Déclaration de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires étrangères, sur l'éducation et le développement, à Paris le 5 juillet 2019. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des affaires étrangères, sur l'éducation et le développement, à Paris le 5 juillet 2019.

Personnalité, fonction : LE DRIAN Jean-Yves.

FRANCE. Ministre de l'Europe et des affaires étrangères

Circonstances : G7 Education et Développement ; Conférence de presse avec M. Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, à Paris le 5 juillet 2019

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Mesdames et Messieurs,


Merci de votre présence. Avant de donner la parole à Jean-Michel Blanquer, je voudrais faire quatre remarques.

La première, c'est que nous avons eu ce matin une rencontre ministérielle d'un type nouveau dans le cadre de la préparation du G7 qui se tiendra à Biarritz, puisque nous avons tenu une réunion des ministres du développement et de l'éducation du G7. C'est la première fois que cela se passait. J'ai déjà eu l'occasion hier de vous dire que les réunions du G7 Développement étaient rares dans l'histoire du G7. Mais il y en a eu deux. Hier c'était la deuxième et l'on peut penser que cela se poursuivra dans les G7 futurs. Mais c'est la première fois qu'il y a une rencontre dite " jumbo ", entre les ministres du G7 de l'éducation et les ministres du G7 du développement. Ce qui montre la volonté de faire en sorte que l'éducation soit considérée comme le principal levier du développement et le principal levier pour sortir de la pauvreté. Ce n'est pas un hasard si nous faisons cela ici à l'Unesco, puisque c'est le creuset de l'engagement de la communauté internationale pour l'éducation.

La deuxième observation sur cette nouvelle méthode, c'est que c'est aussi la première fois que la composition " jumbo " est associée à une réunion commune avec les ministres de l'éducation du G5, accompagnés par le ministre de l'éducation du Sénégal. À cet égard, c'est un signe que nous avons voulu donner aussi sur la priorité que nous donnons au Sahel, puisque vous savez que la priorité au Sahel, l'Alliance pour le Sahel, sera un élément important de la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement qui se tiendra à Biarritz. Nous avons voulu que l'Alliance Sahel en faveur de l'éducation et de la formation des jeunes soit un élément central de la rencontre de Biarritz, et nous l'avons préparé ce matin.

Le troisième message, c'est que l'ensemble des travaux, et singulièrement après les témoignages et les prises de parole des ministres de l'éducation du G5, nous ont montré la place et l'importance de l'autonomisation des filles. Ce sera d'ailleurs le thème de la conférence de cet après-midi. C'est au coeur de nos priorités, et cela l'est encore plus maintenant après les travaux que nous avons tenus. Le G7 lance aujourd'hui une initiative forte qui s'appelle " Priorité à l'égalité ", qui est financé à la fois par la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Union européenne pour faire en sorte qu'il y ait un outil d'ingénierie de propositions, une plateforme d'initiatives permettant de favoriser l'égalité entre les filles et les garçons dans l'éducation dans toute l'Afrique et singulièrement dans la zone Sahel, pour aider les acteurs à mettre l'égalité au coeur de leur politique éducative. Car, on l'a vu et on le verra encore cet après-midi, il y a là un élément déterminant pour l'éducation et pour le développement. L'éducation et le développement passent par l'autonomisation des filles et la priorité à l'égalité.

Je voudrais d'ailleurs annoncer deux initiatives complémentaires, qui sont des initiatives prises par la France et que nous lançons aujourd'hui, qui sont dans l'esprit de cet engagement du G7.

La première, c'est un projet de contrat à impact de développement sur l'hygiène menstruelle qui est un des obstacles quotidiens à la scolarisation de millions de jeunes filles lorsque les conditions sanitaires ne sont pas en place dans les établissements scolaires. Nous allons, par ce mécanisme-là, inviter autour de la table les investisseurs prêts à financer des projets de développement portés par les ONG à cet égard.

Et puis nous lançons, au niveau français aussi, un fonds de contrepartie avec l'UNICEF, dont l'importance est reconnue par le G7. La France s'engage à verser pour chaque euro collecté par l'UNICEF France entre juillet et décembre 2019, la France s'engage à mettre un euro pour chaque euro collecté. Cet argent permettra de financer des projets de l'UNICEF en faveur de la scolarisation des filles au Sahel.

Un communiqué commun a été travaillé et il est maintenant rendu public - donc, je pense que vous pouvez en avoir connaissance - qui résume l'ensemble de nos travaux.

Enfin, le dernier message est que nous avons souhaité impliquer les jeunes eux-mêmes. À l'issue de ce point de presse, nous aurons un déjeuner avec des jeunes venus des pays du Sahel et du Sénégal participer activement à cette journée et porter la voix des jeunes militants de l'éducation dans leurs pays respectifs qui ont été largement consultés avant cette rencontre.

Vous voyez, c'est une approche renouvelée, une approche déterminée pour mettre la priorité sur l'éducation, en particulier au Sahel. Mais Jean-Michel Blanquer va vous commenter plus savamment que moi l'ensemble des conclusions auxquelles nous sommes arrivés.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 12 juillet 2019

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