Conseil des ministres du 29 mai 2019. Les résultats des élections au Parlement européen. | vie-publique.fr | Discours publics

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Conseil des ministres du 29 mai 2019. Les résultats des élections au Parlement européen.

Personnalité, fonction : LE DRIAN Jean-Yves, CASTANER Christophe, MONTCHALIN Amélie de.

FRANCE. Ministre de l'Europe et des affaires étrangères; FRANCE. Ministre de l'intérieur; FRANCE. Secrétaire d'Etat aux affaires européennes

ti : Le ministre de l'Europe et des affaires étrangères, le ministre de l’intérieur et la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée des affaires européennes, ont présenté une communication sur les résultats des élections au Parlement européen.

1. Les résultats en France

L’élection des représentants français au Parlement européen s’est tenue le dimanche 26 mai 2019 et, en raison du décalage horaire, le samedi 25 mai dans les départements de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Guyane ainsi que dans les collectivités de Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Martin, Saint-Barthélemy et de la Polynésie française.

79 députés européens devaient être désignés par les électeurs Français. Cependant, dans un premier temps, 74 sièges seront répartis et 5 élus supplémentaires prendront leur fonction de représentants au Parlement européen à compter de la date du retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne.

34 listes rassemblant 2 686 candidats se présentaient aux suffrages de plus de 47 millions d’électeurs dans une circonscription nationale unique – marquant un retour au mode de scrutin en place avant 2004.

Cette élection a été l’occasion de mettre en œuvre de nouveaux dispositifs pour favoriser la participation électorale, notamment l’usage du répertoire électoral unique, qui a permis aux électeurs de s’inscrire sur les listes électorales au plus proche du scrutin et en ligne, ou encore le vote facilité pour les détenus. L’administration s’est pleinement mobilisée pour le succès de ces opérations de vote et les difficultés ont pu être résolues en temps utiles.

Le scrutin s’est tenu, une nouvelle fois, grâce aux maires, présidents de bureaux de vote et assesseurs, qui se sont portés volontaires pour veiller à la bonne tenue de l’élection. Ils pouvaient compter, à nouveau, sur la mobilisation totale des forces de l’ordre pour veiller à la sécurité des bureaux de vote.

La participation

Plus de 50 % des électeurs ont participé au scrutin, soit une augmentation de près de 8 points par rapport au scrutin de 2014. Ce taux de participation est le plus élevé depuis l’élection européenne de 1994, et accentue très fortement la légère augmentation de la participation déjà observée lors du dernier scrutin européen.

Les résultats

Les listes du Rassemblement national et de La République en Marche obtiennent chacune 23 sièges sur le total de 79 sièges.

En nombre de voix, la liste du Rassemblement national conduite par M. Jordan BARDELLA arrive en tête du scrutin, obtenant 23,31 % des voix. La liste de La République en Marche, conduite par Mme Nathalie LOISEAU, rassemble, quant à elle, 22,41 % des suffrages exprimés.

En troisième position, la liste Europe-Ecologie-Les Verts, conduite par M. Yannick JADOT, obtient 13,47 % des voix et 13 sièges.

La liste des Républicains, conduite par M. François Xavier BELLAMY, arrive en quatrième position, rassemblant 8,48 % des suffrages et obtenant 8 sièges. La liste de La France Insoumise, conduite par Mme Manon AUBRY, arrive en cinquième position en obtenant 6,31 % des voix et 6 sièges. Enfin, au même niveau que La France Insoumise, la liste Place Publique – Parti Socialiste, conduite par M. Raphaël GLUCKSMANN, obtient 6,19 % des voix et 6 sièges.

En plus des listes mentionnées, la liste Debout la France conduite par M. Nicolas DUPONT-AIGNAN (3,51 %) et la liste Génération.s conduite par M. Benoît HAMON (3,27 %) recueillent plus de 3 % des suffrages exprimés leur permettant de se faire rembourser leur frais de campagne par l’État.

Aucune autre liste ne franchit la barre des 3 %.

2. Les résultats en Europe

Au niveau européen, ces élections ont été marquées par une forte hausse du taux de participation (50,5 % contre 42,6 % en 2014, soit près de 8 points de plus), mettant fin à quarante années de baisse systématique du taux de participation moyen dans l’Union depuis la première élection du Parlement européen au suffrage universel en 1979 et revenant à des niveaux inégalés depuis 20 ans. C’est un signe de forte mobilisation des Européens.

Le scrutin s’est traduit par une baisse significative du nombre de sièges pour le parti populaire européen (centre droit et droite), qui obtient 180 sièges (24,2 %) contre 216 durant la précédente législature, et pour les sociaux-démocrates (S& D), qui obtiennent 145 sièges contre 185 précédemment (19,6 %). Ces deux groupes politiques ne disposent plus de la majorité absolue des 376 sièges (sur 751) nécessaire pour élire le président de la Commission et devront compter au minimum sur un troisième groupe politique.

Le groupe « ADLE / Renaissance / USR plus » devient la troisième force au sein de l’hémicycle avec 109 sièges (14,5 % des sièges contre 9,2 % précédemment). Le groupe Verts/ALE, avec 69 sièges, représente désormais 9,2 % des voix au Parlement européen. Dans cette configuration, le groupe « ADLE / Renaissance / USR plus » est appelé à jouer un rôle accru et central au sein du Parlement européen.

La hausse attendue du nombre de sièges des partis eurosceptiques et anti-européens (les groupes Europe des Nations et des Libertés (+ 26 sièges), Europe de la liberté et de la démocratie directe (+ 14 sièges) et Conservateurs et réformistes européens (- 18 sièges) n’a pas été aussi forte que prévue.

Il appartient désormais au Conseil européen, en tenant compte du résultat des élections européennes, de proposer un candidat à la présidence de la Commission.

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