Conseil des ministres du 27 Juin 1990 Relèvement du salaire minimum de croissance. | vie-publique.fr | Discours publics

[ Publicité ]

Conseil des ministres du 27 Juin 1990 Relèvement du salaire minimum de croissance.

Personnalité, fonction : ROCARD Michel, SOISSON JEAN Pierre, MITTERRAND François.

FRANCE. Premier ministre; FRANCE. Ministre du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle; FRANCE. Président de la République

ti : Le Premier ministre et le ministre du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle ont présenté au Conseil des ministres un décret portant relèvement du salaire minimum de croissance (SMIC) à compter du 1er juillet 1990.
- Le taux horaire du SMIC est porté de 30,51 francs à 31,28 francs, soit une augmentation de 2,5 % par rapport au taux actuel fixé au 1er avril dernier et de 4,6 % par rapport au taux fixé au 1er juillet 1989. Le montant mensuel brut du SMIC est ainsi porté à 5286,32 francs.
- Cette hausse, rapportée à la dernière évolution connue des prix à la consommation, soit du mois de mai 1989 au mois de mai 1990, fait apparaître une amélioration du pouvoir d'achat du SMIC, égale à celle du taux de salaire horaire, de 1,55 %.
- Comme l'a souhaité le Président de la République, cette augmentation s'inscrit dans une action durable visant à relever les bas et moyens salaires, de façon à ce que tous bénéficient des fruits de la croissance.
- Le 26 juin 1990, les partenaires sociaux se sont engagés à ouvrir avant le 1er octobre, dans les branches professionnelles, des négociations qui puissent assurer à tous les salariés une garantie de rémunération, dont le niveau soit supérieur au salaire minimum de croissance et à offrir des perspectives de déroulement de carrière définies en fonction de la qualification et de la formation. De plus, les branches professionnelles réviseront l'échelle des classifications.
- Ainsi, aucun salaire ne serait plus inférieur au SMIC et tout salarié pourrait progresser au cours de sa vie professionnelle. Pour atteindre ces objectifs, le Gouvernement a choisi de privilégier la négociation collective.

Rechercher