Déclaration de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires étrangères, en réponse à une question sur la lutte contre le financement du terrorisme, à l'Assemblée nationale le 14 mai 2019. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires étrangères, en réponse à une question sur la lutte contre le financement du terrorisme, à l'Assemblée nationale le 14 mai 2019.

Personnalité, fonction : LE DRIAN Jean-Yves.

FRANCE. Ministre de l'Europe et des affaires étrangères

Circonstances : Question au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 14 mai 2019

ti :
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Monsieur le député,


Merci d'avoir rappelé qu'il reste une otage française, Madame Pétronin aux mains des terroristes, que nous pensons à elle, et le président de la République, dans son hommage ce matin à rappeler le soutien de la nation à cette femme. Nous mobilisons tous les moyens possibles pour qu'elle puisse nous rejoindre le plus vite possible.

Quant à votre question, il est vrai que les organisations terroristes sont en train de multiplier leurs actions, leurs méthodes, leurs techniques, et qu'elles n'ont pas tardé à utiliser les nouveaux espaces financiers virtuels, la crypto monnaie, les transferts éclairs d'un bout à l'autre de la planète financière. C'est pourquoi il faut que nous soyons aussi sur ce terrain-là à l'initiative, c'est pourquoi la France, à la demande du président de la République a réuni en avril dernier, une conférence qui s'est intitulée "No Money for terror" qui regroupe de nombreux pays du monde qui veulent décider ensemble à lutter contre le terrorisme financier, et c'est dans cet état d'esprit que nous avons proposé une résolution au Conseil de sécurité sous la présidence française, qui a été adoptée à l'unanimité, ce qui est un signe de volonté collective affirmée.

Vous m'avez interrogé surtout sur les risques que pourrait représenter cette résolution sur le fonctionnement des organisations humanitaires qui risqueraient d'être soumises à ces impératifs techniques. Je dois vous dire que, lors de ce débat, je présidais moi-même le Conseil de sécurité à ce moment-là, nous avons eu l'occasion de rencontrer les organisations humanitaires internationales dans toute une série de représentations, et nous pouvons les assurer et les rassurer sur le fait que ce texte n'entravera pas leurs missions ni leurs possibilités légales de recours à de nombreux moyens, et en particulier, à des moyens en espèce qu'elles craignent ne pas pouvoir utiliser pour l'instant.

Ce ne sera pas le cas et merci de cette question.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 16 mai 2019

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