Lettre de M. François Mitterrand, Président de la République, à M. André Bergeron, secrétaire général de FO et président de FO consommateurs, sur le développement des médecines douces, Paris, le 26 février 1985. | vie-publique.fr | Discours publics

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Lettre de M. François Mitterrand, Président de la République, à M. André Bergeron, secrétaire général de FO et président de FO consommateurs, sur le développement des médecines douces, Paris, le 26 février 1985.

Personnalité, fonction : MITTERRAND François.

FRANCE. Président de la République

ti : Monsieur le Président,
- Vous avez appelé mon attention sur le développement des techniques médicales non conventionnelles, appelées médecines douces ou parallèles.
- Il s'agit là d'une réalité sociale qu'il n'est pas possible d'ignorer. Je me suis clairement prononcé pour l'ouverture d'un débat sur l'opportunité d'élargir la formation médicale à d'autres techniques dans lesquelles les médecines naturelles peuvent prendre place. Un rapport en ce sens a été remis l'année dernière au ministre de la santé 'Edmond Hervé' et sur sa demande. Une attestation de compétence en acupuncture sera prochainement délivrée dans les facultés de médecine ainsi qu'une attestation de compétence en médecine manuelle.
- Les Français sont attachés à la qualité de leur médecine et beaucoup d'entre eux souhaitent la voir s'ouvrir à d'autres pratiques, alternatives ou complémentaires, tout en étant assuré de leur efficacité et de leur innocuité.
- C'est dans cet esprit que le ministre des affaires sociales 'Georgina Dufoix' et le secrétaire d'Etat à la santé vont mettre en place un groupe de réflexion réunissant de façon paritaire des scientifiques et des membres du collectif de -défense des médecines alternatives. Le groupe sera chargé d'établir une méthodologie d'évaluation des médecines dites différentes.
- Les associations seront appelées à participer à ce débat avec les organismes scientifiques. Respecter la liberté de choix des malades, en leur donnant toutes les informations, pour que leur liberté corresponde à la plus grande efficacité thérapeutique, tel est l'objectif recherché.
- Je vous prie de croire, monsieur le président, à l'assurance de mes sentiments les meilleurs.

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