Déclaration de Mme Nathalie Loiseau, ministre des affaires européennes, en réponse à une question sur le secteur de la pêche dans la perspective du Brexit, à l'Assemblée nationale le 5 février 2019. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de Mme Nathalie Loiseau, ministre des affaires européennes, en réponse à une question sur le secteur de la pêche dans la perspective du Brexit, à l'Assemblée nationale le 5 février 2019.

Personnalité, fonction : LOISEAU Nathalie.

FRANCE. Ministre des affaires européennes

Circonstances : Question au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 5 février 2019

ti :
Merci Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Monsieur le Député,


Vous avez raison, le secteur de la pêche est un des secteurs prioritaires pour nous dans la perspective du Brexit. Nous sommes à moins de 60 jours du départ du Royaume-Uni de l'Union européenne, et au moment où nous parlons, nous ne savons pas encore si ce départ se fera sur la base d'un accord ou d'une absence d'accord.

En cas de ratification de l'accord de retrait, nous avons devant nous deux ans de période de transition, pendant laquelle le Royaume-Uni s'est engagé à négocier avec l'Union européenne un nouvel accord de pêche. C'est le seul secteur sur lequel le Royaume-Uni a pris un engagement aussi ferme, pour la fin du premier semestre 2020.

En cas d'absence d'accord, vous l'avez dit, le Royaume-Uni devient Etat tiers, et les accords de pêche existants au sein de l'Union européenne ne sont plus valides.

Pour autant, la Commission a déjà fait part de son intention de demander au Royaume-Uni de poursuivre, pour l'année 2019, sur la base des quotas de pêche qui avaient déjà été acceptés par le Royaume-Uni et de renégocier extrêmement rapidement un nouvel accord de pêche avec les pêcheurs et avec le Royaume-Uni.

Nous savons que les pêcheurs européens pêchent dans les eaux britanniques, nous savons aussi que le Royaume-Uni exporte son poisson dans l'Union européenne, en particulier en France, en particulier à Boulogne-Sur-Mer, qui transforme une grande quantité du poisson britannique.

Qu'il y ait ou qu'il n'y ait pas d'accord, nous aurons dans le futur des relations étroites avec le Royaume-Uni qui nécessitent un partenariat, et qui nécessitent que le secteur de la pêche soit parmi les premiers secteurs dont nous nous préoccuperons avec la Commission européenne. C'est notre intention.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 11 février 2019

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