Interview de Mme Amélie de Montchalin, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, avec RTL le 13 mai 2019, sur les élections européennes. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de Mme Amélie de Montchalin, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, avec RTL le 13 mai 2019, sur les élections européennes.

Personnalité, fonction : MONTCHALIN Amélie de, MARTICHOUX Elizabeth .

FRANCE. Secrétaire d'Etat aux affaires européennes;

ti :

ELIZABETH MARTICHOUX
Merci beaucoup d'être sur RTL ce matin à l'occasion de cette spéciale « européennes » dans cette matinale de RTL, bonjour Amélie de MONTCHALIN.

AMELIE DE MONTCHALIN
Bonjour.

ELIZABETH MARTICHOUX
Les jeux seront faits, dans exactement 15 jours on tirera les leçons du vote, en attendant est-ce que vous êtes sûre que pour intéresser les électeurs français, le meilleur, Amélie de MONTCHALIN, soit de résumer l'enjeu à un choix binaire pour ou contre le Rassemblement national, comme l'a fait Emmanuel MACRON jeudi dernier ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Vous savez l'enjeu, au fond, sur la scène européenne, je ne sais pas s'il est binaire, mais il est assez simple, est-ce que la France veut continuer de faire avancer le projet européen et veut avoir de l'influence ? Ce que propose le Front national, c'est tout simplement de détricoter l'Europe, et c'est surtout d'arrêter de faire en sorte que la France puisse y avoir une voix. Ça fait quelques années que la première délégation au Parlement européen, le plus grand nombre de députés étaient Front national, si vous regardez ce qu'ils ont fait, ils ont voté contre tout, et donc nous, ce qu'on dit, ce n'est pas juste une question de savoir si c'est le Front national ou En Marche, ce qu'on veut c'est, est-ce qu'on veut être des pro-européens qui faisons avancer l'Europe, ou est-ce qu'on veut être finalement un pays qui considère que, entre nos frontières, on va régler tout seul les questions de terrorisme, de migration, de climat, de régulation sociale, de protection de nos entreprises contre la concurrence chinoise et américaine, la question c'est : stop ou encore ?

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais Amélie de MONTCHALIN, si on est très rigoureux, si on est très honnête, et vous l'êtes sans doute, la perspective de voir les nationalistes européens, dont le Rassemblement national, prendre le contrôle du Parlement européen, ce risque-là il n'existe pas aujourd'hui.

AMELIE DE MONTCHALIN
Je ne sais pas s'il n'existe pas, j'entends Monsieur BERLUSCONI, Monsieur ORBAN, Monsieur SALVINI, Madame LE PEN, faire des meetings communs toute la journée, et expliquer que, de l'intérieur d'ailleurs, avec leurs amis Britanniques, qui peut-être vont entrer au Parlement européen, ce qu'ils ont envie de faire c'est de tout déconstruire de l'intérieur. Qu'est-ce qui compte pour nous ? C'est, on veut de l'influence, c'est-à-dire qu'on veut pouvoir retrouver une voix française, on veut une équipe, qui travaille avec des gens compétents, des gens qui ont envie de travailler, et qui travaillent aussi en cohérence avec ce que portent le président et les ministres.

ELIZABETH MARTICHOUX
Et donc vous avez besoin d'un nombre maximum d'élus, on l'a bien compris. Il a parlé à la première personne, Emmanuel MACRON, jeudi dernier, vous y étiez, au sommet européen de Sibiu, « je ferai tout pour qu'on soit premier devant le Rassemblement national. » « Un président ne peut pas se comporter comme ça », c'est ce que lui a répondu Marine LE PEN, « il est sorti de sa fonction » a-t-elle encore martelé hier sur BFM.

AMELIE DE MONTCHALIN
Moi ce que je peux vous dire, c'est que quand je vais au Parlement européen à Strasbourg, et qu'aujourd'hui, de 2014 à 2019, la première délégation c'était Front national, la France perd énormément d'influence, elle perd énormément d'influence parce qu'elle ne peut pas peser intelligemment et de manière efficace entre le PPE et le SNDI, qui ont pendant des années cogéré tout ça, fait leurs petits arrangements, et, au fond, comme le FN n'était jamais là et votait contre tout, la France, en tant que pays, en tant qu'Etat membre, et je ne suis pas une fédéraliste ou une « eurobéate », je pense que les Etats ont un rôle à jouer…

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous n'êtes pas pour des Etats-Unis d'Europe ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Mais je ne suis pas pour des Etats-Unis d'Europe, je suis pour des Etats…

ELIZABETH MARTICHOUX
Non, mais je vous pose la question, est-ce que vous êtes fédéraliste ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Bien sûr que non, je suis pour que des Etats, ensemble, avec des institutions fortes, et de manière démocratique, travaillent, comme on l'a construit, il y a à la fois le Conseil des ministres et le Conseil européen qui représentent les Etats, il y a la Commission, qui fait des propositions, et puis il y a un Parlement européen, qui a été beaucoup renforcé pour sortir de la vision un peu technoïde et ultralibérale qui était celle d'avant 2005, sauf que pour ça il faut que les gens votent, et puis il faut qu'ils envoient des gens qui sont prêts à travailler. Si vous envoyez des gens qui votaient contre tout ou qui ne sont jamais là, eh bien, en fait, la démocratie en Europe elle n'existe pas.

ELIZABETH MARTICHOUX
Amélie de MONTCHALIN, vous vous souvenez de ce qu'a donné en 2014 cette dramatisation face au risque FN, en 2014 ? Ça n'avait pas fonctionné, ils sont arrivés devant, c'était le premier parti. Est-ce que vous n'êtes pas en train de rééditer une stratégie électorale, une tactique qui avait démontré finalement son inefficacité déjà à la dernière européenne ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Moi je peux vous parler, par exemple, de choses concrètes. Qu'est-ce que pense Marine LE PEN du fait que, après travail égal, salaire égal, sur le travail détaché, on veuille notamment aligner nos cotisations sociales pour qu'il y ait plus de convergence et moins de concurrence déloyale au sein de l'Union européenne ? Je ne sais pas. Qu'est-ce que pense Marine LE PEN du fait d'avoir une politique de la concurrence rénovée, qui nous permette d'avoir des fusions comme ALSTOM-SIEMENS, et de pouvoir vraiment nous protéger contre la Chine et les Etats-Unis quand ils s'attaquent à nos marchés publics ? Je ne sais pas.

ELIZABETH MARTICHOUX
Alors, qu'est-ce que vous dites sur l'immigration ? Marine LE PEN hier, aussi, elle a encore interpellé votre parti sur la question des frontières en disant « ils veulent renforcer Frontex, mais finalement les hommes de Frontex sont des hôtesses d'accueil, sont des hôtesses d'accueil pour tous ceux qui veulent passer la frontière. » qu'est-ce que vous lui répondez ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Si Marine LE PEN avait regardé ce qui s'est vraiment passé, Frontex a plusieurs missions, d'abord celle de, effectivement, mieux protéger nos frontières extérieures quand les Etats ont besoin d'aide, elle a aussi pour mission de réaccompagner à la frontière des personnes qui n'auraient pas le droit d'être en Europe, mais pour ça il faut qu'on ait une règle de l'asile commune, si vous n'avez pas la même politique d'asile en France, en Italie, et en Grèce, ce qui se passe c'est qu'un pays peut vous dire « non », la personne peut ensuite aller dans un autre pays.

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais d'abord sur le renforcement des frontières ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Mais sur le renforcement des frontières, ce qu'on a voté au Parlement, déjà, 10.000 hommes en plus, alors il faut ensuite qu'on précise encore la date, la montée en charge, mais 10.000 hommes en plus pour protéger nos frontières, ça peut permettre justement d'aider les pays, comme l'Italie et comme l'Espagne, qui sont par moment confrontés à beaucoup d'arrivées, et qui ont par exemple du mal, aujourd'hui, à traiter les dossiers aussi vite qu'ils le devraient. La France, Frontex et les autres, aident par exemple aujourd'hui en Grèce, à traiter les demandes qui sont faites en Grèce pour pouvoir donner une issue, qui soit ensuite respectée et qui puisse être appliquée, ça c'est notre travail. Ce qu'on veut faire sur l'immigration c'est, au fond, assez simple…

ELIZABETH MARTICHOUX
Vous avez dit « on va remettre à plat Schengen », on ne sait pas très bien finalement ce que ça veut dire remettre à plat…

AMELIE DE MONTCHALIN
Ça veut dire deux choses.

ELIZABETH MARTICHOUX
Ça veut dire renforcer Frontex ou remettre à plat, c'est-à-dire vraiment revisiter de fond en comble les règles européennes ?

AMELIE DE MONTCHALIN
C'est deux choses. C'est beaucoup mieux protéger nos frontières extérieures, pour qu'ils n'y aient pas de voies qui permettent…

ELIZABETH MARTICHOUX
Donc ça c'est un renforcement, pas une remise à plat.

AMELIE DE MONTCHALIN
Donc ça c'est un renforcement, et ensuite la remise en plat c'est que, aujourd'hui, on a 28 politiques d'asile. La Convention de Genève, c'est quelque chose de formidable, c'est une partie des valeurs européennes, moi je suis pour que cette convention elle soit respectée, mais pour qu'elle soit opérante, il ne faut pas que les gens puissent passer d'un pays à un autre pour faire des demandes qui ne sont, en fait, pas des demandes d'asile, et donc il faut que le droit d'asile soit extrêmement protégé, soit bien amélioré, mais pour ça il faut qu'on ait le même droit d'asile. Sinon, si on vous dit « non » en Grèce et qu'on vous dit « oui » en France, et qu'ensuite on vous dit « non » en allumage, ça n'a pas de sens, les gens ensuite circulent, et donc nous n'avons pas de position claire. Donc, ce qu'on demande c'est, une politique d'asile commune, des frontières renforcées, et un examen de la situation des personnes à l'entrée sur les pays d'arrivée.

ELIZABETH MARTICHOUX
François-Xavier BELLAMY lui propose, pour LR, de pérenniser les contrôles aux entrées des frontières intérieures, ce qui est possible, on l'a vu, il y a des dérogations pour le faire, tant que les frontières européennes seront encore poreuses et laissent passer les flux migratoires. Est-ce que c'est idiot comme proposition ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Ce que nous on est en train de faire c'est de faire en sorte que la situation se résolve le plus vite possible aux frontières extérieures pour que…

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais en attendant ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Mais le président de la République a très bien que si des pays ne jouaient pas le jeu du collectif, eh bien nous pourrions imaginer que certains pays soient temporairement exclus de la zone Schengen. Ce qui compte pour moi, voyez, c'est qu'on puisse être concret. Les Français, au fond, ils nous demandent pourquoi on vote pour les européennes ? il faut qu'on leur montre que ça a un lien dans leur vie quotidienne, et pour ça il faut arrêter d'être, soit dans le grand mensonge, qu'est celui de Marine LE PEN depuis des années, qui est de faire porter à l'Europe toutes les responsabilités, sans jamais y travailler elle-même pour que ça change, soit être dans une vision, que j'appelle un peu « romantique », parfois même « poétique », quand j'entends François-Xavier BELLAMY et Laurent WAUQUIEZ, c'est que d'un côté ils ont un discours, qui est très intéressant, sur les valeurs, sur notre histoire, moi je n'ai rien contre tout ça, sauf que le problème c'est que leurs vraies propositions ce sont des propositions qui sont proches de l'extrême droite, qui sont extrêmement réduites…

ELIZABETH MARTICHOUX
Par exemple ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Quand Laurent WAUQUIEZ, hier soir, nous explique que sa préoccupation c'est l'élargissement et la lutte contre l'islamisme, je veux dire, l'élargissement, la France a porté jusqu'à maintenant une parole très forte en disant que l'Europe n'était pas prête et que donc nous ne pouvions pas céder à l'ouverture si nous n'avions pas renforcé un certain nombre de politiques avant, donc c'est une fake news, c'est une fausse nouvelle, la France n'est pas pour…

ELIZABETH MARTICHOUX
C'est-à-dire qu'il laisse entendre que vous, vous voulez absolument l'élargissement à d'autres pays…

AMELIE DE MONTCHALIN
Et ensuite il nous parle d'islamisme, mais on fait plein de propositions contre le terrorisme. Parler d'islamisme, dans la campagne européenne, c'est surfer sur les peurs et c'est faire de l'extrême droite, en envoyant un candidat qui est beaucoup plus sympathique, beaucoup plus poétique, beaucoup plus romantique, qui s'appelle François-Xavier BELLAMY. Il faut que les gens soient clairs, qu'est-ce qu'ils veulent faire en Europe ? Vous savez, moi je suis ministre, de l'Europe, il va falloir qu'ensuite on travaille sur notre influence au Parlement, il faut que j'ai en face de moi des gens qui ont envie de travailler pour ce pourquoi ils s'engagent, pas pour nous faire, soit des discours, soit colporter des fake news.

ELIZABETH MARTICHOUX
Petite parenthèse, Amélie de MONTCHALIN. Pendant la campagne Emmanuel MACRON, campagne présidentielle, avait promis qu'un Français qui n'aurait pas un casier judiciaire vierge ne pourrait pas se présenter à une élection. On a appris la semaine dernière que Renaud CAMUS, polémiste d'extrême droite, condamné pour haine raciale, portait une liste, la 33e ou 34e, antimusulmans, il aura le droit de diffuser des clips de campagne d'ailleurs, comme les autres. Promesse non tenue d'Emmanuel MACRON ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Si vous regardez dans le programme d'En Marche, de la Renaissance, donc de cette alliance que nous faisons, donc pour l'Europe, dans le programme Renaissance il y a toute une partie justement sur la déontologie au Parlement européen, pour que ce que nous nous sommes imposé au niveau français puisse aussi devenir ce que nous nous imposons au niveau européen.

ELIZABETH MARTICHOUX
Mais vous ne l'avez pas imposé au niveau français, puisque la promesse n'est pas tenue, ce candidat, qui a été condamné…

AMELIE DE MONTCHALIN
Mais parce que les règles d'éligibilité au niveau européen ne sont pas fixées par la France, et c'est bien pour ça qu'il faut qu'on travaille au niveau européen, c'est typiquement un cas où si on veut que nos valeurs soient au niveau européen il faut travailler pour le faire.

ELIZABETH MARTICHOUX
Est-ce que vous regrettez qu'il soit candidat ? C'est la démocratie…

AMELIE DE MONTCHALIN
Non, mais je regrette que…

ELIZABETH MARTICHOUX
Les règles ont été respectées.

AMELIE DE MONTCHALIN
D'abord, je regrette que dans le débat public des gens puissent dire des choses antisémites, raciales, racistes, et puissent colporter des messages de haine. Je regrette également que des gens se servent d'élections européennes pour aller faire, on voit bien, tout autre chose, donc bien sûr que je le regrette, bien sûr.

ELIZABETH MARTICHOUX
Dans la Lettre aux européens d'Emmanuel MACRON c'est l'immigration qui arrivait, on en parlait il y a quelques instants, en tête de chapitre. Dans le programme dévoilé la semaine dernière c'est l'écologie qui arrive en tête. Pourquoi, pour draguer les électeurs écolos, d'évidence ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Parce que ce sont deux sujets où la solution ne se trouve pas en France.

ELIZABETH MARTICHOUX
Elle est où votre priorité ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Le président est très clair, le climat, les frontières et la prospérité économique et sociale. Alors, que ce soit un ou deux, deux ou un, ce qui est sûr c'est que ce sont deux sujets majeurs, sur lesquels si nous n'avançons pas, si nous n'apportons pas des solutions, les Français, à raison, trouveront que nous leur servons beaucoup de discours et pas beaucoup de résultats. On a, nous, trois objectifs, effectivement, sur le climat, considérer que nous ne pouvons pas tout seul, en France, faire baisser le réchauffement climatique dans le monde, c'est a minima à l'échelle européenne. Nous considérons que sur les frontières il faut que nous soyons beaucoup plus solidaires, beaucoup plus responsables, et que nous conservions un droit d'asile qui soit vraiment effectif, et c'est l'honneur de l'Europe de le faire. Et nous considérons enfin que sur la prospérité économique et sur notre convergence sociale le modèle économique et social européen a beaucoup de vertus, il doit aussi se réformer, parce qu'il y a le numérique, parce qu'il y a la concurrence extérieure, mais que c'est un des piliers, si on a fait l'euro ensemble, eh bien il faut qu'on puisse continuer à faire des choses, économiquement et socialement, qui nous aident à atteindre la prospérité, et une forme de convergence…

ELIZABETH MARTICHOUX
A propos de numérique, hier Ian BROSSAT, candidat pour le Parti communiste, estimait qu'il fallait conditionner le marché français, pour les GAFA, à un certain nombre de règles. Est-ce que c'est faisable ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Mais, déjà, grâce à la loi qui a été votée il y a quelques semaines, les plateformes numériques en France vont payer un impôt…

ELIZABETH MARTICHOUX
Oui, non, mais je vous parle d'autre chose, ça on a compris, on en a beaucoup parlé ici, là, est-ce qu'il faut conditionner le marché français à un certain nombre de règles pour les GAFA, est-ce que c'est faisable, est-ce que c'est souhaitable ?

AMELIE DE MONTCHALIN
On va voter dans quelques semaines une proposition de loi portée par mon ancienne collègue Laetitia AVIA, qui propose de retirer, de manière automatique, tous les contenus racistes et haineux d'Internet, notamment sur les réseaux sociaux, ce sont des règles qui vont s'appliquer aux plateformes. Je ne sais pas très bien ce que ça veut dire conditionner l'accès, mais…

ELIZABETH MARTICHOUX
D'ailleurs ce n'est pas Ian BROSSAT, je me suis trompée, c'est Nicolas DUPONT-AIGNAN, pardon pour la confusion.

AMELIE DE MONTCHALIN
La question ce n'est pas une question de conditions, c'est faisons évoluer notre droit, pour que des choses s'appliquent, et ensuite tous les acteurs, qu'ils soient GAFA, français, ou quiconque, doivent appliquer le droit, et donc nous sommes en train de faire évoluer notre droit, pour qu'ils payent des impôts, pour qu'ils retirent les propos racistes et haineux, pour qu'ensuite ils soient aussi impliqués sur la non-propagation des fake news qui, on le voit, minent beaucoup la démocratie.

ELIZABETH MARTICHOUX
Amélie de MONTCHALIN, secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, qui remplace Nathalie LOISEAU au gouvernement, secrétariat d'Etat, était l'invitée de RTL. Je voulais juste vous demander, est-ce une bonne candidate, ou pas, Nathalie LOISEAU ?

AMELIE DE MONTCHALIN
C'est une excellente candidate parce que pour porter la voix de la France il faut des gens qui connaissent l'Europe, ce qui est son cas.

ELIZABETH MARTICHOUX
MERCI A VOUS.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 15 mai 2019

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