Interview de M. François de Rugy, ministre de la transition écologique et solidaire, avec RTL le 7 mai 2019, sur le prix des carburants, le projet d'exploitation d'une mine d'or en Guyane et sur la politique de l'environnement. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. François de Rugy, ministre de la transition écologique et solidaire, avec RTL le 7 mai 2019, sur le prix des carburants, le projet d'exploitation d'une mine d'or en Guyane et sur la politique de l'environnement.

Personnalité, fonction : RUGY François de, MARTICHOUX Elizabeth .

FRANCE. Ministre de la transition écologique et solidaire;

ti :

ELIZABETH MARTICHOUX
Merci beaucoup d'être avec nous ce matin. Bonjour François de RUGY.

FRANÇOIS DE RUGY
Bonjour.

ELIZABETH MARTICHOUX
Un mot du prix des carburants qui sont effectivement repartis à la hausse, l'essence en moyenne coûte aussi cher qu'en octobre dernier, vous allez me dire, François de RUGY, que ça n'est pas le gouvernement qui fixe les cours du pétrole, mais il y a aussi beaucoup de taxes.

FRANÇOIS DE RUGY
C'est vrai…

ELIZABETH MARTICHOUX
Absolument. Donc ma question, elle porte sur les taxes, vous pouvez toujours opérer là-dessus, est-ce que vous allez faire un geste ?

FRANÇOIS DE RUGY
Ecoutez, nous avons fait un geste au 1er janvier 2019, c'est tout récent, puisqu'il était prévu de continuer à augmenter ce qu'on appelle la taxe carbone, qui aurait donc augmenté les prix de l'essence de 3 centimes et les prix du diesel de 6 centimes, presque 7 centimes. Nous avons décidé de stopper cette hausse, parce que nous avons considéré que ça posait des problèmes de pouvoir d'achat, nous avons pris d'autres mesures de pouvoir d'achat, d'autres taxes baissent, la CSG baisse, les cotisations sociales sur les salaires…

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous êtes en train de me dire – pardon – …

FRANÇOIS DE RUGY
La taxe d'habitation baisse, on ne peut pas baisser tous les impôts et toutes les taxes en France, sans quoi, c'est évidemment le budget de l'Etat qui s'en trouverait gravement déséquilibré. Nous agissons…

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc vous laissez faire pour cette hausse de carburants qui atteint le pouvoir d'achat de ceux qui sont obligés d'aller travailler en voiture, par exemple…

FRANÇOIS DE RUGY
Non, non, justement, nous agissons à court terme. C'est la question du chèque-déplacement, le chèque-déplacement sur le modèle du chèque-déjeuner, que tout le monde connaît dans les entreprises, il est actuellement en discussion, nous étions hier avec le Premier ministre, avec les syndicats, le patronat, et on le sait bien, ce sujet, nous l'avons travaillé avec les partenaires sociaux depuis trois mois. Et moi, je souhaite que l'on puisse aboutir, que les partenaires sociaux puissent aboutir d'ici le mois de juin, enfin, à la fin du mois de juin pour que dans toutes les entreprises de France, eh bien, là, chez tous les employeurs, il puisse y avoir une discussion, une négociation et que les salariés puissent avoir un chèque-déplacement, comme il y a le chèque-déjeuner, et l'État s'engagera, là, à ce que ce dispositif ne fasse pas l'objet de cotisations sociales ou de fiscalité, ce qui permet aux entreprises de le payer à moindre coût.

ELIZABETH MARTICHOUX
Un chèque-déplacement défiscalisé, mais facultatif, est-ce que vous souhaitez qu'il soit obligatoire ?

FRANÇOIS DE RUGY
Non, non, non…

ELIZABETH MARTICHOUX
Qu'il soit imposé aux entreprises ?

FRANÇOIS DE RUGY
Les syndicats, comme la CFDT, demandent que ce soit un droit pour les salariés, et que donc les employeurs soient obligés de l'accorder aux salariés qui le demandent. Le MEDEF, la CPME, voudraient que ce soit facultatif, ça fait partie de la discussion, ça fait partie de la négociation…

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous, personnellement, vous êtes favorable à ce que ce soit une obligation pour les entreprises, quelle que soit la taille d'ailleurs ?

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous savez qu'aujourd'hui, tout salarié de France peut demander à son employeur de se faire rembourser la moitié de son abonnement de transport en commun, c'est obligatoire aujourd'hui pour un employeur de payer la moitié de l'abonnement de transport en commun, ça, c'est des mesures concrètes de pouvoir d'achat pour alléger une facture qui est celle des transports, mais par ailleurs, il faut aussi le dire, il faut continuer à travailler sur le moyen et le long termes pour libérer les Français du pétrole, moi, c'est ce que je dis depuis que j'ai été nommé, et c'est la politique que nous menons pour permettre aux Français de changer de voiture ; vous savez, quand on achète une voiture simplement qui consomme 5 litres aux 100 au lieu d'une voiture qui en consomment 6 ou 7, eh bien, c'est une économie ensuite qu'on fait sur chaque plein d'essence.

ELIZABETH MARTICHOUX
D'ailleurs, la prime à la casse pour une voiture propre neuve ou d'occasion…

FRANÇOIS DE RUGY
Elle n'a jamais aussi bien marché…

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous avez des chiffres depuis le début de l'année ?

FRANÇOIS DE RUGY
Oui, depuis le début de l'année, on est à 8.000 demandes par semaine, c'est--dire que si on continue comme ça jusqu'à la fin de l'année, ça fera plus de 400.000 Français qui bénéficieront d'une aide…

ELIZABETH MARTICHOUX
L'an dernier, c'était combien ?

FRANÇOIS DE RUGY
L'an dernier, c'était moins de 300.000, donc vous voyez que ça continue à augmenter grâce à une mesure que nous avions prise l'année dernière, à la fin de l'année dernière, au mois de décembre, et qui est déjà en vigueur, c'est d'augmenter la prime, et elle peut aller jusqu'à 4.000 euros pour un ménage modeste qui justement va au travail avec sa voiture.

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais je répète ce que vous disiez, vous êtes favorable à ce qu'il y ait de façon obligatoire des discussions, des négociations dans chaque entreprise pour imposer pour qu'il y ait une prime transport de façon à aider ceux qui sont obligés de prendre la voiture pour travailler, qui n'ont pas de transport en commun, c'est ça…

FRANÇOIS DE RUGY
Voilà, il faut que les partenaires sociaux aboutissent sur ce sujet.

ELIZABETH MARTICHOUX
Hier soir, le président a pris la parole pour conclure le sommet lié à la biodiversité dont on a beaucoup parlé déjà sur RTL, sur votre dossier, d'abord, de la Montagne d'Or en Guyane, c'est un projet d'exploitation d'une mine d'or énorme en Amazonie, c'est une absurdité totale, il faut le dire, sous l'angle de la biodiversité, mais il y a beaucoup d'emplois à la clé, le président a annoncé qu'une décision formelle et définitive serait prise en concertation avec le territoire, et ce sera en conseil de défense écologique, d'abord, c'est quand ce conseil de défense écologique ?

FRANÇOIS DE RUGY
Alors, le premier – la première réunion de ce conseil de défense écologique – était construit sur le modèle du conseil de défense, c'est-à-dire une mobilisation au-delà de mon ministère, de tous les ministères concernés sur les sujets écologiques, et le fait que tous les ministères concernés, à tour de rôle, rendent des comptes sur l'avancement des mesures qui les concernent. Sur la Montagne d'Or, j'ai prévu moi-même de me rendre en Guyane au mois de juin, j'ai déjà rencontré beaucoup d'acteurs, des opposants, des partisans du projet, et je veux aller sur place rencontrer aussi les communautés amérindiennes qui sont opposées à ce projet, et ensuite, nous serons amenés à prendre une décision, sachant…

ELIZABETH MARTICHOUX
En conseil de défense écologique, donc après le mois de juin ?

FRANÇOIS DE RUGY
Sur ce sujet spécifique de Montagne d'Or, oui, sachant que par ailleurs, nous avons en projet la réforme du code minier, car, aujourd'hui, la réglementation sur les mines est totalement obsolète, elle date du 19ème siècle, à une époque où évidemment on ne parlait pas du tout d'environnement.

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais soyons clairs et précis pour nos auditeurs, lorsque le président dit qu'une décision formelle et définitive sera prise, est-ce que cette décision, elle peut aller jusqu'à l'abandon ?

FRANÇOIS DE RUGY
Mais vous savez, pour l'instant, le consortium Montagne d'Or, qui est russo-canadien, il n'a même pas demandé d'autorisation sur un projet précis, il fait des plaquettes, et il dit : voilà, je vais créer des centaines d'emplois, mais il n'en dit pas beaucoup plus sur les conditions concrètes de réalisation. Sur la base des déclarations qu'il fait, j'ai déjà eu l'occasion de le dire, le président l'a dit hier, cela ne correspond pas à nos exigences environnementales, donc, à partir de là, s'il demandait une autorisation aujourd'hui, nous…

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais est-ce qu'il peut être propre ? Je vais vous poser une question simple, François de RUGY, est-ce que ce projet, encore une fois, en pleine Amazonie, qui va de toute façon déboucher sur des destructions, des abattements d'arbres, est-ce que ce projet peut être propre, est-ce que vous pouvez concevoir, alors qu'une urgence climatique encore hier a été officialisée par les experts et avalisée par le président, est-ce que vous pouvez concevoir qu'il se fasse ?

FRANÇOIS DE RUGY
Non, s'il y avait une demande d'autorisation aujourd'hui, elle ne serait pas accordée.

ELIZABETH MARTICHOUX
Ça, vous l'avez déjà dit. Est-ce qu'une révision…

FRANÇOIS DE RUGY
Oui, mais c'est précis, c'est précis sur la base aujourd'hui de ce que serait la réalisation de ce projet en termes d'impact environnemental, y compris en termes de consommation d'énergie, la réponse serait négative.

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc vous ne dites pas aujourd'hui : il ne se fera pas éventuellement, je peux envisager, je conçois qu'il y ait un abandon de ce projet…

FRANÇOIS DE RUGY
Non, mais parce que pour une raison simple, c'est que le code minier tel qu'il est fait aujourd'hui ne permet pas d'intégrer les dimensions environnementales dans les autorisations, et c'est pour cela que je veux réformer le code minier.

ELIZABETH MARTICHOUX
Le président dit en concertation avec le territoire, vous pourriez finalement refiler le bébé aux élus locaux, ça pourrait être eux qui décideraient ?

FRANÇOIS DE RUGY
Non, non, il n'en est pas question. C'est une prérogative de l'Etat. En revanche, il est tout à fait normal qu'on discute du développement économique local avec les élus locaux, vous savez, la Guyane, c'est un territoire par ailleurs qui fait souvent parler de lui, y compris sur les aspects sociaux, les crises sociales qu'il y a eues, les difficultés économiques, les difficultés d'emploi, c'est un des territoires d'Outre-mer qui est le plus en difficulté du point de vue de l'emploi. Donc il faut aussi entendre évidemment cela, et il y a aussi des choses à faire sur la question du bois, sur la question de la pêche, il y a d'autres activités possibles en Guyane que l'exploitation de l'or, qui existe déjà et qui fait déjà beaucoup de dégâts, même si ce n'est pas une exploitation industrielle.

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous serez vigilant ?

FRANÇOIS DE RUGY
Ah, mais, non seulement, je serai vigilant, mais je serai très exigeant sur la protection de cette partie de la forêt amazonienne. Les Français ne le savent pas forcément, mais nous avons une partie de la
forêt amazonienne en France à travers la Guyane.

ELIZABETH MARTICHOUX
Et qui assure une grande partie de la biodiversité.

ELIZABETH MARTICHOUX
Big Bang, deux mots sans action réelle, disait tout à l'heure, sur RTL, Yannick JADOT, après avoir écouté le président, hier, conclure le grand se mettent biodiversité, beaucoup de mots, pas d'actions, blablabla ?

FRANÇOIS DE RUGY
Oui, mais lui, il est dans la surenchère permanente, monsieur JADOT, moi, j'aimerais bien qu'il nous dise ce qu'il a fait au Parlement européen depuis dix ans ! Il est parlementaire européen depuis dix ans…

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais il vous le dirait…

FRANÇOIS DE RUGY
Et vous savez que par exemple sur le glyphosate, je vais vous donner un exemple concret…

ELIZABETH MARTICHOUX
On l'a entendu, on l'a entendu souvent en tribune avec beaucoup de passion défendre l'écologie…

FRANÇOIS DE RUGY
Oui, mais vous savez, ça ne sert à rien pour l'écologie de ne faire que des discours, de faire des discours les plus contestataires possibles, les plus opposés…

ELIZABETH MARTICHOUX
Il n'est pas aux manettes, vous l'êtes !

FRANÇOIS DE RUGY
Ah ben, voilà, ah ben, voilà, et ce qui compte pour l'écologie, c'est d‘être aux manettes, au niveau européen, on a les élections européennes…

ELIZABETH MARTICHOUX
Ça ne suffit pas d'être aux manettes, encore faut-il agir efficacement…

FRANÇOIS DE RUGY
Non, mais ce qui est sûr, c'est que si on n'est pas aux manettes, qu'on se contente de crier, de protester, eh bien, de contester, de s'opposer, on ne fait rien, on a zéro résultat…

ELIZABETH MARTICHOUX
Eh bien, c'est facile, l'opposition, vous y avez été longtemps…

FRANÇOIS DE RUGY
Et je vais vous dire, les consortiums, que ce soit Montagne d'Or, que ce soit les grandes entreprises de la chimie, que ce soit les grandes entreprises de l'automobile elles n'aiment rien tant que les écologistes qui protestent, qui contestent et qui s'opposent, mais qui ne font rien, moi, j'ai mené des batailles depuis que je suis ministre au niveau européen et j'ai obtenu des résultats…

ELIZABETH MARTICHOUX
Eh bien, Nicolas HULOT qui était ministre a dit en gros la même chose que lui, et pourtant, il a été aux manettes, il a dit hier, il était hier soir sur RTL, au micro de Marc-Olivier FOGIEL, assez désabusé, il dit : on est passé de l'écolo-scepticisme, c'est déjà très négatif, à l'écolo fataliste, genre, de toute façon, on ne peut rien faire, donc on ne fait rien.

FRANÇOIS DE RUGY
Eh bien, ce n'est pas mon état d'esprit, moi, je vous donne un exemple concret sur l'Europe, puisque nous sommes en campagne européenne, moi, j'ai mené la bataille sur les émissions de CO2, les émissions de gaz à effet de serre de l'industrie automobile, et ça, c'est concret : 37,5 % d'émissions de CO2 en moins d'ici dix ans, c'est une obligation, on va obliger les constructeurs automobiles à baisser, et sinon, ils auront des amendes, et vous savez qu'il y aura les premières amendes d'ailleurs dès l'année prochaine ; cette bataille, il fallait la mener, si j'étais resté à l'extérieur à crier, à protester ou à dire : je suis fataliste ou je suis sceptique, eh bien, on n'aurait rien obtenu. Et c'est l'industrie automobile qui aurait gagné à la fin.

ELIZABETH MARTICHOUX
Alors, est-ce que l'avenir de l'écologie est entre les mains des 150 citoyens qui vont constituer ce conseil tout à fait nouveau en France ?

FRANÇOIS DE RUGY
Oui…

ELIZABETH MARTICHOUX
Tirage au sort début quand ?

FRANÇOIS DE RUGY
Nous allons faire le tirage au sort dans le courant du mois de mai jusqu'au début juin pour que cette assemblée citoyenne, nos 150 citoyens…

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc ça commencer, là, dans les jours qui viennent ?

FRANÇOIS DE RUGY
Nos 150 citoyens tirés au sort puissent se réunir au mois de juin, vous savez qu'on ne peut pas le faire, là, pendant la campagne européenne, mais bien sûr, c'est totalement inédit, comme vous venez de le dire, de dire à 150 citoyens tirés au sort, eh bien : proposez des choix, proposez un paquet de mesures qui soient cohérents, et le président de la République s'engage, ce qui, là aussi, est totalement inédit, à ce que ces choix proposés par des citoyens soient soumis à ratification par le Parlement ou au peuple français par référendum…

ELIZABETH MARTICHOUX
Il n'y aura pas de filtre politique ? C'est-à-dire que leurs décisions seront forcément traduites, soit par un référendum, que vous avez souhaité, il y a une semaine, sur BFM, je crois…

FRANÇOIS DE RUGY
Voilà, donc, c'est le peuple français qui déciderait, le peuple français par référendum pourrait décider, ou le Parlement par un vote direct sur ce projet issu des citoyens, ce n'est pas une consultation, ce n'est pas un rapport, ce n'est pas un avis, ce n'est pas quelque chose dans lequel on va peut-être aller piocher…

ELIZABETH MARTICHOUX
Il n'y aura pas de filtre d'Emmanuel MACRON ?

FRANÇOIS DE RUGY
C'est un paquet de mesures qui ensuite sera soumis à la décision.

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous vous y engagez. Encore une fois, il n'y aura pas de…

FRANÇOIS DE RUGY
Oui, et c'est très important, parce qu'une assemblée de citoyens, ils ne vont pas travailler simplement pour émettre un avis, ils vont travailler concrètement pour proposer un certain nombre de choix, par exemple, la question de la fiscalité écologique, c'est efficace, ce n'est pas efficace…

ELIZABETH MARTICHOUX
La taxe carbone…

FRANÇOIS DE RUGY
Il faut le faire, il ne faut pas le faire, si on le fait, où est-ce qu'on met l'argent, voilà ce que les citoyens vont concrètement proposer en faisant un équilibre budgétaire, s'il y a des nouvelles mesures qui demandent de l'argent, eh bien, il faudra avoir à côté des recettes, il faut que ce soit cohérent avec la politique climat que nous menons.

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous êtes toujours, vous, favorable au retour de la taxe carbone ?

FRANÇOIS DE RUGY
Moi, je souhaite que les citoyens justement tirés au sort en parlent, qu'ils écoutent les experts…

ELIZABETH MARTICHOUX
Un référendum là-dessus ou pas ?

FRANÇOIS DE RUGY
Non, on ne peut pas faire de référendum en France sur la fiscalité. Mais on peut avoir toutes les autres mesures, on parle aussi du logement, est-ce que sur le logement, on passe à la vitesse supérieure en termes d'obligations d'isolation, est-ce qu'on a des moyens supplémentaires pour aider les travaux, voilà les questions qui seront concrètement sur la table de cette assemblée citoyenne.

ELIZABETH MARTICHOUX
Encore un mot, j'entendais Benoît HAMON hier, qui est candidat aux européennes lui aussi, dire que la majorité panique pour les européennes, alors elle lorgne sur l'électorat Vert en annonçant des plans écolos dans tous les sens, vous paniquez, parce que vous n'êtes pas sûr d'être en tête le 26 mai ?

FRANÇOIS DE RUGY
Eh bien écoutez, monsieur HAMON, c'est pareil, mais qu'il développe son projet, qu'il se fasse élire député européen, puisqu'il n'a pas été élu président de la République, mais il peut se faire élire député européen, il n'a pas été élu député non plus à l'Assemblée nationale, qu'il se fasse élire député européen et on verra ce qu'il fait, et qu'il nous dise maintenant, parce que ça, il faut le dire..

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais vous paniquez ou pas ? Est-ce que vous paniquez ?

FRANÇOIS DE RUGY
Ah non, moi, je vais vous dire, nous sommes… moi, je suis dans la détermination pour l'action depuis le premier jour où j'ai été nommé, et donc mon but, c'est de traduire les discours justement en actes, de faire en sorte que, concrètement, les Français puissent voir leur environnement s'améliorer, que le progrès écologique, tout le monde en profite.

ELIZABETH MARTICHOUX
Pas de panique nous dit François de RUGY ce matin sur RTL…

FRANÇOIS DE RUGY
Sûrement pas.

ELIZABETH MARTICHOUX
Bonne journée à vous.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 10 mai 2019

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