Déclaration de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires étrangères, en réponse à une question sur le retour des djihadistes en France, à l'Assemblée nationale le 30 janvier 2019. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires étrangères, en réponse à une question sur le retour des djihadistes en France, à l'Assemblée nationale le 30 janvier 2019.

Personnalité, fonction : LE DRIAN Jean-Yves.

FRANCE. Ministre de l'Europe et des affaires étrangères

Circonstances : Question au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 30 janvier 2019

ti :

Monsieur le Député,


Le gouvernement n'a qu'un seul impératif, la sécurité des Français. C'est cet impératif qui nous a amenés à combattre militairement Daech et c'est ce même impératif qui nous amène à combattre les combattants de Daech, quelle que soit leur nationalité.

Et quand il s'agit de combattants français, ils sont français mais ils combattent la France, donc ce sont nos ennemis. Il faut dire les choses clairement.

Quand on va à Mossoul, au printemps 2015 ou dans l'année 2016, Monsieur le Député, et vous le savez bien, ce n'est pas pour faire du tourisme. Et donc, en l'occurrence, la position du gouvernement français a toujours été que ceux qui ont commis des crimes doivent les expier là où ils les ont commis. Et c'est ce qui se passe en Irak, puisque des Français ont été jugés, condamnés dans ce pays.

Mais en Syrie la situation est plus compliquée, puisque d'abord c'est une partie du territoire qui est toujours en guerre, dans le nord-est syrien, et ensuite parce que l'annonce du retrait américain risque d'entraîner la dispersion de ces terroristes. C'est là le danger, la dispersion, ce qui serait bien pire. Et donc nous nous préparons, ce qu'a dit hier le ministre de l'intérieur à toutes les éventualités, dans le nord-est, parce que c'est notre devoir, y compris à l'éventualité d'une expulsion. Parce que c'est de notre responsabilité de prévoir tous les risques pour la sécurité des Français. Et en l'occurrence, Monsieur le Député, vos chiffres ne sont pas exacts. Ils sont largement surestimés. Sur le nombre de terroristes français présents dans la zone et en ce qui concerne les enfants, je le dis ici aussi, il y a un traitement spécial qui est étudié au cas par cas, en relation avec la Croix-Rouge internationale et sous le contrôle des autorités judiciaires françaises.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 6 février 2019

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