Communiqué commun des participants de la conférence de Vina Del Mar sur l'Antarctique, en date du 6 décembre 1990, sur la protection de l'environnement en Antarctique. | vie-publique.fr | Discours publics

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Communiqué commun des participants de la conférence de Vina Del Mar sur l'Antarctique, en date du 6 décembre 1990, sur la protection de l'environnement en Antarctique.

Circonstances : Première session de la 11ème réunion consultative spéciale du traité sur l'Antarctique, à Vina del Mar (Chili) du 19 novembre au 6 décembre 1990

ti : La première session de la XIème réunion consultative spéciale du traité sur l'Antarctique qui s'est déroulée à Vina Del Mar au Chili, du 19 novembre au 6 décembre et à laquelle ont participé plus de 30 Etats et organisations, a permis d'enregistrer d'importants progrès dans le domaine de l'élaboration d'un régime de protection globale de l'environnement dans l'Antarctique.
- Depuis deux ans, la France et l'Australie, vite rejoints par la Belgique et l'Italie, défendent l'idée de l'élaboration d'un régime efficace comportant notamment l'interdiction des activités minières dans l'Antarctique, et l'obligation de réaliser une étude préliminaire d'impact sur l'environnement de toute activité avant que celle-ci soit entreprise. D'abord isolés, les quatre pays ont suscité des ralliements successifs à leurs vues, et la conférence de Vina a montré qu'un nouveau consensus était en train d'achever de se constituer entre les pays signataires du Traité de Washington sur l'Antarctique de 1959.
- La Conférence a pris la décision d'élaborer aussi vite que possible un nouvel instrument juridique international relatif à la protection globale de l'environnement en Antarctique. Elle en a entamé la négociation et décidé de se réunir à nouveau rapidement, en avril 1991, à Madrid afin, si possible, de parachever ses travaux.
- Sur le problème spécifique des activités minières, de nombreux pays ont, comme la France, souhaité leur interdiction. Si un petit nombre de gouvernements y sont encore réticents, un accord s'est fait pour reconnaître qu'il faudrait en tout cas interdire ces activités pendant une longue période. Tous les Etats ont confirmé qu'il convenait, en attendant l'adoption des futurs instruments, de maintenir la prohibition des activités minières.
- La Conférence a également donné son accord de principe selon lequel la mise en oeuvre de toute activité humaine dans l'Antarctique devrait être précédée d'une étude d'impact sur l'environnement. Elle a reconnu la nécessité d'un dispositif institutionnel permettant une mise en oeuvre effective des nouvelles règles, et envisage favorablement la création d'un Comité de la protection de l'environnement et d'un secrétariat, chargés d'assister les parties consultatives. Des travaux techniques ont eu lieu notamment sur la pollution marine, le rejet des déchets et le tourisme.
- Les travaux se sont achevés dans une atmosphère ouverte. Tout n'est cependant pas réglé, des questions aussi importantes que la mise en place de mécanismes d'inspection impartiaux, ou de dispositions permettant de suspendre ou d'arrêter une activité qui causerait des dommages à l'environnement, ou encore de rendre impossible la mise en oeuvre d'activités pour lesquelles les résultats de l'étude d'impact ont été négatifs, doivent être clairement tranchés.
- C'est pourquoi le gouvernement français, en prenant acte avec satisfaction des progrès réalisés, et en se réjouissant de l'évolution des esprits, entend continuer avec ceux qui partagent ses vues une action résolue pour que l'Antarctique "Réserve naturelle et Terre de Science" soit effectivement protégée d'atteintes à son environnement que les conditions locales rendraient irréparables. C'est dans cet esprit positif qu'il sera représenté à la réunion de Madrid.

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