Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion des premiers jeux européens des handicapés, Paris, Stade Louis Lumière, jeudi 7 juillet 1983. | vie-publique.fr | Discours publics

[ Publicité ]

Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion des premiers jeux européens des handicapés, Paris, Stade Louis Lumière, jeudi 7 juillet 1983.

Personnalité, fonction : MITTERRAND François.

FRANCE. Président de la République

ti : Monsieur le président,
- Mesdames et messieurs,
- Je féliciterai d'abord les athlètes car ce sont les athlètes qui ont réalisé l'essentiel de ce que nous observons aujourd'hui : la victoire sur eux-mêmes, sur leur difficulté d'être, la démonstration d'énergie et de courage moral et physique, leur réussite aussi. Combien de personnes ne connaissant pas leur handicap n'obtiendraient pas les résultats que j'ai pu constater ce matin |
- Ils sont venus, m'avez-vous dit, de vingt pays. Ils sont 750 pour ces jeux européens. Cela me conduit, naturellement, à remercier leurs dirigeants, chacun de ceux qui, dans des clubs, connus ou obscurs, s'appliquent de jour en jour à former ces athlètes, à les entraîner, à les encourager, à les soutenir de leur expérience et de leur dévouement sans oublier leur compétence dont on peut juger aujourd'hui.
- Mais, qu'auraient-ils pu faire sans l'esprit d'initiative des organisateurs ? J'entendais dire il y a un instant que l'on pensait, depuis plusieurs années, à cette rencontre de quatre jours. J'entendais dire que depuis de longs mois on y travaille pour obtenir les autorisations, que ce stade soit prêt à temps, pour répondre aux besoins particuliers de tout ce qui touche à ces sports. Je pense aisément à la somme de tracas, d'inquiétude mais aussi à l'association et au rassemblement des volontés qui ont permis cette réussite | Je tiens à remercier les uns et les autres, athlètes, dirigeants, organisateurs, qui sont eux-mêmes, le plus souvent, femmes et hommes, à avoir connu ces épreuves, qui les ont donc vécues et peuvent mieux comprendre que d'autres la marche à suivre pour répondre à la belle sentence de Pierre de Coubertin que vous venez de citer à l'instant, monsieur le président.
Je n'ai fait, tout simplement, que mon devoir, et qu'obéir aussi à l'intrêt que je porte au sport en venant parmi vous, en cette matinée. C'était officiel : oui, sans doute et j'y tenais. C'est la République française qui tient à remercier ceux qui sont ici ou qui ont préparé ces jeux européens. Mais aussi à-titre personnel, parce que j'admire beaucoup la qualité de l'effort, tout ce qu'exige l'effort d'une nation, d'une société, des sociétés différentes ici assemblées, des pays qui ont bien voulu participer. Car cela suppose aussi, à l'intérieur de chacun des pays d'Europe ou d'ailleurs, une organisation préalable. Cela ne peut pas être le résultat d'un effort soudain. Plus encore là qu'ailleurs, il faut savoir prévoir, préparer, s'obstiner pour gagner. Or, mesdames et messieurs, athlètes, dirigeants, organisateurs, en ce jour vous avez gagné.
- Je viens de dire à quel point je mesurais la peine. Laissons parler la joie. Elle est à la mesure de la peine car l'effort trouve toujours sa récompense.
- Des records, des titres européens détenus parfois par des athlètes que j'ai eu le plaisir de saluer, mais qui sont de rang mondial, des titres mondiaux, on me pardonnera si j'évoque ici le rang excellent occupé par la France. Telle est la loi du sport. Cela peut changer une autre fois et tant mieux pour les vainqueurs | Mais je suis heureux de constater que la France occupe, aujourd'hui, dans son souci de développer l'handisport, le rang qui doit revenir à un pays comme le nôtre.
- Salut à tous nos visiteurs | Ils sont nos amis dès lors qu'ils sont venus en confiance participer à ces compétitions de haut niveau. Salut et merci à vous tous | Sachez, mesdames et messieurs, que j'ai été heureux de passer ces quelques quart d'heures avec vous.

Rechercher