Déclaration de M. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, en réponse à une question sur la situation en Algérie, au Sénat le 9 octobre 2019. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, en réponse à une question sur la situation en Algérie, au Sénat le 9 octobre 2019.

Personnalité, fonction : LEMOYNE Jean-Baptiste.

FRANCE. Secrétaire d'Etat auprès du Ministre de l'Europe et des affaires étrangères

Circonstances : Question d'actualité au Sénat, le 9 octobre 2019

ti : Merci beaucoup Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Sénateurs,
Monsieur le Sénateur,


La situation est complexe depuis plusieurs mois, vous l'avez rappelé. Pour resituer les choses, rappelons la démission du président Bouteflika, puis la décision du parlement réuni en congrès de désigner un président par intérim. Il a été constaté que le terme de la période d'intérim, prévu par la Constitution pour l'organisation d'élections présidentielles, a été franchi le 9 juillet dernier. Deux voies parallèles continuent à coexister, celle de manifestants, qui expriment une aspiration forte, profonde, à ouvrir un nouveau chapitre de l'histoire de l'Algérie, et celle des autorités, qui repose sur la volonté de faire en sorte que la Constitution algérienne puisse s'appliquer en l'état.

Dans ce contexte, le seul souhait de la France, est que les Algériens trouvent ensemble les chemins d'une transition démocratique. C'est ce que nous espérons pour l'Algérie, compte tenu de la densité des liens humains et de la profondeur des liens qui nous rattachent à ce pays.

C'est ce que Jean-Yves Le Drian a dit récemment à son homologue algérien Sabri Boukadoum, lorsqu'il l'a rencontré à l'AGNU.

Nous sommes confiants, oui, dans l'esprit de responsabilité, de civisme et de dignité qui prévaut depuis le début des manifestations et qui suscite effectivement l'admiration. Nous sommes attentifs à ce que cet esprit puisse continuer à s'exprimer pacifiquement, dans le respect de la liberté d'expression et de manifestation. La solution il n'y en a qu'une, c'est le dialogue démocratique, et nous continuerons de nous tenir aux côtés de l'Algérie et des Algériens dans le respect et l'amitié qui président à nos relations.


Source https://www.diplomatie.gouv.fr, le 11 octobre 2019

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