Déclaration de M. Didier Guillaume, ministre de l'agriculture et de l'alimentation, en réponse à une question sur le virus de la peste porcine africaine, à l'Assemblée nationale le 15 mai 2019. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Didier Guillaume, ministre de l'agriculture et de l'alimentation, en réponse à une question sur le virus de la peste porcine africaine, à l'Assemblée nationale le 15 mai 2019.

Personnalité, fonction : GUILLAUME Didier.

FRANCE. Ministre de l'agriculture et de l'alimentation

Circonstances : Question au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 15 mai 2019

ti :


Merci, Monsieur le Président,
Madame la Députée,


Vous me demandez de dresser un état des lieux de la propagation de la maladie ; mais votre question faisait parfaitement le point sur la situation.

Aujourd'hui, ce qu'il faut dire et répéter, c'est que la France est totalement indemne.

Si nous ne sommes pas touchés par ce fléau, c'est parce que nous avons pris des mesures, et je veux saluer l'engagement de tous les parlementaires, sur tous les bancs, mais aussi de toute l'administration et des fédérations de chasse, avec lesquelles nous avons pris des décisions drastiques.

Une cellule de crise a été installée ; nous avons dessiné une zone blanche dans la Meuse et dans les Ardennes ; nous avons construit 111 kilomètres de clôture, et à l'intérieur de cette clôture, nous avons tué tous les sangliers. Nous agissons de même en Meurthe-et-Moselle, où les tirs sont en cours d'achèvement.

La coordination avec la Belgique et le Luxembourg est effective : nous sommes passés d'une à deux réunions par semaine. Nous travaillons également, bien sûr, avec la Commission européenne, qui nous soutient totalement.

Le pire n'est jamais certain et, je le répète, pour le moment, la France est indemne. En Belgique, 800 sangliers abattus ont été testés positifs. Mais les observateurs européens, français, belges et luxembourgeois, estiment aujourd'hui que la maladie est contenue et qu'elle ne devrait pas arriver en France.

Parallèlement, nous menons un travail diplomatique avec les pays vers lesquels nous exportons, notamment la Chine et les Philippines, afin d'obtenir ce que l'on appelle la régionalisation ; si nous trouvions un cas sur le sol français, nous pourrions tout de même continuer d'exporter. Nous avons bon espoir d'aboutir.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 17 mai 2019

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