Interview de Mme Emmanuelle Wargon, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, avec Sud Radio le 9 mai 2019, sur la politique de l'environnement et sur les élections européennes. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de Mme Emmanuelle Wargon, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, avec Sud Radio le 9 mai 2019, sur la politique de l'environnement et sur les élections européennes.

Personnalité, fonction : WARGON Emmanuelle, ROGER Patrick.

FRANCE. Secrétaire d'Etat auprès du ministre d'Etat, ministre de la transition écologique et solidaire;

ti :
PATRICK ROGER
Bonjour Emmanuelle WARGON.

EMMANUELLE WARGON
Bonjour.

PATRICK ROGER
Pourquoi l'écologie en argument numéro 1 dans la campagne des européennes du parti présidentiel avec Nathalie LOISEAU ?

EMMANUELLE WARGON
Eh bien l'écologie c'est très important, c'est très important pour La République en marche depuis le début, et c'est aussi très important pour la campagne européenne, pour Nathalie LOISEAU, qui s'est beaucoup battues pour les sujets écologiques quand elle était ministre des Affaires européennes, et puis pour le reste de la liste, je pense à Pascal CANFIN, Pascal DURAND, Catherine CHABAUD, qui est une navigatrice, donc il y a beaucoup de gens qui portent la cause écologique dans cette campagne.

PATRICK ROGER
Ça permet aussi d'aller pêcher des voix éventuellement à gauche, un peu chez les écolos, qui sont plutôt bons dans les sondages actuellement ?

EMMANUELLE WARGON
Je crois que ça permet d'abord de montrer qu'en fait, contrairement à ce que tout le monde pense, on n'a pas mal avancé en France sur les sujets écologiques, je vous donne un exemple. On a eu les chiffres sur la réduction des gaz à effet de serre l'année dernière, réduction de 2,5 % en Europe, donc on émet moins de CO2 en Europe l'année dernière, c'est une bonne nouvelle, la France est à -3 %, 3,5 % exactement, donc en fait ça marche. On agit, on fait des choses, et l'ambition écologique elle est bien au coeur du projet de société qu'on porte.

PATRICK ROGER
C'est vrai, vous dites que la France est plutôt un bon élève, globalement, quand on regarde sur l'ensemble de la planète, alors pourquoi beaucoup de mesures punitives, et en tout cas c'est la manière dont elles sont ressenties par beaucoup de Français ?

EMMANUELLE WARGON
Je crois qu'on a un peu évolué par rapport à ce sujet, on a eu cette discussion autour de la taxe carbone, ou l'augmentation de la taxe carbone, et nous ça nous a amené à changer, donc on a écouté, on a entendu. On est plutôt maintenant en train de travailler sur des incitations et sur…

PATRICK ROGER
Quelles incitations par exemple ?

EMMANUELLE WARGON
Par exemple, pour les changements de voiture, on a mis pas mal d'argent, la prime à la conversion a été beaucoup augmentée, et cette prime à la conversion, maintenant, elle coûte presque 1 milliard d'euros par an, on va avoir 400.000 changements de voiture cette année, ça permet de sortir des vieux diesel ou des vieux modèles essence du marché, donc ça c'est purement de l'incitation. Sur la rénovation des bâtiments, sur le changement du chauffage, par exemple, on a mis en place une offre de changement de chaudière à 1 euro pour les ménages les plus modestes, donc là il n'y a pas d'obligation, mais notre objectif c'est de nous débarrasser de toutes les chaudières au fuel…

PATRICK ROGER
L'isolation thermique également, il y a des déductions.

EMMANUELLE WARGON
Isolation thermique avec l'isolation des combles, etc., donc on est quand même beaucoup plus dans cette vision-là.

PATRICK ROGER
Cela dit ça n'empêche par Yannick JADOT de dire « oui, ce sont avant tout des mots, il n'y a pas d'engagement, il n'y a pas de concrétisation. » Par exemple, sur la Montagne d'or en Guyane, puisque le chef de l'Etat l'a abordée en début de semaine, quel va être l'engagement ?

EMMANUELLE WARGON
Alors, moi je trouve ça formidable, d'abord, que Monsieur JADOT dise que ce ne sont que des mots, parce que d'abord j'aimerais savoir ce qu'il a vraiment fait, lui, donc… quand le président ne s'exprime pas sur ce sujet, tout le monde dit « ah, le président est méprisant, ça ne l'intéresse pas », il s'exprime sur le sujet, avec des mots très forts sur la préservation de la biodiversité, et on dit « eh bien ce n'est qu'un discours. » Il a dit des choses très précises, sur Montagne d'or il a dit « les conditions ne sont pas réunies, le projet ne se fera pas s'il ne change pas fondamentalement. »

PATRICK ROGER
Ah, « ne se fera pas, si » ?

EMMANUELLE WARGON
Il a dit, je vais reprendre les mots exacts, « les conditions ne sont pas réunies pour que ce projet se fasse, ce projet est trop négatif sur la biodiversité en Guyane », c'est un mot très fort, c'est un message très clair, ça veut dire qu'il est hors de question d'aller attaquer la biodiversité en Guyane.

PATRICK ROGER
Pour l'instant ce n'est pas abandonné quand même !

EMMANUELLE WARGON
Pour l'instant le porteur de projet n'a même pas vraiment déposé de demande d'autorisation, donc on n'en n'est même pas au moment où il va falloir que l'Etat réponde, mais c'est un signal très fort au consortium pour dire « si vous déposez un projet tel que vous l'imaginez, ça ne se fera juste pas », et en fait, fondamentalement, aller exploiter à ciel ouvert au milieu de la forêt amazonienne une mine, on peut vraiment se demander si ce n'est pas le passé et s'il y a encore un avenir pour ce genre de projet, moi je ne le crois pas.

PATRICK ROGER
Le principal opposant, c'est-à-dire le Rassemblement national, par la voix de Marine LE PEN, affirme que La République en marche défend avant tout un projet économique qui est profondément anti-écologique justement. Ça c'est Marine LE PEN qui le dit, vous favorisez le libre-échange, notamment dans ce projet aussi.

EMMANUELLE WARGON
D'abord on peut vraiment se demander quel est l'intérêt sérieux du Rassemblement national pour l'Europe, c'est-à-dire que quand on voit que Jordan BARDELLA, en fait, a été mis en cause par l'OLAF, l'Office de lutte contre la fraude, européen, à cause d'un emploi fictif européen, on se dit que quand même…

PATRICK ROGER
C'était sur 4 mois, alors qu'il était stagiaire à 1200 euros par mois !

EMMANUELLE WARGON
Oui, c'est possible, mais ça veut quand même dire que…

PATRICK ROGER
Ce n'est pas un peu petit de l'attaquer là-dessus ?

EMMANUELLE WARGON
Enfin…

PATRICK ROGER
C'était il y a quelques années.

EMMANUELLE WARGON
Oui, c'était il y a quelques années, et alors ? Ça veut juste dire qu'il était payé…

PATRICK ROGER
Il était étudiant.

EMMANUELLE WARGON
Sur les fonds européens, pour faire autre chose, donc ce n'est pas franchement une marque de respect vis-à-vis de l'Europe.

PATRICK ROGER
Peut-être qu'il était en train de se former sur l'Europe, non ?

EMMANUELLE WARGON
Oui, alors une formation payée…

PATRICK ROGER
Alors qu'il était étudiant.

EMMANUELLE WARGON
Sous forme d'emploi fictif, moi il me semble que…

PATRICK ROGER
Ah ben non, parce qu'il travaillait quand même, il s'occupait des réseaux sociaux j'ai cru comprendre.

EMMANUELLE WARGON
Il travaillait, mais pas pour les sujets européens. Mais, plus largement, non, la question qui est posée, qui est une question fondamentale, vous avez raison, parce que celle-là elle est importante, c'est quel modèle économique on veut ? On veut un modèle économique plus inclusif, plus social, plus écologique, et c'est pour ça qu'il faut changer l'Europe, c'est pour ça que la majorité est tellement investie dans le projet européen, parce que le modèle économique européen, aujourd'hui, il faut le faire évoluer. Il faut le faire évoluer sur l'écologie, par exemple la taxe carbone sur les produits importés, c'est simplement arrêter la concurrence déloyale, où nous on s'efforce de baisser les émissions carbone en Europe, et on achète des produits importés, qui sont produits dans des conditions désastreuses, par exemple l'utilisation du charbon dans d'autres parties du monde.

PATRICK ROGER
Et ça l'Europe pourrait réussir à l'imposer ?

EMMANUELLE WARGON
Il faudra une volonté politique forte pour le faire, et donc plus la majorité des gens qui veulent ce type de mesures est importante, plus on a une chance d'y arriver. C'est vrai de la réforme de la Politique Agricole Commune, une politique agricole qui finance mieux une agriculture responsable, et c'est vrai aussi d'un changement fondamental de la politique de la concurrence. La Commission a refusé la fusion SIEMENS-ALSTOM il y a quelques mois, et on a absolument besoin de changer ça, on a besoin de monter des champions européens qui sont capables de se battre dans l'économie mondiale, donc ça c'est des changements de fond.

PATRICK ROGER
Ça c'est vrai, non mais sur la taxe carbone vous avez raison, et sur la taxe peut-être intérieure, quand on voit qu'il y a des camions, des tonnes de camions qui traversent en fait la France, qui ne sont pas véritablement taxés, qui polluent puisqu'ils roulent au gasoil, qu'est-ce qu'on peut faire là, qu'est-ce que l'Europe, et comment peser ?

EMMANUELLE WARGON
Ça aussi je pense que c'est une question très importante. On a réussi à avancer sur…

PATRICK ROGER
Ah non, ça, ça fait 20 ans que ça dure ! Même plus.

EMMANUELLE WARGON
On a réussi à avancer sur le travail détaché, y compris sur le travail détaché et les conditions d'emploi des routiers pour avoir une meilleure harmonisation européenne, c'est probablement une des prochaines questions à mettre à l'ordre du jour de l'Europe, comment est-ce qu'on fait pour faire payer, par tout ce transit, les coûts que ça génère sur les économies nationales, sur l'économie française et sur les autres économies…

PATRICK ROGER
Et puis la pollution, la pollution, vous dites qu'on est un bon élève, mais je peux vous inviter dans certains villages qui sont traversés par ces poids lourds qui viennent du nord de l'Europe, qui vont dans le Sud de l'Europe, c'est assez incroyable quand même cette pollution, et là rien n'est fait !

EMMANUELLE WARGON
On a pris une position très forte en France, puisqu'on a dit qu'on voulait aller vers la fin des voitures thermiques, donc des voitures essence ou diesel, en 2040, et ça fait partie du programme….

PATRICK ROGER
Ça c'est demain.

EMMANUELLE WARGON
Ce n'est pas demain 2040…

PATRICK ROGER
Ça arrive !

EMMANUELLE WARGON
Et il faut accompagner la filière, parce que, bien sûr, c'est un changement complet de production et d'utilisation des voitures pour aller vers de l'électrique et de l'hybride, notamment, mais 2040 ça laisse le temps de prévoir, d'accompagner, d'avoir la transformation industrielle. On a aussi lancé un projet d'un champion franco-allemand sur les batteries, pour se réapproprier notre souveraineté sur les batteries électriques, donc c'est tout ça qui se joue.

PATRICK ROGER
Quand vous parlez justement des voitures, ce qui est important de dire, parce que les automobilistes sont un peu inquiets en disant il n'y aura plus de voitures à essence ou diesel, moteurs thermiques, dans 20 ans, dans moins de 20 ans même maintenant…

EMMANUELLE WARGON
Vingt ans.

PATRICK ROGER
Vingt ans, non mais c'est ça, 2040, mais ce qui veut dire qu'il faut anticiper en fait tout ça. Qu'est-ce qu'ils auront, parce qu'il n'y aura pas que de l'électrique, vous allez favoriser quoi ?

EMMANUELLE WARGON
Il y aura de l'électrique, il y aura de l'hybride, peut-être de l'hydrogène…

PATRICK ROGER
Oui, mais il n'y aura pas 20 millions de voitures électriques en France.

EMMANUELLE WARGON
Mais l'électrique a fait des progrès considérables, passant d'une autonomie de 50, 60, 80 kilomètres, à une autonomie qui est maintenant plus près de 300. Le coût complet d'une voiture électrique, pour l'utilisateur, on estime que d'ici 2, 3 ans, quand on va intégrer le coût d'achat, le coût de l'électricité, etc., de l'entretien, va commencer à se rapprocher vraiment d'une voiture thermique, si on arrive à gagner encore en autonomie, et qu'on mélange électrique, hybride et hydrogène, on peut imaginer une capacité à remplacer…

PATRICK ROGER
Ce sera un mix, ce sera un mix…

EMMANUELLE WARGON
Oui, bien sûr, ce sera un mix.

PATRICK ROGER
C'est ce qu'il faut dire. En attendant, les prix de l'essence flambent, une nouvelle fois, qu'est-ce que vous pouvez proposer aux automobilistes ?

EMMANUELLE WARGON
Là les prix de l'essence sont complètement déconnectés d'une politique fiscale du gouvernement, ça n'a rien à voir, c'est vraiment le prix du pétrole à l'international qui bouge à la hausse et à la baisse…

PATRICK ROGER
Et puis les taxes qui, du coup, augmentent en même temps !

EMMANUELLE WARGON
Non, les taxes ont été stabilisées, on n'a pas…

PATRICK ROGER
Si, les recettes…

EMMANUELLE WARGON
Les taxes ont été stabilisées.

PATRICK ROGER
Pas le pourcentage, mais les recettes !

EMMANUELLE WARGON
Ça pose bien la question de dire on est trop dpendant de ces carburants, on est trop dépendant d'un modèle dans lequel ce n'est pas nous qui produisons les hydrocarbures, et donc à chaque fois qu'il y a une tension sur le plan international, avec l'Iran, avec d'autres pays producteurs, on est tributaire.

PATRICK ROGER
Mais si on va vers les 2 euros, vous ne ferez rien, au gouvernement, vous allez laisser ?

EMMANUELLE WARGON
On avait mis en place, il y a quelques années, le gouvernement, ce qui s'appelle la TIPP flottante, c'est-à-dire une taxe sur les carburants qui s'ajustait en fonction des prix, à part que c'est resté en place environ 1 an et qu'ensuite ça a été supprimé, parce que c'est difficile à ajuster, on a toujours un décalage entre les prix internationaux, les prix à la pompe et l'ajustement des taxes, la question c'est plutôt d'arriver à changer notre modèle et à permettre progressivement…

PATRICK ROGER
Oui, mais on n'y est pas encore, et donc il faudra intervenir peut-être plus tôt, non ?

EMMANUELLE WARGON
Ça va rester une question, on va surveiller, mais c'est difficile d'avoir une réponse de pouvoir d'achat, immédiate, directement sur l'essence.

PATRICK ROGER
Un dernier mot sur les européennes. Nathalie LOISEAU va aller se recueillir au Panthéon auprès de Simone VEIL ce soir, c'est de la récupération ça, politique, non ?

EMMANUELLE WARGON
Elle porte ce qui s'appelle le Pacte Simone Veil, qui fait partie du projet européen, qui est de dire un projet qui soit vraiment résolument pour le droit des femmes, pour que les droits des femmes rentrent dans les fondamentaux de l'Union européenne. Ça a été un combat de Simone VEIL, qui est évidemment une grande européenne, Jean VEIL fait partie de la liste, vous savez que c'est le dernier de la liste La République en marche, et donc c'est plutôt un hommage rendu…

PATRICK ROGER
Son fils.

EMMANUELLE WARGON
C'est son fils, pardon, Jean VEIL c'est l'un des fils de Simone VEIL, c'est un hommage rendu à son action, c'est aussi relier l'action de cette grande européenne à l'action que nous souhaitons poursuivre aujourd'hui.

PATRICK ROGER
C'est pour donner un coup de booster en même temps, à Nathalie LOISEAU, qui en a besoin ?

EMMANUELLE WARGON
C'est un hommage.

PATRICK ROGER
Oui, c'est un hommage, à Simone VEIL. Le mot de la fin, Emmanuelle WARGON, avec Cécile de MENIBUS.

CECILE DE MENIBUS
Sur les différents sujets de la pollution, il y en a une qui est totalement invisible, c'est la pollution numérique. Aujourd'hui 7 % de l'énergie dépensée en électricité dans le monde est due à la pollution numérique, à quel moment on va inciter vraiment les acteurs du numérique à limiter cette pollution, sur la durée des mails, des newsletters, sur les vidéos qui ne fonctionnent pas, comment se fait-il que, aujourd'hui, on n'ait pas mis un coup de poing sur la table justement ?

EMMANUELLE WARGON
Vous avez raison, c'est un sujet que le gouvernement a engagé avec les acteurs du numérique, mais on n'est pas encore arrivé à des actions concrètes. Il y a pas mal de solution, notamment la réutilisation de la chaleur qui est produite par les serveurs, parce que les serveurs consomment beaucoup d'énergie et finalement produisent de la chaleur, et il existe des techniques dans lesquelles on récupère cette chaleur, vers des réseaux de chaleur et de chauffage, et puis plus de sobriété et de modération, ça veut aussi dire vider ses mails régulièrement et les supprimer…

CECILE DE MENIBUS
Vous le faites au ministère ?

EMMANUELLE WARGON
On le fait au ministère, mais pas totalement systématiquement, pour être honnête je pense qu'on a aussi des progrès à faire là-dessus, il y a du travail. En tout cas vous avez raison, c'est un chantier important, qu'il faut qu'on lance.

CECILE DE MENIBUS
Merci beaucoup. Et vous avez un invité surprise.

DANY MAURO IMITE FRANÇOIS DE RUGY
Bonjour Emmanuelle, c'est ton boss, François de RUGY, le seul ministre qui met des jeans Diesel et se parfume au kérosène. Tu as déclaré avoir recensé 390 espèces envahissantes en France, tel que le frelon asiatique, mais parmi les espèces envahissantes qui risquent de faire le plus de dégâts aux européennes, c'est plutôt la guêpe Marine ou le moustique Mélenchon ?

EMMANUELLE WARGON
Alors, c'est un vrai sujet les espèces envahissantes, donc je vais juste en dire un mot. Ce sont des espèces… pour la perte de la biodiversité il y a un rapport qui a été rendu, là, très visible…

PATRICK ROGER
Oui, en début de semaine.

EMMANUELLE WARGON
La semaine dernière, il y a cinq causes principales, de perte de biodiversité, et c'est la cinquième, ce sont des espèces qui sont arrivées dans les transports internationaux et qui détruisent tout sur leur passage, donc en fait c'est un vrai sujet et on veut vraiment y travailler.

PATRICK ROGER
Vous n'avez pas votre réponse sur Jean-Luc MELENCHON et Marine LE PEN quoi !

CECILE DE MENIBUS
Et pour Marine LE PEN et Monsieur MELENCHON, non ?… Bonjour, vous êtes bien sur la messagerie d'Emmanuelle WARGON…

PATRICK ROGER
Merci. Emmanuelle WARGON, secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, était l'invitée ce matin de Sud Radio.

EMMANUELLE WARGON
Merci


source : Service d'information du Gouvernement, le 13 mai 2019

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