Interview de Mme Amélie de Montchalin, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, avec France Inter le 3 juillet 2019, sur la désignation des dirigeants des institutions de l'UE et sur l'accord commercial entre l'Europe et le Mercosur. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de Mme Amélie de Montchalin, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, avec France Inter le 3 juillet 2019, sur la désignation des dirigeants des institutions de l'UE et sur l'accord commercial entre l'Europe et le Mercosur.

Personnalité, fonction : MONTCHALIN Amélie de, SALAME Léa.

FRANCE. Secrétaire d'Etat aux affaires européennes;

ti :

NICOLAS DEMORAND
Léa SALAME, votre invitée ce matin est secrétaire d'Etat aux Affaires européennes.

LEA SALAME
Bonjour à vous Amélie de MONTCHALIN.

AMELIE DE MONTCHALIN
Bonjour.

LEA SALAME
Et merci d'être avec nous. Vous rentrez tout juste de Bruxelles, vous êtes rentrée dans la nuit, Bruxelles où s'est jouée une pièce capitale du Mercato européen, avec son lot de psychodrames, de bagarres, de portes qui claquent. Peut-on dire, Amélie de MONTCHALIN, peut-on dire qu'en matière de nominations européennes, comme dans le football, à la fin c'est l'Allemagne qui gagne ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Moi, je crois que c'est l'Europe qui a gagné. En fait, il y a eu deux temps dans cette négociation. Il y a eu un temps où je pense que l'Europe a offert un visage assez piteux, et le président l'a d'ailleurs dit, une nuit où finalement un certain nombre de leaders ont trouvé que le Conseil européen c'était le bon endroit pour régler leurs divisions internes, leurs problèmes nationaux et leurs querelles d'égaux. Et on a tiré la sonnette d'alarme, on a mis 24 heures, c'était très long, c'était très pénible, et on a dit « il faut qu'on arrête ». Il faut que l'on puisse donner un visage à ce qu'est l'Europe, qui soit crédible, qui soit un visage d'expérience, un visage de compétences, et qu'on revienne avec ce pourquoi l'esprit européen doit travailler, à savoir une équipe qui puisse travailler pour le projet, sur lequel les mêmes chefs d'Etat s'étaient mis d'accord la semaine dernière, à savoir de porter le climat, les frontières, la protection, la défense, et puis un projet économique.

LEA SALAME
On va voir sur le fond. Mais sur la forme…

AMELIE DE MONTCHALIN
Et dans un deuxième temps, et donc il y a eu…

LEA SALAME
… sur comment ça s'est joué, sur les coulisses de cette négociation qui a été âpre, qui a été tendue ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Il y a eu un deuxième temps. Il y a eu le temps où, vous savez, sans relâche, j'étais avec lui, le président, on a monté et descendu des ascenseurs, on a été voir tout le monde, que ça soit les Espagnols, les Portugais, les Allemands, les Néerlandais, les Belges, les pays de l'Est, les pays du Sud, les pays du Nord, bref on a été voir tout le monde…

LEA SALAME
Je précise que vous m'avez montré dans les coulisses un cahier secret, un petit cahier secret où vous aviez sur chaque page les différents scénarios.

AMELIE DE MONTCHALIN
On a travaillé sur, je pense, je ne sais pas, 15, 20 scénarios. On y a été vraiment en se disant : au fond, ce qu'il faut pour nous, c'est de la compétence, c'est de l'expérience, c'est un équilibre géographique, c'est une parité. On n'est pas arrivé braqués, on ne s'est pas dit « c'est une bataille de drapeaux et on veut que nous on ait ci ou ça ». Et on a essayé avec le président de faciliter l'émergence d'un accord européen. Ce n'est pas un pays qui gagne à la fin. Aujourd'hui, qu'est-ce qu'on a ? On a deux femmes, qui prennent des postes extrêmement importants. Ce n'est pas parce que c'est des femmes que c'est intéressant, mais parce que ça montre qu'il y a un renouvellement. Et il y a un renouvellement et des compétences, ce sont des femmes qui ont montré, Dominique SEUX vient de le dire, du courage. Elles ont porté en Allemagne pour Ursula VON DER LEYE, des sujets qui n'étaient pas les sujets faciles. La défense, en Allemagne c'est un sujet compliqué.

LEA SALAME
Elle est très décriée en Allemagne.

AMELIE DE MONTCHALIN
Créer la Défense européenne…

LEA SALAME
Elle n'est pas très populaire.

AMELIE DE MONTCHALIN
Effectivement, ça n'a pas été très populaire, mais c'est un acte de courage. Et puis Christine LAGARDE, et puis Charles MICHEL, qui en Belgique a tenu un gouvernement de coalition de manière très active, et puis Josep BORRELL, qui est un diplomate chevronné. Et donc à la fin, c'est le projet européen qui gagne.

LEA SALAME
On va en parler, les uns après les autres. Vous dites : ce n'est pas un pays qui gagne, mais tout de même le PPE est sauvé, Angela MERKEL a sauvé le PPE, puisque que la présidente de la Commission européenne vient du PPE, ce n'est pas Frans TIMMERMANS, elle est proche d'elle, elle est Allemande, quant à Christine LAGARDE, Dominique SEUX vient de le dire, elle est très proche d'Angela MERKEL. Donc à la fin, Angela MERKEL qu'on disait fragilisée, et qu'on disait en fin de règne, elle a tout bon, là.

AMELIE DE MONTCHALIN
Angela MERKEL s'est abstenue sur l'accord.

LEA SALAME
Oui oui…

AMELIE DE MONTCHALIN
Elle s'est abstenue, parce qu'en Allemagne, ce choix-là aujourd'hui il n'est pas vu par tous comme une victoire. C'est une vraie entente franco-allemande. Angela MERKEL elle a eu à faire front à beaucoup de choses difficiles. La famille PPE n'était pas unie, la famille PPE s'est déchirée dimanche soir. Ensuite, le choix de Christine LAGARDE à la BCE, c'est un choix, pareil, que certains Allemands ne vont pas voir forcément comme une victoire. Et donc, moi je ne vois pas, ni la défaite, ni la victoire de quiconque, c'est le projet européen, et ce qui me plaît…

LEA SALAME
Est-ce que vous y voyez quand même la victoire du couple franco-allemand qu'on disait fragilisé ? Est-ce que là vous diriez à la fin : si ce n'est pas l'Allemagne qui gagne, c'est l'Allemagne et la France, le couple franco-allemand qui gagne ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Ce qui est certain, c'est que pour avoir vécu la nuit qu'on a vécue, on a passé énormément de temps à parler aux Allemands, pas pour faire des petits deals entre nous, mais parce qu'on a bien compris que si la France et l'Allemagne ne prenaient pas une forme d'initiative et ne se mettaient pas d'accord pour convaincre, dans leur cercle d'influence à la fois politique et géographique, on n'y arriverait jamais. Donc c'est ça qui a gagné.

LEA SALAME
La nomination de Christine LAGARDE à la tête de la BCE, suscite des remous dans les milieux financiers, il le disait Dominique, ils disent qu'elle n'est ni économiste, ni banquière centrale, qu'elle n'est pas spécialiste de politique monétaire, que le poste est ultra technique et compliqué, puisqu'une déclaration du patron de la BCE fait monter ou baisser les marchés. Qu'est-ce que vous répondez à tous ces arguments ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Vous savez, moi j'étais économiste avant d'être députée et puis maintenant au gouvernement. J'ai suivi la crise de la zone euro, je peux vous dire que Christine LAGARDE, à ce moment-là, était l'une des ministres les plus influentes, et qui a permis à l'époque à Jean-Claude TRICHET, puis à Mario DRAGHI, de faire beaucoup de choses. Je tiens aussi à signaler, vous savez, qu'il y a peu d'endroits au monde où les gouverneurs de banques centrales se font convoquer. Eh bien ils se font convoquer au FMI chez Christine LAGARDE. Tous les automnes, tous les printemps, c'est elle qui les réunit. Quand elle résout des crises dans le monde, c'est avec les banquiers centraux. Donc je pense que c'est un procès d'intention…

LEA SALAME
Sexiste ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Je ne sais pas s'il est sexiste, ce que je sais c'est que j'ai toute confiance et je pense qu'elle surprendra beaucoup de monde, justement en étant capables de porter aussi une voie qui certes est de la politique monétaire, mais c'est aussi de la politique économique et c'est extrêmement politique.

LEA SALAME
Alors, on y va sur les critiques de fond maintenant, ce duo de femmes ainsi que Charles MICHEL, le nouveau président du Conseil européen, sont des libéraux, ce sont des pro-marchés, ce sont des pros libre-échange, c'est ce que dénoncent vos opposants. Pour la France insoumise, Manon AUBRY a tweeté : « Top job, seul vainqueur le libéralisme ». Yannick JADOT : « Ce casting est le pire des statu quo ». Vous répondez quoi à ceux qui disent que c'est : « on prend les mêmes au fond, les mêmes idéologiquement et on continue » ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Moi je réponds qu'il faut qu'on garde ce sur quoi les chefs d'Etat se sont mis d'accord. Ce qui compte, c'est le projet. Il y a une semaine, ils se sont mis d'accord pour mettre le climat en première priorité. Ils se sont mis d'accord pour porter un projet d'Europe sociale, qui crée des emplois, qui est capable de se protéger, notamment en terme commercial, contre des pays qui viendraient importer des biens qui ne respecteraient pas nos normes. Ils se sont mis d'accord pour créer une défense européenne, pour créer une protection des citoyens notamment sur les frontières. Je ne sais pas si c'est libéral tout ça, ce que je sais c'est que ce sont les urgences sur lesquelles les citoyens nous ont demandé de travailler, c'est comme ça qu'ils ont voté, et puis au fond on a aussi respecté ce qu'est le Parlement européen. La première famille politique au Parlement européen c'est le PPE, ensuite vous avez un groupe centriste, plus les Verts, qui représentent plus que le PPE…

LEA SALAME
Vous avez les socio-démocrates qui ne le sont pas tellement, les socialistes ne sont pas du tout contents de ce qui s'est passé.

AMELIE DE MONTCHALIN
Alors, après, si on regarde dans les coulisses, on a travaillé pendant 24 heures sur un scénario où il y avait un leader social-démocrate en tête. On n'a pas réussi, mais on y a travaillé objectivement.

LEA SALAME
Frans TIMMERMANS.

AMELIE DE MONTCHALIN
Honnêtement, on y a travaillé avec beaucoup d'énergie, et donc à la fin, vous savez il faut qu'on regarde aussi de consensus. On aurait pu continuer à se dire « ce n'est pas le bon scénario, parce que ceci, parce que cela ». A la fin il faut que les Européens, un mois après les élections, ils aient une équipe d'Europe à la tête, qui puisse surtout, surtout maintenant, porter des résultats. On nomme des gens, pas parce qu'on les trouve jolis sur la photo, on nomme des gens parce qu'on veut ensuite que les choses avancent.

LEA SALAME
Alors justement…

AMELIE DE MONTCHALIN
Et on a nommé des gens qui sont là, en confiance, pour porter le projet sur lequel on s'était mis d'accord…

LEA SALAME
Amélie de MONTCHALIN, justement, vous dites : « je ne sais pas si c'est des nominations libérales ou pas », vous dites « le climat est notre priorité », et qu'est-ce qu'on voit ? On voit la signature de l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et les pays du Mercosur vendredi dernier, qui suscite un immense tollé d'opposition. Est-ce que vous nous dites ce matin que cet accord il est bon et qu'il faut le ratifier ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Moi je vois deux choses. On a porté des lignes rouges claires : on ne signerait pas si les pays sortaient de l'accord de Paris, et certains menaçaient de le faire, et ce qui aurait été beaucoup plus grave pour le climat, que de signer cet accord, en se disant, maintenant qu'ils vont le respecter, effectivement. On a mis des quotas, on a mis des normes environnementales à respecter et on a mis une clause de sauvegarde pour que nos agriculteurs, ensuite…

LEA SALAME
Certes, mais elles ne sont pas contraignantes.

AMELIE DE MONTCHALIN
Mais attendez, ce qui compte maintenant, c'est que tout le monde regarde ce deal, qu'on fasse une étude indépendante en France, au Parlement européen. Ensuite, vous savez, la démocratie ça marche. Le Parlement européen aura à statuer en toute objectivité, en toute souveraineté, c'est comme ça que la démocratie européenne fonctionne. Donc il y a un accord sur la table, où les chefs d'Etat…

LEA SALAME
Vous le trouvez bon cet accord, vous ? Hier Emmanuel MACRON l'a défendu en disant : attention au néoprotectionnisme. Ça veut dire quoi ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Moi, ce que je vois surtout, c'est que notre agriculture française exporte. Et vous ne pouvez pas demander à exporter si ensuite vous fermez vous-même vos frontières. Donc c'est pour ça qu'on fait des accords, c'est pour ça qu'on met des lignes rouges, c'est pour ça qu'on se crée des normes, c'est pour ça qu'on dit…

LEA SALAME
Et pourquoi les agriculteurs et la FNSEA, sont vent debout contre cet accord, si c'est bien pour les agriculteurs ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Eh bien c'est pour ça qu'il faut qu'on fasse cette étude, c'est pour ça qu'il faut qu'on aille dans le détail, c'est pour ça qu'il faut qu'on leur montre comment marche la clause de sauvegarde, qu'on s'assure qu'elle marchera bien dans les moments de crise. Il faut qu'on s'assure aussi que les normes qu'on demande au Brésil de respecter, à l'Argentine et aux autres pays d'Amérique du Sud, seront bien respectées, et ce qu'il faut maintenant, c'est que la démocratie fonctionne. Ce matin, est-ce que c'est le moment de se demander si la question de la ratification se pose là maintenant ?

LEA SALAME
Eh bien oui, bien sûr.

AMELIE DE MONTCHALIN
La réponse est non.

LEA SALAME
Pourquoi non ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Parce qu'il y a bien sûr un…

LEA SALAME
Il a été signé cet accord, il va être ratifié par le Parlement européen puis par les Parlements nationaux.

AMELIE DE MONTCHALIN
Mais là vous êtes extrêmement présomptueuse. Est-ce que les Parlements nationaux, est-ce que les Parlements européens aujourd'hui ont le texte ? Non. Est-ce qu'ils ont évalué ? Non. Est-ce qu'ils ont pu travailler ensemble pour peut-être regarder comment ça allait fonctionner, ou bien les critères eux-mêmes d'évaluation qu'ils voulaient créer ? Non. Donc on en est au début d'un processus, qui ensuite, c'est un processus démocratique, mais je tiens à rappeler que ceux mêmes qui voudraient pouvoir exporter des biens agricoles, parce que la France est une puissance qui exporte, eh bien il faut aussi qu'on réfléchisse que parfois, eh bien il faut qu'on ouvre nos frontières.

LEA SALAME
Il est question de ratification pour un autre traité, qui s'appelle le CETA, l'accord de libre-échange avec le Canada. Beaucoup dénoncent un accord avec l'un des pires pays du G20 sur l'écologie. Matthieu ORPHELIN, ex-député de chez vous, la République En Marche, qui a quitté le groupe, demande l'ajournement du vote, il arrive à l'Assemblée nationale. Est-ce qu'il faut le ratifier ?

AMELIE DE MONTCHALIN
C'est la discussion qu'on a ce matin au Conseil des ministres. Aujourd'hui l'évaluation à la fois en termes commerciaux, en terme environnementaux et sur les normes que nous avons posées, sont respectés, et donc ce sera un débat qui aura lieu au Parlement.

LEA SALAME
Est-ce que vous le souhaitez, qu'il soit ratifié ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Bien sûr que je souhaite qu'il soit ratifié, parce qu'on a évalué, parce qu'on en train de le suivre, parce qu'économiquement ce n'est pas du tout le raz-de-marée, c'est plutôt un excédent commercial français vis-à-vis du Canada qui a augmenté, et parce que sur les normes aujourd'hui on a la preuve que ça fonctionne.

LEA SALAME
Amélie de MONTCHALIN, vous comprenez que c'est compliqué de dire en même temps, l'acte 2 du mandat d'Emmanuel MACRON sera écologique, priorité à l'écologie, au climat, et en même temps d'expliquer la même semaine aux Français que vous avez signé, que l'Union européenne a signé le Mercosur et que vous allez ratifier le CETA, qui sont considérés par les écologistes comme des chiffons rouges ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Si l'écologie ça veut dire le nationalisme, le protectionnisme, le repli sur soi, je ne suis pas sûr qu'on soit d'accord. Je ne suis pas sûre d'ailleurs que les Français soient d'accord.

LEA SALAME
Vous avez le sentiment que c'est ce que défend Yannick JADOT, par exemple, le protectionnisme, le nationalisme et le repli sur soi ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Mais, les circuits courts c'est très bien. Dire qu'on veut que l'accord de Paris soit respecté, c'est très bien, mais moi je ne sais pas, dans ce monde-là, poser les conditions pour que ce soit effectif. On peut faire des discours, on peut dire : on veut que l'accord de Paris soit respecté. Moi je pense que quand on signe un accord commercial et qu'on pose des conditions, quand on fait ce qu'on a fait avec les Etats-Unis, de dire : « Nous la France, si vous ne respectez pas l'accord de Paris, eh bien vous n'avez pas notre voix pour ratifier », eh bien là on avance et je pense que vous faites du climat un enjeu politique et diplomatique, pas juste un enjeu d'affichage.

LEA SALAME
Dernière question. Carola RACKETE, la capitaine de bateau Sea-Watch, avec à son bord 40 migrants, entrés sans autorisation dans le port de Lampedusa, arrêtée immédiatement par la politique italienne, a été déclarée libre hier soir par la justice italienne. C'est une bonne chose ?

AMELIE DE MONTCHALIN
C'est une excellente nouvelle, parce que ceux qui sauvent des vies n'ont pas leur place en prison.

LEA SALAME
Est-ce que la saison de l'été arrivant, les bateaux de migrants arriveront aussi ? Est-ce que la France va changer sa position ou : c'est toujours on n'accueille pas les migrants dans nos ports » ?

AMELIE DE MONTCHALIN
Bien sûr, bien sûr qu'on accueille les migrants. Ensuite, le travail que je mène et que nous menons avec tous les ministres, c'est de réformer Schengen et de régime de l'asile.

LEA SALAME
Merci. Pardon, non, terminez votre phrase, on ne va pas vous couper comme ça !

AMELIE DE MONTCHALIN
Nicolas DEMORAND…

LEA SALAME
Non non, c'est le bip.

AMELIE DE MONTCHALIN
On travaille pour que structurellement on apporte des solutions de fond à ce sujet.

LEA SALAME
Merci Amélie de MONTCHALIN et belle journée à vous.


Source : Service d'information du Gouvernement, le 11 juillet 2019

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