Communiqué du ministère des relations extérieures en date du 25 octobre 1985 sur la libération de Mme Inès Duarte au Salvador et l'accueil en France de guérilleros salvadoriens blessés (dépêche AFP). | vie-publique.fr | Discours publics

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Communiqué du ministère des relations extérieures en date du 25 octobre 1985 sur la libération de Mme Inès Duarte au Salvador et l'accueil en France de guérilleros salvadoriens blessés (dépêche AFP).

ti : La France a joué un rôle actif dans le processus qui a conduit à la libération jeudi de Mme Inès Duarte, fille du président salvadorien Napoléon Duarte, et a accepté d'accueillir des guérilleros blessés, a-t-on appris vendredi de source autorisée.
- Le gouvernement français, a indiqué le porte-parole du Quai d'Orsay, "se réjouit de la libération de Mme Inès Duarte et de Mme Ana Vecilia Villeda et signale que la France a pris une part active au processus qui a conduit à ce dénouement heureux".
- Depuis plusieurs semaines, a précisé le porte-parole, le ministre des relations extérieures, M. Roland Dumas, avait été informé, soit directement soit par l'intermédiaire de gouvernements amis, de l'intérêt du gouvernement salvadorien et du Front Farabundo Marti de Libération Nationale (FMLN) à voir la France jouer un rôle dans ce processus.
- Ces demandes se sont concrétisées lors de l'étape colombienne du voyage du Président François Mitterrand en Amérique latine la semaine dernière. Les deux parties ont alors fait savoir qu'elles souhaitaient que la France soit présente lors de l'échange de prisonniers et qu'elle puisse, de même que d'autres pays d'Europe occidentale, accueillir des guerilleros blessés.
- Ces requêtes ont été acceptées : les ambassadeurs de France à Panama et à San Salvador ont assisté à l'opération d'échange et des blessés (une vingtaine, croit-on savoir) vont être acheminés en France avec l'aide de la Croix-Rouge internationale, a précisé le porte-parole.
- La France avait déjà accueilli en septembre 1984, dix guerilleros salvadoriens blessés, qui avaient été soignés d'abord à l'hôpital Henri Mondor à Créteil, puis à l'hôpital de Berck-Plage, dans le nord de la France. La plupart ont quitté la France depuis, mais l'un d'eux est toujours hospitalisé à l'hôpital Henri Mondor.

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