Interview de M. Laurent Nunez, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'intérieur, avec RTL le 1er février 2019, sur le maintien de l'ordre au cours des manifestations de "Gilets jaunes". | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Laurent Nunez, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'intérieur, avec RTL le 1er février 2019, sur le maintien de l'ordre au cours des manifestations de "Gilets jaunes".

Personnalité, fonction : NUNEZ Laurent, MARTICHOUX Elizabeth .

FRANCE. Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur;

ti :

ELIZABETH MARTICHOUX
Merci beaucoup d'être avec nous ce matin sur RTL. Bonjour Laurent NUNEZ.

LAURENT NUNEZ
Bonjour !

ELIZABETH MARTICHOUX
Nous sommes à la veille de nouvelles manifestations Gilets jaunes, 12ème samedi de suite de manifestations. Est-ce que vous allez alléger le dispositif ou est-ce qu'il y aura toujours, par exemple, des blindés qui seront mobilisés ?

LAURENT NUNEZ
Non pas du tout, on ne va pas alléger le dispositif, 12e samedi, des manifestations qui sont annoncées un peu partout en France, à Paris et en province.

ELIZABETH MARTICHOUX
Combien ont été déclarées, pardon ?

LAURENT NUNEZ
Très peu sont déclarées mais certaines, celle de Paris le sera par exemple demain mais ailleurs, elles ne le sont pas forcément et en tout état de cause, déclarées ou pas, maintenant, on voit bien ce qui se passe : à chaque fois, on a des manifestations qui peuvent à peu près bien se dérouler et puis à un moment, ça dégénère parce qu'il y a quelques centaines de casseurs qui sont au milieu et qui viennent provoquer les forces de l'ordre, s'en prendre aux institutions, commettre des violences et c'est la phase où cette manifestation bascule en guérilla urbaine, en attroupement et les forces de l'ordre interviennent à ce moment-là pour mettre fin à ces exactions, mettre fin à ces violences et on s'attend demain à devoir de nouveau intervenir d'où la reconduction d'un dispositif partout en France, à Paris comme en province pour mettre un terme exaction.

ELIZABETH MARTICHOUX
A Paris, combien de policiers mobilisés ?

LAURENT NUNEZ
Partout en France, on aura un dispositif mobilisé exactement comme chaque samedi, on est en train d'affiner la répartition des forces avec le ministre de l'Intérieur en lien avec chaque préfet qui évalue … qui nous fait un certain nombre de propositions au vu donc du risque de participation, de la prévision de participation à ces manifestations mais ce sera de nouveau un dispositif assez exceptionnel où on va projeter sur l'ensemble du territoire national pour renforcer les forces de police et de gendarmerie locale dans chaque ville. Pour renforcer ces effectifs, nous allons projeter des forces mobiles et ce seront à nouveau près d'une centaine d'unités de forces mobiles qui seront mobilisées samedi, ce qui est tout à fait exceptionnel.

ELIZABETH MARTICHOUX
Ça veut dire un étiage autour de 80 000 hommes donc si on reconduit de samedi en samedi le même dispositif, 80 000 hommes.

LAURENT NUNEZ
On tourne autour de ces chiffres de mobilisation chaque samedi, voilà c'est tout à fait exceptionnel mais encore une fois, il faut être prêt, les forces de l'ordre sont prêtes à contenir les violences auxquelles malheureusement nous nous attendons à nouveau.

ELIZABETH MARTICHOUX
L'exception qui commence à devenir la règle, il y a 52 ou 53 samedis dans l'année, on en est au 12e. La fatigue s'est installée ; c'est dans ces cas-là que nous risquons l'accident grave. Vous savez qui dit ça ? Eric MORVAN, le directeur général de la police nationale, il l'a dit à l'occasion d'une réunion au Conseil d'Etat sur les armes LBD, la fatigue s'est installée, c'est dans ces cas-là que nous risquons l'accident grave, est-ce que le dispositif fait prendre des risques aujourd'hui ?

LAURENT NUNEZ
Le dispositif ne fait pas prendre de risque. Eric MORVAN veut dire par là que nos forces sont très mobilisées, qu'elles sont effectivement fatiguées mais je peux vous dire qu'elles sont aussi très déterminées, très motivées pour faire face à ce mouvement d'abord parce que leur mission, c'est de protéger les manifestants, c'est d'abord le rôle premier qu'elles auront demain et puis de mettre un terme aux exactions quand elles se produiront et puis je pense qu'aussi monsieur MORVAN fait clairement référence puisqu'il l'a dit dans le contexte que vous décrivez, il fait aussi référence à l'utilisation de l'armement.

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous les utiliserez demain ?

LAURENT NUNEZ
L'armement intermédiaire sera de nouveau utilisé.

ELIZABETH MARTICHOUX
Les armes LBD ?

LAURENT NUNEZ
Bien sûr, les LBD , toutes les armes intermédiaires, les grenades de désencerclement, les grenades lacrymogènes seront utilisées puisque c'est ce qui nous permet de contenir des exactions, de procéder à des interpellations quand la manifestation bascule en émeutes, en guérilla urbaine. C'est le devoir et c'est ce qu'attendent les Français de nous, les forces de l'ordre interviennent pour y mettre un terme et s'ils n'utilisent pas ces moyens intermédiaires, ils se retrouvent soit au corps à corps avec des individus violents, des individus casseurs, soit ils utilisent leur arme administrative, leur arme de service, c'est ce qui n'est bien évidemment pas acceptable.

ELIZABETH MARTICHOUX
On entend bien dans ce que vous dites que vous voulez répondre à ce que vous pensez être une demande de sécurité des Français mais vous n'êtes pas vous, Laurent NUNEZ, quand même un peu ébranlé dans vos certitudes sur l'utilisation de cette arme ? Elle ne fait pas que repousser les manifestants violents, elle mutile, elle provoque des blessures irréversibles. Est-ce que c'est acceptable ?

LAURENT NUNEZ
Non, je ne suis pas ébranlé. L'utilisation qui est faite des par les forces de l'ordre de ces armes intermédiaires, vous savez, il y a eu plus de 9 000 tirs de LBD, donc l'utilisation qui en est faite, elle est proportionnée, ce sont des personnels qui sont formés, qui sont habilités, ils le font quand il y a des agressions, quand il y a des attaques. Les policiers n'attaquent pas les manifestants, c'est faux ; ils protègent les manifestants. Les policiers viennent mettre un terme aux exactions de casseurs violents et donc non, je ne suis pas ébranlé. Je dis simplement, un blessé c'est toujours un blessé de trop, que ce soit un blessé dans les rangs des policiers ou des gendarmes ou dans les rangs des Gilets jaunes, c'est toujours un blessé de trop mais notre action, elle reste proportionnelle et elle est contrôlée surtout.

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous dites « on ne peut pas s'en passer de cette arme intermédiaire », vous dites ça, les policiers en ont besoin parce que sinon, ce serait, vous avez dit du corps à corps. Si, par exemple, le Conseil d'Etat, on attend sa décision pardon, Laurent NUNEZ en fin de matinée, le Conseil d'Etat qui examine un recours de demande de suspension de l'utilisation de cette arme. Imaginons que le Conseil d'Etat vous impose d'interdire cet usage par les forces de l'ordre, vous serez contraint au corps à corps ?

LAURENT NUNEZ
Pour l'instant, nous n'en sommes pas là. J'attends sereinement cette décision.

ELIZABETH MARTICHOUX
Non mais c'est vous qui avez parlé de corps à corps, c'est pour ça !

LAURENT NUNEZ
S'il n'y a pas d'arme intermédiaire dans une manifestation, effectivement les policiers devront de toute façon s'engager, il y aura des commissions des … il faudra bien intervenir et c'est pour ça que ces armes intermédiaires sont fondamentales, elles permettent de maintenir à distance des manifestants, des casseurs, voire d'aller au contact pour les interpeller sans utiliser de moyens qui sont des moyens pour tuer, sans utiliser l'arme administrative.

ELIZABETH MARTICHOUX
Pour vous, il n'y a pas de débat en tout cas ?

LAURENT NUNEZ
En tout cas, ce débat ne doit pas nous faire oublier, moi je n'ai pas la mémoire courte, je vous renvoie au 1er décembre aux exactions qui ont été commises contre les policiers, exactions extrêmement violentes avec des jets de pavés, de cocktails Molotov, d'acide, de matraques, de battes de base-ball ave un déferlement de violence inouï et donc pour répondre à cette violence, il faut y mettre un terme et nous avons besoin de ces armes intermédiaires.

ELIZABETH MARTICHOUX
Un mot encore le journal L'Opinion se fait les cas l'écho de débats au sein de la police sur l'usage du LBD ; vous avez eu des remontées de policiers qui commencent à dire que ce n'est peut-être pas le meilleur outil ?

LAURENT NUNEZ
Je n'ai pas connaissance de ce débat. Avec Christophe CASTANER, nous rencontrons régulièrement les syndicats de policiers pour discuter justement de la doctrine de maintien de l'ordre, nous avons une discussion avec eux et je peux vous dire que, hormis peut-être quelques organisations qui ne sont pas représentatives, qui parfois ne représentent à peine, on parle de quelques pourcents, voire quelques dizaines de voix mais je peux vous dire que les organisations syndicales représentatives ne remettent pas en cause cet usage.

ELIZABETH MARTICHOUX
Un mot du dossier Jérôme RODRIGUEZ, Gilet jaune qui a été blessé à l'oeil dans le cadre d'une manifestation samedi dernier, voilà ce que vous disiez dimanche sur LCI, Laurent NUNEZ.

LAURENT NUNEZ, DOCUMENT LCI
Je n'ai aucun élément qui me permet de dire qu'il y a eu usage du lanceur de balles de défense à cet endroit-là et qui aurait touché monsieur RODRIGUEZ.

ELIZABETH MARTICHOUX
Bon, il y a eu des nouveaux éléments depuis, vous ne pouvez plus dire ça ?

LAURENT NUNEZ
D'abord, je ne peux plus dire, attendez, il ne faut pas tronquer mes propos quand même ! Donc j'ai dit des choses précises dimanche sur LCI et puis le lundi matin, c'était au stade où je parlais en l'état des informations qui étaient à ma à ma connaissance, j'ai dit un certain nombre de choses en rappelant à chaque fois, en rappelant chaque fois, c'était compte tenu des informations dont je disposais et en rappelant que chaque fois qu'il y avait des investigations judiciaires qui étaient en cours et que je m'en remettais à ces investigations judiciaires. J'ai dit deux choses. La première, c'est que j'ai dit qu'au vu des informations qui étaient en ma possession, nous n'avions pas connaissance de tirs de LBD, qu'un tir de LBD ait pu toucher monsieur RODRIGUEZ au vu des informations qui étaient à ma connaissance, je vous rassure du point de vue là ça n'a pas changé au moment où on se parle. Deuxièmement, j'ai dit qu'au moment où monsieur RODRIGUEZ est blessé, il n'y avait pas eu de tirs de LBD sur cette séquence, voilà ce que j'ai dit en restant toujours très prudent, en disant bien que c'était au vu des informations que j'avais et en restant dans le cadre des investigations judiciaires.

ELIZABETH MARTICHOUX
Il y a de nouveaux éléments.

LAURENT NUNEZ
Il y a eu effectivement un nouvel élément qui a été fourni mercredi : nous avons eu connaissance d'un tir de LBD dont il a été fait usage à ce moment-là ou dans des temps extrêmement proches …

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est-à-dire qu'un policier a rectifié entre guillemets son rapport ! Tous les soirs …

LAURENT NUNEZ
Un policier n'a pas rectifié son rapport ; il y a un policier qui nous a signalé avoir fait usage effectivement de son lanceur de balle de défense à ce moment-là.

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est une information que vous n'aviez pas dimanche.

LAURENT NUNEZ
C'est une information que nous n'avions pas, nous l'avons versée au dossier, nous l'avons immédiatement versée au dossier de l'IGPN pour les investigations judiciaires …

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc il va être entendu ce policier …

LAURENT NUNEZ
En précisant en précisant bien que ce tir n'est pas dirigé dans la direction de monsieur RODRIGUEZ, en le précisant.

ELIZABETH MARTICHOUX
Alors, c'est ce que dit le policier. Il dit « il y a bien eu un tir de LBD à ce moment-là mais ça n'était pas en direction de Jérôme RODRIGUEZ », c'est ça.

LAURENT NUNEZ
C'est ce que dit le policier et c'est ce qu'on voit sur un certain nombre de vidéos, c'est en tout cas la vérité, elle sortira des investigations judiciaires qui sont en cours, ça ne sortira pas de propos qu'on peut tenir dans les médias, de conférences de presse et autres. La vérité, elle sortira des investigations judiciaires en cours.

ELIZABETH MARTICHOUX
Justement quand est-ce qu'on saura parce que c'est vrai qu'il faut faire la transparence le plus vite possible, c'est-à-dire c'est une exigence démocratique ? Cette incertitude qui pèse est embarrassante et nourrit tous les fantasmes. Quand est-ce qu'on aura la vérité ?

LAURENT NUNEZ
L'exigence démocratique, c'est qu'une justice conduise ces investigations sereinement, puisse entendre l'ensemble des protagonistes, examiner l'ensemble des vidéos et je vais un peu plus loin : l'exigence démocratique, c'est de ne pas tronquer les propos d'un haut responsable politique, d'un membre du gouvernement en prenant des morceaux de phrases. Vous savez dans le monde des Gilets jaunes , la fake news et les affabulations diverses et variées ont vraiment le vent en poupe et quand on relate, quand on retrace des propos d'un responsable politique en ne faisant pas état des précautions qu'il a prises pour annoncer ce qu'il disait, je crois qu'il faut parfois aussi être responsable partout, y compris dans les médias.

ELIZABETH MARTICHOUX
Les caméras-témoins que Christophe CASTANER et vous-même avez annoncées pour accompagner l'utilisation des LBD, vous en êtes où de la mise en oeuvre ?

LAURENT NUNEZ
Elles ont été mises en oeuvre samedi dernier, l'ensemble des tirs de LBD qui n'ont été faits, par exemple à Paris, que dans les endroits où il y a eu vraiment des exactions très violentes, tout a été filmé, c'est en cours d'exploitation pour un certain nombre de tiers qui peuvent être litigieux, elles seront d'ailleurs bien évidemment versées au dossier judiciaire.

ELIZABETH MARTICHOUX
Quand Charles Amédée de COURSON dans l'hémicycle fait un parallèle avec Vichy en évoquant la loi anticasseurs, la disposition qui permet aux préfets d'interdire les manifestants qui ont été repérés, c'est aussi une fake news ?

LAURENT NUNEZ
D'abord, la loi qui est en cours de discussion va nous permettre d'écarter un certain nombre d'individus casseurs …

ELIZABETH MARTICHOUX
Qui sera votée mardi.

LAURENT NUNEZ
Qui sera votée mardi, on y retourne avec Christophe CASTANER tout à l'heure à l'Assemblée pour en débattre ; elle permet d'écarter des manifestants, des casseurs violent voilà. Monsieur de COURSON qui est un homme modéré comme chacun sait, j'y vois quand même une petite pointe d'outrance, de provocation dans ses propos. Je crois que cette loi, c'est tout le contraire ; je crois que monsieur de COURSON et d'autres n'ont pas compris ce qui se passe en ce moment. Cette loi, elle vise à écarter des adorateurs du régime de Vichy ; c'est plutôt ça, c'est plutôt dans ce sens-là que je veux lire …La référence au régime de Vichy pardon mais nous avons aussi des adorateurs du régime de Vichy qui sont parmi les casseurs violents et nous cherchons à les écarter.

ELIZABETH MARTICHOUX
Des adorateurs du régime de Vichy chez les Gilets jaunes !
Les statistiques de la délinquance ont été publiées il y a quelques heures Laurent NUNEZ, les chiffres sont globalement stables. Dans le détail, il y a deux faits marquants, le premier souligne justement ce contexte de violence très spectaculaire des manifestations : + 237% d'incendie volontaire de biens publics depuis les manifestations du 17 novembre jusqu'à la fin de l'année, 87 % de dégradation, de destruction de biens publics, 28% de dégradations de véhicules etc. C'est tout à fait exceptionnel et évidemment, ça confirme l'idée qu'on se fait de la radicalité de ce qui s'est passé en France ?

LAURENT NUNEZ
Oui, alors d'abord effectivement les chiffres de la délinquance ont été rendus publics hier. D'abord, ces chiffres sont plutôt bons sur un certain nombre de ….

ELIZABETH MARTICHOUX
Moins de cambriolages, moins de vols avec violence.

LAURENT NUNEZ
Moins de vols avec violence qui a été pendant de nombreuses années, ça a été très problématique, la baisse se poursuit donc on est bien évidemment très satisfait. Une inquiétude sur les violences sexuelles mais on sait que la libération de la parole a entraîné de nombreuses plaintes.

ELIZABETH MARTICHOUX
Là aussi, des hausses spectaculaires, vous l'expliquez par l'effet « Meetoo », l'effet WEINSTEIN ?

LAURENT NUNEZ
Il y a surtout un effet de la libération de la parole où les personnes, les victimes de violences sexuelles osent, vont porter plainte, c'est important, on a fait beaucoup d'efforts et oui, vous avez raison de souligner que sur certains items, on y voit un effet mouvement Gilets jaunes notamment les dégradations ou, j'insiste, les atteintes aussi aux personnes dépositaires de l'autorité publique.

ELIZABETH MARTICHOUX
Laurent NUNEZ, donc les policiers dont vous parliez tout à l'heure et que vous dirigiez, maintenant dont vous avez la tutelle au gouvernement. Document dû à MEDIAPART, on entend Alexandre BENALLA parler avec son ami Vincent CRASE le 26 juillet alors qu'ils sont mis en examen, qu'ils ont interdiction de se parler, ils violent le contrôle judiciaire. Décidément Laurent NUNEZ, celui qui avait la confiance totale pleine et entière du président la méritait-il vraiment ?

LAURENT NUNEZ
Ecoutez, moi, je n'ai pas de commentaire franchement à faire sur ces révélations …

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais c'est un feuilleton qui dit quoi ?

LAURENT NUNEZ
Vous avez raison, c'est un feuilleton médiatique, il y a eu aussi un épisode parlementaire.

ELIZABETH MARTICHOUX
Médiatique seulement ?

LAURENT NUNEZ
Ces éléments seront livrés à la justice !

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est un feuilleton politique, Laurent NUNEZ !

LAURENT NUNEZ
Il y a des investigations judiciaires et nous verrons ce qu'il en ressort, s'il y a eu violation de contrôle judiciaire ou pas voilà moi je ne me prononce pas sur ces dernières révélations.

ELIZABETH MARTICHOUX
Ça vous inspire quoi ? De la lassitude ? De la crainte à chaque fois qu'un nouvel épisode ?

LAURENT NUNEZ
On voit bien qu'on a une dérive individuelle, il y a un individu, voilà, on a une dérive individuelle. Je n'ai pas d'autre commentaire à faire. La justice est saisie, nous verrons.

ELIZABETH MARTICHOUX
Est-ce que la prestigieuse BRI porte une ombre maintenant à son tableau après la condamnation à 7 ans de prison hier de deux policiers condamnés pour viol ?

LAURENT NUNEZ
Non, écoutez, je n'ai pas de commentaire à faire sur cette décision judiciaire, il y a deux hommes qui ont été sanctionnés hier. La BRI, c'est une brigade d'élite de la préfecture de police de Paris. Vous savez à Paris, c'est la brigade qui réalise toutes les interventions difficiles, délicates dans le cadre d'interpellations ; c'est aussi cette même brigade qui est chargée d'assurer une intervention quand il y a des attentats en cours, elle a montré toutes ses qualités professionnelles notamment en 2015. Donc voilà la BRI, elle a bien évidemment, on ne peut pas juger un service par rapport aux comportements individuels de quelques-uns.

ELIZABETH MARTICHOUX
Merci beaucoup Laurent NUNEZ d'avoir été ce matin sur RTL.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 7 février 2019

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