Déclaration de Mme Amélie de Montchalin, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, en réponse à une question sur la Présidence du Conseil de l'Europe, à l'Assemblée nationale le 15 mai 2019. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de Mme Amélie de Montchalin, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, en réponse à une question sur la Présidence du Conseil de l'Europe, à l'Assemblée nationale le 15 mai 2019.

Personnalité, fonction : MONTCHALIN Amélie de.

FRANCE. Secrétaire d'Etat aux affaires européennes

Circonstances : Question au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 15 mai 2019

ti :

Merci Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Madame la Députée,


Effectivement, il y a 70 ans a été créé le Conseil de l'Europe qui depuis protège les Droits de l'homme de 800 millions de citoyens européens sans équivalent dans le monde.

C'est la Cour européenne des Droits de l'homme, c'est la Commission de Venise, ce sont des institutions extrêmement importantes, indispensables et que beaucoup de citoyens connaissent. Je me rendrai effectivement dès demain à Helsinki pour prendre au nom de la France la présidence de ce comité des ministres. Je crois que c'est une fierté pour nous et c'est aussi avec une pensée particulière pour Strasbourg, Monsieur le Député, que j'en parle puisque cette organisation siège au coeur de cette double capitale européenne.

Vous avez rappelé la situation de crise interne existant depuis l'annexion illégale de la Crimée par la Russie. Comme l'a dit le président de la République publiquement, nous souhaitons que la Russie reste membre du Conseil de l'Europe. C'est l'intérêt de l'organisation. C'est notre intérêt collectif car nous avons besoin d'un cadre multilatéral au sein du continent européen pour échanger sur les Droits de l'homme. Et c'est aussi l'intérêt des citoyens russes qui perdraient sinon la protection de la Cour européenne des Droits de l'homme.

Donc nous travaillons activement avec nos partenaires, avec également les Allemands et avec la présidence finlandaise pour avancer et résoudre cette crise. Chacun devra faire des gestes. Mais de premiers signaux favorables existent venant de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, venant du Comité des ministres, venant de la Russie elle-même. Et nous y travaillons avec beaucoup d'énergie avec Jean-Yves Le Drian et avec le président de la République.

Il est temps, en effet, comme vous le rappelez Madame la Députée, que le Conseil de l'Europe puisse de nouveau se consacrer pleinement à ses missions et à ses priorités. Nous en avons 3 pour notre présidence : d'abord renforcer les Droits de l'homme et ceux des femmes et des enfants. Lutter contre l'intolérance et promouvoir le dialogue entre les peuples et s'occuper des Droits de l'homme dans un nouveau contexte numérique de l'intelligence artificielle et de la bioéthique.

Merci de votre implication et de celle de tous les parlementaires qui siègent dans cette Assemblée parlementaire. Nous avons fort à faire. Encore merci.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 16 mai 2019

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