Conseil des ministres du 06 Septembre 1989 La rentrée scolaire 1989. | vie-publique.fr | Discours publics

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Conseil des ministres du 06 Septembre 1989 La rentrée scolaire 1989.

Personnalité, fonction : JOSPIN Lionel.

FRANCE. Ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports

ti : Le ministre d'Etat, ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse et des sports, a présenté au Conseil des ministres une communication sur la rentrée scolaire.
- Le nombre d'élèves accueillis est en légère augmentation, 65000 environ, pour un total de près de 13 millions. Mais cette augmentation recouvre des évolutions contrastées suivant les niveaux d'enseignement : un accroissement des effectifs en école maternelle (+ 34500), dû au développement de l'accueil des enfants de 2 à 3 ans ; une stabilité du nombre des écoliers ; une diminution du nombre des collégiens (- 51500) et un nouvel et important afflux des lycéens : + 85000, dont 17000 accueillis dans les classes postérieures au baccalauréat. Les lycées professionnels, dont les effectifs sont en légère augmentation, sont en pleine évolution : le nombre des sections préparant au brevet d'enseignement professionnel et au baccalauréat professionnel (300 classes supplémentaires) s'accroît tandis que diminue le nombre des préparation en trois ans au certificat d'aptitude professionnel.
- Pour faire face à cette situation, l'Etat a accompli un effort budgétaire important : en particulier, 5150 emplois d'enseignants et d'encadrement ont été affectés à l'accueil dans les lycées et les lycées professionnels contre 3100 l'an dernier, alors que la croissance des effectifs est moindre qu'à la rentrée 1988 ; 800 postes d'instituteurs supplémentaires ont été ouverts.
- Des moyens nouveaux ont été également affectés aux établissements privés sous contrat selon les règles définies par la législation en vigueur (1364 contrats nouveaux).
- Pour leur part, les collectivités locales ont accru leur programme de constructions. 77 établissements s'ajoutent en 1989 aux 60 qui ont ouvert leurs portes l'an dernier.
- Les mouvements de populations sur le territoire national, la nécessité de combler le manque de moyens qui affecte certaines académies ainsi que la volonté de rattraper les retards de scolarisation qui touchent certaines régions, ont conduit à une répartition différenciée des emplois nouveaux entre les académies. 1100 postes d'instituteurs ont en outre été redistribués entre académies et entre départements. L'effort accompli en faveur des départements et territoires d'outre-mer a été particulièrement important : 797 postes ont été créés contre 321 en 1988.
- En dépit de la priorité accordée à l'Education nationale, il n'est pas possible de faire disparaître en une seule année toutes les difficultés même si une amélioration intervient à cette rentrée. Il demeure des classes de lycée à effectif trop important et des difficultés d'affectation en lycée professionnel. Des instructions ont été données aux recteurs et inspecteurs d'académie pour que soit recherchée avec chaque jeune une solution répondant le mieux possible à sa demande.
- Cette rentrée scolaire est marquée par le début de la mise en application de la loi d'orientation sur l'éducation. En particulier, 1700000 écoliers et collégiens vont bénéficier d'une évaluation de leur niveau en lecture, en écriture et en calcul, dans le but d'apporter un soutien à ceux qui en ont besoin. L'expérience d'apprentissage d'une langue vivante intéressera 150000 écoliers.
- Le contenu de l'enseignement, l'organisation de la formation ainsi que la conception des examens vont faire l'objet entre octobre et décembre 1989 d'une consultation comportant l'organisation de 28 colloques régionaux. Les résultats de cette consultation seront remis au Conseil national des programmes qui aura été installé entre temps.

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