange entre eux, un échange républicain, puisque le président de la République a cette particularité c'est qu'il respecte tous les élus de ce pays, tous les Français de manière générale, et ce sera l'occasion d'un échange avec tous.

PATRICK ROGER
Il a vraiment du respect pour Laurent WAUQUIEZ ?

OLIVIER DUSSOPT
Il a du respect pour tous les Français.

PATRICK ROGER
Moi, quand j'ai vu les interviews du président de la République, et puis de Laurent WAUQUIEZ, ils n'ont pas l'air de s'apprécier plus que ça quand même.

OLIVIER DUSSOPT
Ils ne sont pas toujours d'accord et visiblement tout le monde le sait, Laurent WAUQUIEZ défend des positions qui sont très souvent minoritaires, et donc ça implique du clivage, ça implique du débat, il a aussi ce caractère qui est extrêmement clivant et parfois même isolant pour lui.

PATRICK ROGER
A propos de Laurent WAUQUIEZ, et du coup des européennes puisqu'il est en train aussi de composer sa liste, il y aura une liste des Gilets jaunes, on l'a appris hier soir. C'est une bonne chose ou pas selon vous ?

OLIVIER DUSSOPT
C'est d'abord la démocratie et nous sommes plusieurs à avoir dit depuis le début de ce mouvement, que lorsque des hommes et des femmes dans ce pays ont des revendications, veulent porter un projet pour le pays, la meilleure façon de l'exprimer c'est de participer aux élections. J'ai vu comme tout le monde l'initiative prise par certains Gilets jaunes hier soir d'annoncer une liste, j'ai aussi vu dans la soirée encore ce matin que ça ne faisait visiblement pas l'unanimité parmi eux, y compris sur la ligne défendue et sur ce qu'on pourrait appeler le casting. Ce n'est pas la première fois que des figures émergent et qu'elles se font maigrir sinon marginaliser en tout cas taper dessus.

PATRICK ROGER
Olivier DUSSOPT, vous en tant que ministre, vous trouvez que c'est plutôt une bonne chose, quoi, pour la démocratie…

OLIVIER DUSSOPT
Pour la démocratie et si ça permet l'expression d'une conviction à l'occasion d'un moment démocratique, parce que ça permet aussi de rappeler et de souligner que nous avons l'immense chance d'être dans un pays démocratique, dans une République qui autorise chacune et chacun à porter ses idées et à les défendre dans le meilleur cadre qui soit, c'est-à-dire les élections, parce que les élections c'est avant tout un moment de confrontation mais au sens le plus noble du terme, sans la violence, sans les invectives, c'est simplement un débat et c'est très bien comme cela.

PATRICK ROGER
Quand on regarde aussi les européennes et des intentions de vote, vos anciens amis du PS, vous avez vu, ils sont au fond du trou, quel regard vous portez ?

OLIVIER DUSSOPT
Un regard à la fois triste et sans surprise, mais moi ce qui m'intéresse aujourd'hui c'est de faire en sorte que dans cette élection européenne, la voix des progressistes et la voix de la France soient défendues. La voix des progressistes elle est incarnée par Emmanuel MACRON, elle est incarnée par la majorité présidentielle. La voix de la France elle sera portée efficacement par la majorité présidentielle, c'est la seule chose qui me préoccupe.

PATRICK ROGER
Et dans ce cadre-là, est-ce qu'il doit y avoir d'autres républicains qui doivent vous rejoindre ? Parce qu'on sait qu'ils sont un petit peu déchirés entre dans cette famille.

OLIVIER DUSSOPT
Toutes les familles politiques, que ce soit à droite ou à gauche de l'échiquier politique, depuis l'élection présidentielle de 2007, toutes les familles politiques ont explosé. Ce qui démontre l'importance à en termes de refondation politique, de recomposition de la scène politique, de cette élection de 2017. Le Premier ministre dit parfois que la poutre n'a pas fini de travailler, et cette élection européenne le montre encore.

PATRICK ROGER
Donc vous pensez qu'il y aura d'autres…

OLIVIER DUSSOPT
Je pense que…

PATRICK ROGER
Vous lancez des appels, vous par exemple, à ces… est-ce que vous solliciter d'anciens socialistes ou des socialistes actuels pour leur dire : vous revenez avec nous ?

OLIVIER DUSSOPT
C'est plutôt l'inverse qui se passe.

PATRICK ROGER
Ah bon ? C'est-à-dire ?

OLIVIER DUSSOPT
C'est plutôt l'inverse qui se passe, parce que j'ai effectivement des contacts dans un certain nombre de partis politiques et certains disent leur intérêt. Au-delà d'une question purement électorale, parce que là nous parlons d'une élection, nous parlons de listes, et il y a des interrogations qui traversent toute la scène politique, avec de plus en plus d'hommes et de femmes de bonne volonté, attachés à la réussite du pays qui disent aussi il faut que le président de la République réussisse et toutes celles et ceux qui veulent participer à la réussite du président de la République, et donc à la réussite de la France, sont les bienvenus je crois.

PATRICK ROGER
Bon, Olivier DUSSOPT, vous êtes en charge des Comptes publics, à ce titre vous négociez aussi avec les syndicats de fonctionnaires. Sur cette réforme de la Fonction publique, on avait annoncé la suppression de 120 000 postes là vous discutez avec eux, vous ne craignez pas une fronde de fonctionnaires qui vont venir se rajouter à celle des Gilets jaunes, et même de la CGT qui annonce une grève générale au mois de février ?

OLIVIER DUSSOPT
Pardonnez-moi, mais vous faites une erreur que tout le monde fait. La réforme que je porte n'est pas une réforme de quantité. Dans le texte que j'aurai l'occasion de présenter devant le Parlement, il n'y a pas X milliers de postes qu'il faudrait supprimer ou autres. La réforme que je porte…

PATRICK ROGER
Non mais ça c'est un objectif que j'ai cru comprendre dans la campagne électorale d'Emmanuel MACRON.

OLIVIER DUSSOPT
Je vous le confirme, c'est un objectif à échelle du quinquennat, avec un souci permanent qui est de conserver, d'améliorer la qualité des services, partout sur le territoire. Nous le faisons à notre rythme, sans coupes brutales comme ça a pu être le cas par le passé, et puis par ailleurs nous travaillons pour améliorer à la fois la gestion de la Fonction publique et la carrière des agents publics. Il s'agit de donner plus de liberté, à la fois aux employeurs dans les modes de recrutement, mais aussi aux agents publics, dans leur parcours et dans leur carrière, de leur donner de nouveaux droits, nous allons par exemple intégrer dans ce projet de loi toutes les dispositions du protocole qui a été signé par sept syndicats sur neuf, et par les employeurs publics pour l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Nous allons faire en sorte de donner plus d'accès à la formation, plus de possibilités d'évolution professionnelle, et donc c'est important d'avoir dans cette réforme, à la fois des assouplissements qui sont nécessaires dans le cadre et en maintenant le statut de la Fonction publique, pour répondre aux besoins…

PATRICK ROGER
Parce que vous avez vu que c'est au coeur des revendications des Gilets jaunes, beaucoup, mais c'est contradictoire d'ailleurs sur les fonctionnaires.

OLIVIER DUSSOPT
Ce qui est au coeur des revendications des Gilets jaunes et des Français, parce qu'il ne suffit pas de porter un gilet jaune pour être entendu, tous les Français ont un avis.

PATRICK ROGER
Bien sûr.

OLIVIER DUSSOPT
Ce n'est pas la question de la gestion de la Fonction publique.

PATRICK ROGER
D'autant qu'il y a toujours 58 % de soutien, selon un sondage IFOP FIDUCIA ce matin.

OLIVIER DUSSOPT
Ce qui est au coeur des revendications et de la priorité des Français, c'est l'accès aux services publics, c'est le maintien des hôpitaux, nous y travaillons, c'est le maintien des classes, c'est l'accès à des services publics partout sur le territoire. Nous, notre responsabilité, c'est de garantir cet accès et c'est de faire en sorte que les hommes et les femmes fonctionnaires ou contractuels, qui occupent le poste, qui rendent le service public, qui sont au service de leurs concitoyens, avec nous et au service d'une politique que nous mettons en place soient mieux considérés, mieux accompagnés, et que globalement nous puissions mieux gérer tout cela.

PATRICK ROGER
Oui mais alors, Olivier DUSSOPT est-ce que vous allez prendre des décisions avant la fin du Grand débat ou est-ce que vous attendez quand même aussi la fin du Grand débat pour prendre des décisions, notamment sur la Fonction publique ?

OLIVIER DUSSOPT
Cela a été précisé hier lors du Conseil des ministres. Nous allons présenter un avant-projet de loi aux instances…

PATRICK ROGER
Au mois de mars.

OLIVIER DUSSOPT
Nous allons le présenter avant aux instances de représentation, dans lesquelles siègent des syndicats qui ont été renouvelés, puisqu'il y a eu des élections internes à la Fonction publique, le 6 décembre dernier. Parallèlement il y a un grand débat et ensuite, fin mars, le texte sera examiné par le Conseil des ministres, ce qui nous laisse le temps, si c'est nécessaire…

PATRICK ROGER
Eh bien oui, mais fin mars, ce sera à peine terminé le Grand débat.

OLIVIER DUSSOPT
Oui, mais nous en…

PATRICK ROGER
Est-ce qu'il ne faudrait pas retarder un petit peu ?

OLIVIER DUSSOPT
Je ne crois pas, pour deux raisons. La première, c'est que nous travaillons avec…

PATRICK ROGER
Imaginez qu'il y ait un grand référendum autour de la Fonction publique par exemple.

OLIVIER DUSSOPT
Nous travaillons avec les organisations syndicales depuis février 2018, cela fait un an avec tous les syndicats, avec des points d'accord et des points de désaccord. Il y a un grand débat, si au cours du Grand débat des questions apparaissent sur la gestion de la Fonction publique, nous aurons le temps de les intégrer dans le texte qui sera présenté au Conseil des ministres du 27 mars. Mais je reviens à ce que vous avez dit il y a un instant. Ce qui va je pense mobiliser les Français dans le Grand débat, c'est l'accès au service public, et je le disais, les écoles, les hôpitaux. Je ne suis pas convaincu, mais peut-être que je me trompe, que les questions relatives à la compétence des commissions administratives paritaires, aux moyens et aux outils juridiques pour encadrer la mobilité ou la promotion dans telle ou telle catégorie d'agents de la Fonction publique, soit au coeur des débat, non pas que ça ne soit pas important, c'est fondamental pour la gestion et pour la vie des 5,5 millions d'agents publics. Mais je crois véritablement que nous avons se débat avec les agents publics, avec les employeurs publics, il avance, nous y travaillons, je ne suis pas convaincu que dans les priorités des Français à l'occasion du Grand débat nous soyons sur des considérations de gestion des ressources humaines, nous serons sur des considérations d'accès au service public.

PATRICK ROGER
D'accès au service public. Mais l'objectif de suppression sur le quinquennat de 120 000 postes est toujours en cours ou pas ?

OLIVIER DUSSOPT
C'est un objectif que nous poursuivons, qui a été fixé par le président de la République, nous le faisons progressivement, et de deux manières, à la fois au sein des services de l'Etat…

PATRICK ROGER
Mais est-ce que vous allez réussir à le tenir, là ?

OLIVIER DUSSOPT
A la fois au sein des services de l'Etat…

PATRICK ROGER
Il y a beaucoup de gens qui se demandent, parce que beaucoup de réformes sont en stand-by.

OLIVIER DUSSOPT
Mais vous savez, il y a beaucoup de gens, notamment dans les oppositions, qui ne se posent pas de questions, qui souhaitent jusque que nous échouions. Et nous, nous travaillons à réussir. Il y a un 'objectif fixés par le président de la République, qui concerne la Fonction publique d'Etat, nous y travaillons au rythme des réorganisations, en mettant en oeuvre à la fois des réorganisations et des modernisations, pour nous permettre de dégager des marges. Les collectivités y participent, parce que nous connaissons les comptes des collectivités, notamment pour 2018, et les efforts que les collectivités locales ont fait en matière de dépenses de fonctionnement…

PATRICK ROGER
Elles doivent encore en faire les collectivités.

OLIVIER DUSSOPT
Attendez, elles en font déjà beaucoup et les objectifs que nous leur avions donnés et que nous voulions partager avec elles, ont été largement tenus en 2018, il faut s'en féliciter, le reconnaître et leur dire. Ça se traduit aussi par des diminutions de postes. Il y a un aspect, un secteur, dans lequel nous ne voulons pas une réduction de postes, c'est le secteur hospitalier, parce que dans la Fonction publique hospitalière les rythmes sont tels qu'il faut accompagner les agents, les protéger, et c'est ce à quoi s'emploie Agnès BUZYN, ma collègue de la santé.

PATRICK ROGER
Alors, il y a la bombe des 35 heures, avec les heures cumulées.

OLIVIER DUSSOPT
Ça n'est pas un problème nouveau, il y a énormément d'heures cumulées, c'est le cas aussi dans la police, ça fait partie des choses que nous devons aborder, traiter, parce que ça prend du temps, c'est complexe, mais c'est un droit et un devoir vis-à-vis des agents.

PATRICK ROGER
Olivier DUSSOPT, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics, le mot de la fin avec Cécile de MENIBUS.

CECILE DE MENIBUS
Vous êtes calme, discret, sans éclats de voix, comparé à Marlène SCHIAPPA qui s'est fait entendre par exemple…

PATRICK ROGER
Ou d'autres.

CECILE DE MENIBUS
J'ai dit « par exemple ». Pas trop compliqué d'exister et de faire émerger vos actions dans ce brouhaha ?

OLIVIER DUSSOPT
Absolument pas, parce que je pense que quand une société est en crise, quand une société est traversée par des tensions comme celles que nous pouvons connaître, quand parfois il y a une forme d'emballement de manière générale, qu'on peut qualifier de médiatique, de politique, etc. Je pense que la meilleure façon de se faire entendre, la meilleure façon d'être compris et d'emmener avec nous les gens les principaux concernés, c'est justement d'être calme, et que parfois le calme et la précision ça fait du bien. Nous avons la chance au gouvernement d'avoir des profils différents, des parcours différents, mais nous avons tous un seul et même objectif, c'est la réussite du président et qu'il tienne, que nous tenions avec lui les engagements pris devant les Français.

PATRICK ROGER
Et Marlène SCHIAPPA, elle a raison d'aller comme ça, coanimer une émission ?

OLIVIER DUSSOPT
Elle a fait ce choix-là, je n'aurais pas été capable de le faire, parce que je n'ai pas le talent qu'elle a pour animer sur ce type d'émission, mais c'est justement parce que nous sommes différents qu'on peut faire des choses aussi extrêmement différentes et variées.

CECILE DE MENIBUS
Mais si, il y a une bête en vous, vous ne le savez même pas ! Et vous avez un invité surprise.

DANY MAURO, IMITANT REGIS LASPALES
Salut Olivier, c'est Régis LASPALES, agent à la SNCF. Au sujet du Grand débat national, tu as déclaré : « Nous espérons des milliers de réunions ». Nous aussi à la SNCF on adore faire des réunions, une réunion pour décider s'il faut faire grève, une réunion pour voter la date de la prochaine grève, on fait même des réunions pour décider si on doit faire d'autres réunions. Il ne faut pas croire, faire des réunions c'est du boulot ; Alors voici ma question : selon toi, une émission chez HANOUNA avec Marlène SCHIAPPA, ça équivaut à combien de réunions ?

OLIVIER DUSSOPT
Ah c'est peut-être à vous qu'il faut envoyer la question.

DANY MAURO, IMITANT REGIS LASPALES
Oui, mais il y en a qui ont essayé de ne pas répondre, ils ont eu des problèmes.

OLIVIER DUSSOPT
La dernière fois que je vous ai rencontré, vous aviez imité François HOLLANDE, et au ton de votre voix à cet instant, j'ai cru que vous aviez recommencé.

DANY MAURO, IMITANT REGIS LASPALES
Ah d'accord. Non, ce n'est pas le même.

CECILE DE MENIBUS
Ce n'est pas le même.

DANY MAURO, IMITANT REGIS LASPALES
C'est ça la surprise. Du coup il n'a pas répondu, t'as vu ?

CECILE DE MENIBUS
Ah il est fort !

DANY MAURO, IMITANT REGIS LASPALES
Ah il est malin !

CECILE DE MENIBUS
Ah il est malin. Il y en a qui ont eu des problèmes.

PATRICK ROGER
Bon, on va le laisser prendre le train, justement, pour aller à Valence, dans la Drôme. Une petite surprise de prévue pour le chef de l'Etat ? Non, parce qu'on sait qu'avec Emmanuel MACRON…

CECILE DE MENIBUS
Tout peut arriver.

PATRICK ROGER
Tout peut arriver, il y a une réunion de prévue et il peut aller ailleurs, non ?

OLIVIER DUSSOPT
Nous avons une rencontre avec les maires, nous avons aussi, nous irons avec lui visiter une structure d'accueil de personnes âgées, qui accueille des Services civiques, et je pense que ça sera dans ces deux moments l'occasion de belles rencontres pour le président de la République.

PATRICK ROGER
Et de rencontres avec pourquoi pas des citoyens, en direct.

OLIVIER DUSSOPT
Tout le monde est citoyen, et je pense que dans la structure que nous allons visiter, ils le sont tous effectivement.

PATRICK ROGER
Merci Olivier DUSSOPT, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Action et des Comptes publics, était l'invité ce matin de Sud Radio.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 4 février 2019

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