Déclaration de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires étrangères, en réponse à une question sur la situation en Libye, à l'Assemblée nationale le 14 mai 2019. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires étrangères, en réponse à une question sur la situation en Libye, à l'Assemblée nationale le 14 mai 2019.

Personnalité, fonction : LE DRIAN Jean-Yves.

FRANCE. Ministre de l'Europe et des affaires étrangères

Circonstances : Question au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 14 mai 2019

ti :

Les bateaux dont vous parlez, Monsieur le Député, ont été livrés à la marine libyenne sous l'autorité du président Sarraj, reconnu par la communauté internationale et par les Nations unies.

Je préférais vous le dire pour que les choses soient claires.

Vous faites ensuite référence à la situation en Libye. Celle-ci est très préoccupante, parce que le scénario et la feuille de route qui avaient été proposés par les Nations unies - plus précisément par M. Ghassan Salamé - à l'ensemble des parties, et qui avaient failli trouver un aboutissement favorable à Abou Dabi à la fin du mois de mars, ont été mis en échec à la fois par une initiative du maréchal Haftar et par une initiative - ou une non-initiative - du président Sarraj.

C'est la raison pour laquelle le président de la République a souhaité rencontrer et l'un et l'autre, afin d'appuyer l'initiative des Nations unies. Nous avons donc tenu hier à Bruxelles une réunion des ministres des affaires étrangères en vue d'inciter très fortement l'ensemble des parties à prendre le chemin des négociations, à faire appliquer immédiatement un cessez-le-feu et à parvenir à une solution politique - car il n'y aura pas de solution militaire en Libye.

Quant à la préoccupation que vous exprimez concernant les camps, j'y suis allé, Monsieur Faure et j'ai pu constater la situation moi-même, y compris dans les camps du HCR et ceux qui sont placés sous l'autorité du gouvernement libyen.

Il est nécessaire de faire en sorte que l'aide humanitaire puisse y parvenir rapidement. Cela ne sera possible que si la feuille de route politique peut être respectée. Nous souhaitons qu'elle fasse l'objet d'une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies. Sinon, je le répète, il n'y aura pas de solution, seulement la poursuite d'affrontements entre milices qui entraînent les situations que vous avez décrites.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 16 mai 2019

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