Déclaration de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires étrangères, en réponse à une question sur les tensions frontalières entre la Guyane et le Suriname, à l'Assemblée nationale le 4 juin 2019. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires étrangères, en réponse à une question sur les tensions frontalières entre la Guyane et le Suriname, à l'Assemblée nationale le 4 juin 2019.

Personnalité, fonction : LE DRIAN Jean-Yves.

FRANCE. Ministre de l'Europe et des affaires étrangères

Circonstances : Question au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 4 juin 2019

ti :
Monsieur le Député,


Le Suriname est un pays ami de la France. C'est un pays voisin puisque nous partageons 500 kilomètres de frontière. C'est un pays avec lequel nous avons une coopération active tant dans le domaine de la santé, de l'éducation, par le biais de l'Agence française de développement avec un partenariat extrêmement soutenu des services de Mme Girardin, à partir de la Guyane que vous avez citée ; nous avons aussi une coopération sécuritaire majeure pour la lutte contre l'orpaillage et la lutte contre les trafics de drogue. Cette coopération s'est traduite, vous le savez Monsieur le Député, par un accord cadre qui a été signé l'année dernière entre le Suriname et la France pour permettre un vrai développement partagé en particulier entre les deux rives du fleuve Maroni.

Mais il y a un problème, que vous avez soulevé et qui est réel, qui est celui de l'identification précise de la frontière sur le fleuve Maroni, puisqu'il y a sur quelques portions, très limitées, des désaccords qui ne sont pas conflictuels mais qui sont des désaccords techniques et de précision qui aboutissent à des incidents que vous avez relevés et en particulier qui rendent difficiles la coopération policière et la lutte contre l'orpaillage en particulier dans cette zone.

Dès que ces incidents ont été connus j'ai donné des orientations, les services centraux de l'Etat aussi, pour qu'il y ait une coopération très précise et très active qui est en cours depuis le début de l'année pour permettre, enfin, une délimitation acceptée par tous de la frontière entre le Suriname et la France. Et c'est ce à quoi, je pense, nous allons aboutir dans quelque temps avec la collaboration de tous pour qu'il y ait effectivement un développement partagé des deux côtés des rives du Maroni.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 11 juin 2019

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