Message de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion du colloque "Etudiants - Université - Entreprises : l'Europe de demain" dans le cadre des programmes Comett et Erasmus, Paris, mercredi 2 mars 1988. | vie-publique.fr | Discours publics

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Message de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion du colloque "Etudiants - Université - Entreprises : l'Europe de demain" dans le cadre des programmes Comett et Erasmus, Paris, mercredi 2 mars 1988.

Personnalité, fonction : MITTERRAND François.

FRANCE. Président de la République

Circonstances : Colloque "Etudiants Université Entreprises : l'Europe de demain" le 2 mars 1988 à la Sorbonne

ti : J'avais répondu positivement à l'invitation des organisateurs de ce colloque. Il s'agissait de la jeunesse, de l'éducation, de l'Europe. Comment ne pas être sensible à ces thèmes qui sont au coeur de notre avenir et au souci des initiateurs de cette rencontre de présenter à l'opinion, et d'abord à ceux qui sont au premier chef concernés, les premières réalisations des programmes "COMETT" et "ERASMUS".
- Mes obligations internationales en ont décidé autrement. A l'heure de vos débats, je serai à Bruxelles 'réunion de l'OTAN', mais je voudrais, par ce message, vous dire combien il me paraît en effet nécessaire de rendre hommage à ces deux programmes et d'en amplifier l'écho. COMETT, c'est la coopération entre l'enseignement supérieur et les entreprises ; ERASMUS, ce sont les échanges d'étudiants entre les universités. Il en a fallu de la volonté pour passer au travers des budgets et donner vie à cette ambition d'ouverture et de contacts | Mais l'Europe est à ce -prix, créer un espace qui soit aussi intellectuel et humain et pas seulement économique ou financier.
- Voilà, cela commence à se faire et la France n'est pas en reste. On la dit repliée sur elle-même et c'est pourtant elle qui, déjà, a déposé le plus de dossiers, pris les initiatives les plus nombreuses. Que ceux qui ont saisi ces instruments en soient remerciés. Ils contribuent ainsi à la construction de l'Europe de tous les jours, à l'émergence d'une conscience européenne sans laquelle l'édifice ne serait pas achevé.
- Je vois dans votre colloque le signe d'une double vitalité, celle de la France, de ses universités, de ses professeurs, de ses étudiants ; celle de l'Europe qui, malgré les obstacles, va son chemin vers le siècle qui vient.
- Je souhaite plein succès à vos travaux, j'en apprécie le sens, j'en espère des effets pour que l'Europe ne manque pas les rendez-vous qu'elle s'est fixés à elle-même.

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