Déclaration de Mme Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'Etat auprès de la ministre des armées, en réponse à une question sur le génocide arménien, à l'Assemblée nationale le 5 février 2019. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de Mme Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'Etat auprès de la ministre des armées, en réponse à une question sur le génocide arménien, à l'Assemblée nationale le 5 février 2019.

Personnalité, fonction : DARRIEUSSECQ Geneviève.

FRANCE. Secrétaire d'Etat auprès de la ministre des armées

Circonstances : Question au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 5 février 2019

ti :


Monsieur le Député,


Vous interrogez le gouvernement au sujet de la mémoire du génocide arménien, qui a commencé en 1915. Il s'agit d'un sujet douloureux et tragique.

La France a officiellement reconnu le génocide arménien par la loi du 29 janvier 2001. Depuis lors, elle a constamment manifesté son attachement à faire en sorte que ce crime ne soit ni occulté ni oublié.

Je rappelle que le président de la République s'est rendu à Erevan au mois d'octobre dernier, dans le cadre du sommet de la Francophonie. À cette occasion, il s'est rendu au mémorial du génocide arménien. Il y a réaffirmé que "la France portera le combat pour la vérité et de la reconnaissance".

Par ailleurs, le gouvernement poursuit toutes ses initiatives visant à entretenir la mémoire du génocide arménien et à encourager les sociétés civiles arméniennes et turques à renforcer le dialogue à ce sujet.

Vous proposez l'instauration d'une journée nationale de commémoration, demandée par de nombreux citoyens. J'aimerais rappeler ici la distinction entre une journée nationale de commémoration et une journée de commémoration.

On dénombre en France onze journées nationales par an. Elles présentent un lien direct avec l'Histoire de France.

Tel est le cas, par exemple, de la journée nationale de commémoration à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc, ou de la journée nationale d'hommage aux morts pour la France.

Ces onze journées figurent au calendrier annuel de la République française. Tel n'est pas le cas des journées de commémoration.

En tout état de cause, l'éventuelle instauration d'une telle journée ne pourra être décidée que par le président de la République. À l'heure où je vous parle, monsieur le Député, je ne puis que vous indiquer qu'il le fera s'il le juge opportun, au moment qu'il jugera opportun.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 11 février 2019

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