Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion de l'inauguration du collège de Montsauche, Montsauche, le 28 juin 1990. | vie-publique.fr | Discours publics

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Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République, à l'occasion de l'inauguration du collège de Montsauche, Montsauche, le 28 juin 1990.

Personnalité, fonction : MITTERRAND François.

FRANCE. Président de la République

Circonstances : Inauguration du collège de Montsauche le 28 juin 1990

ti : Mesdames,
- Messieurs,
- Je remercie monsieur le maire de cette invitation qui m'a permis de retrouver Montsauche après Château-Chinon, de retrouver ce haut Morvan et d'observer les progrès qui s'accomplissent chaque jour sous l'autorité des maires des communes, en relation étroite, en coopération avec le département, avec les cantons voisins, la région, l'Etat s'il le faut.
- Tous les projets que vous venez d'énumérer sont impressionnants, l'usine que j'ai visitée, l'état de la route, celle qui permet de se dégager vers le nord à la condition, bien entendu, qu'elle se poursuive vers le sud et qu'elle permette de rejoindre les points sensibles de développement auxquels nous travaillons.
- Je voudrais bien qu'on comprenne que si je vous ai déplacés en ce jour, c'est parce que je souhaiterais comme M. le maire de Montsauche, conseiller général, comme les élus de cette région, proposer à l'attention des Français ce qui peut apparaître comme un travail modeste, sur le terrain mais où il faut être animé par quelques grandes idées, et de vastes objectifs. Mais on n'obtiendrait rien sans la patience et la ténacité.
Donc prévoir et voir grand, mais peu à peu cela use sans doute bien des caractères. Cela peut lasser bien des énergies. Et pourtant, quand on mesure les résultats, on voit que la France se prépare beaucoup plus qu'on ne le croit et beaucoup plus qu'on ne le dit aux grandes compétitions qui l'attendent. Vous avez parlé de l'Europe de 1993, c'est vrai, c'est pour demain matin, 1993, avec tout ce qui s'en suivra et dans tous les domaines. La France, partie intégrante d'un marché unique de 340 millions d'habitants est ouverte désormais sur l'autre partie de l'Europe, l'Europe centrale et orientale avec, si l'on veut bien nous écouter, toute une série d'accords, de traités, d'associations, de coopérations, avec tous ces peuples qui accèdent à la démocratie et qui en demandent déjà davantage. Notre continent redevient lui-même, et non pas seulement au travers des récits de bataille, de conflits ou de mariages des rois ou des princesses, non seulement au travers de ce que vous apprenez pour l'instant à l'école, et qui fut l'histoire pendant 1000 ans de la France. Mais c'est une nouvelle époque qui commence. Dans la mesure où nous réussirons et nous ferons tout pour réussir, c'est-à-dire, une grande dimension, un vaste ensemble géo-politique, géo-économique qui devrait permettre à la France de projeter ses qualités, qui sont grandes, sa richesse historique, ses traditions, son caractère particulier, son génie d'invention bien au-delà de nos frontières en Europe et ailleurs. Mais c'est à partir d'une petite commune comme celle-ci, que je connais bien pour l'avoir représentée au niveau départemental pendant de longues années, que cela se fera.
Cette petite commune assez peuplée irait normalement vers une lente disparition, vouée à ne plus peser en rien dans aucun domaine et à voir ses habitants se désespérer, sa jeunesse partir et ceux qui restent, les plus âgés, considérer avec mélancolie, ce beau pays en perdition. Mais c'est le contraire qui se passe, et je le constate un peu partout. J'ai fait au cours de cette année toute une série de visites dans la Nièvre, et en particulier dans l'est de la Nièvre, c'est-à-dire du nord au sud du Morvan. D'une part cela me faisait plaisir. J'éprouve une véritable joie à retrouver de temps à autre mes amis d'une part, mes paysages, mes routes ; quand je dis "mes", je ne me les approprie pas, mais à force de les avoir parcourus, de les avoir fréquentés, je me sens de la famille. Si je n'y suis pas né, j'ai le sentiment d'avoir partagé ma vie avec ceux d'ici. Donc d'abord parce que cela me fait plaisir. Il faut reconnaître très humblement que je me rends plus aisément dans cette région que dans beaucoup d'autres, même si je vais dans beaucoup d'autres. Mais aussi parce que je pense que c'est utile pour attirer l'attention des Français sur eux-mêmes, car ils doutent le plus souvent. Il faut qu'ils retrouvent pleine confiance en eux.
- Je ne cherche pas à les flatter, je suis Français moi aussi et je connais bien nos défauts. Je sais comment, nous avons, à travers notre histoire, parfois gâché nos chances. Mais je sais aussi comment on les gagne, et je sais qu'en fin de compte, après ces mille années que je viens d'évoquer, nous sommes là parmi les grands peuples de l'Europe, on pourrait dire parmi les grands peuples de la terre. Nous continuons de nous situer, en dépit de notre faible, trop faible population - 56 millions environ d'habitants -, parmi les premières puissances du monde ; sur le plan industriel, sur le plan économique, sur le plan de nos exportations, sur le plan de nos capacités de défense, nous sommes toujours parmi les 3, 4 ou 5 premiers pays du monde. Et quand on sait les ravages provoqués par deux guerres mondiales qui se sont déroulées pour beaucoup sur notre sol, et que l'on peut constater lorsque l'on lit sur nos monuments aux morts, la longue liste des tués deux guerres 14-18 et 39-45 | la saignée subie par le pays, le choc moral, psychologique en même temps que physique subi par ce peuple finalement lassé d'être toujours celui qui vit sur une terre désirée, recherchée, disputée. Eh bien malgré cela, la France en 1990 peut montrer son visage. Il est accueilli dans le monde comme celui d'un peuple très présent dans toutes les affaires de la terre, qui entend choisir toujours les grandes perspectives, celle de l'Europe, en particulier.
Pourquoi craindre l'Europe ? La France a toujours gagné à élargir son champ d'action, la France a toujours gagné à élargir sa vision. Plus elle sera confrontée à l'ensemble des concurrences, si l'on commence par le commencement, il est possible d'épanouir nos capacités, nos qualités, nos ambitions, nos caractères à la dimension qui nous convient et cette dimension, elle a toujours été, il faut bien s'en convaincre, et je parle là aux Françaises et aux Français, universelle.
- Nous avons bâti des concepts qui ont entraîné tous les esprits du monde. On a cité 1789 ; l'an dernier, c'était le deuxième centenaire et nous l'avons partout fêté et célébré. Mais c'était beaucoup plus qu'un vague souvenir historique, un point de repère dans nos livres d'histoire. C'était l'éveil du monde à quelques idées simples et fortes qui se sont emparées de tous les esprits, qui ont armé toutes les volontés, qui ont fait déferler l'enthousiasme pour la liberté, pour l'égalité, pour la fraternité, pour la souveraineté du peuple.
- Et dans les temps qui ont précédé, que de philosophie, que d'idées générales, que de façons d'appréhender l'histoire du monde, l'histoire de l'esprit des hommes, sont venues de chez nous. Alors pourquoi ne serions-nous pas capables là où nous sommes désormais, d'être membres de grands ensembles auxquels il faut aspirer ? Nous serons d'autant plus forts que nous saurons sortir de chez nous, que nous éviterons de nous replier sur nous-mêmes. D'autant plus forts que nous accepterons la confrontation, le débat. Je disais tout à l'heure, la compétition internationale. Au fond, la France du début de ce siècle n'a rien gagné à son protectionnisme qui consistait tout simplement à protéger ses frontières, de telle sorte que les étrangers, leurs marchandises, leurs biens, leurs machines ne puissent pas venir chez nous, parce que nous avions un côté frileux qui nous laissait craindre que nos producteurs - paysans, ouvriers, artisans, commerçants - n'auraient pas autant de qualités que les autres. Que dis-je ? On est capable de le porter plus loin et de gagner des marchés, un peu partout, là où les hommes produisent.
Alors je disais tout à l'heure, cela commence quelque part tout cela. Cela commence dans une commune comme celle de Montsauche, cela commence dans une école comme celle-ci. Mais moi j'ai vu, comme beaucoup d'autres que j'aperçois et que je reconnais ici, ce qu'était devenu Montsauche à la fin de la deuxième guerre mondiale auprès de petites communes, comme Dun-les-Places dans l'autre canton voisin. Des hommes fusillés aux villages qui, comme Montsauche, ont été incendiés, quasiment rasés. C'était la fin de la guerre et nous supportions tous les désastres. Nous célébrions la victoire à laquelle notre peuple avait participé mais nous comptions aussi nos souffrances, nos douleurs et nos maux. Je vous reconnais, vous vous reconnaissez ; il a fallu mettre la main à la pâte. Je me souviens d'être allé loger chez Mme Minet et puis dans les baraquements et puis, chaque fois que l'on sortait, il fallait passer sur des claies pour ne pas s'enfoncer dans la boue jusqu'aux chevilles. Il n'y avait pratiquement pas de maisons debout. Seules avaient été épargnées quelques maisons par hasard, l'église pour partie. C'était fini. Qui serait venu habiter là ? Avec au surplus un sous-équipement évident. Les routes, c'étaient un festival de nids de poules. L'eau n'allait pas dans les fermes, l'électricité non plus. Les femmes allaient donc chercher l'eau, le plus souvent avec des seaux, ou bien des bêtes allaient jusqu'à la rivière la plus proche. Cela faisait perdre beaucoup de temps et cela représentait beaucoup de fatigue.
- On va croire quelqu'un qui serait un visiteur d'occasion, qui se trouverait perdu parmi vous ; il dirait mais le Président de la République est en train de confondre ; il parle du 16ème siècle, du moyen-âge. C'était comme cela, mais il n'y a pas que chez nous que c'était comme cela. Il n'y avait plus rien. Enfin, j'exagère, il y avait les femmes et les hommes du Morvan. Ils se sont mis au travail. Ils n'ont pas gémi trop longtemps. Ils ont enseveli leurs morts. Ils ont rebâti leurs maisons. Ils ont réensemencé leurs champs. Ils ont entretenu la forêt avec la coopération de beaucoup d'autres tout autour. Ils ont retracé leurs routes, ils ont fait venir la lumière, le chauffage. Je me souviens de Saint-Agnan, où nous nous éclairions à la bougie. Combien de communes étaient dans cet état |
- Je vous raconte cette histoire pour bien faire comprendre que la première partie de mon discours pouvait paraître bien ambitieuse. Vous pouviez pensez que je faisais la part trop grande à mon imagination ou à mon envie de voir la France devenir une grande puissance ; eh bien non | Pour reprendre le mot d'un grand poète, je veux que la France devienne ce qu'elle est. Et ce qu'elle est, c'est ce que je viens de vous dire. Le récit qui serait beaucoup plus long que vous, les plus jeunes, vous entendrez de vos grands-parents. Il n'y a pas eu beaucoup de récits écrits sur cette période. On avait autre chose à faire. Cette histoire pourrait s'effacer des mémoires, mais moi je vous la rappelle ici.
Tout a été rebâti, tout a été reconstruit, à la fois grâce à la solidarité nationale mais aussi grâce au courage, à l'envie de vivre et de vaincre des habitants du Morvan. Exemple : ce collège. Il a été menacé. Y aurait-il un collège dans le canton de Montsauche ? Est-ce qu'à partir des écoles qui existaient et qui avaient subi comme les autres les dégâts de la guerre, il pourrait y avoir un établissement scolaire d'un certain niveau, d'une certaine qualité éducative, capable de mener les enfants jusqu'à l'âge où ils vont poursuivre leurs études plus loin et de leur apprendre les premiers éléments ? Qui forme leur intelligence, qui forme leur caractère, qui leur apprend la méthode de travail, pour réunir les premiers éléments d'une vie intellectuelle suffisamment créatrice ?
- D'abord il fallait lutter. On l'a fait. Et, au moment où nous commencions à bâtir des châteaux en Espagne, un collège à Montsauche | On nous a ri au nez | Je me souviens aussi que nous avons eu à faire non seulement aux rigueurs de la nature, non seulement à la folie des hommes - c'était la guerre - mais aussi à l'indifférence de l'administration. Je me suis trouvé un jour votre prédécesseur, monsieur Thenault, conseiller général de ce canton, avec une carte scolaire qui faisait éclater le canton de Montsauche entre Saulieu, Lorme et Château-Chinon.
- Il n'y aurait plus eu de centre dans ce canton, qui n'est pas très peuplé, qui ne regroupe que dix communes, mais elles sont vastes. Je connais tous les hameaux de ces communes. J'ai connu à peu près toutes les familles qui vivaient dans ces hameaux. Je sais qu'à compter du moment où il n'y a plus de structure cantonale, de même que s'il n'y avait plus de structure communale - on en parle parfois et je suis hostile à cette disparition - ces gens seraient perdus. Ces pays seraient désertifiés. Vous seriez trop loin des centres, même des sous-préfectures, à plus forte raison de la préfecture, à cent kilomètres ou presque que vous êtes de Nevers. Alors que voulez-vous que l'on fasse ? On a manifesté. Les maires, dont quelques-uns sont parmi nous, les survivants, se sont rassemblés ; ils ont organisé des réunions populaires. Nous avons assailli l'administration et la hiérarchie gouvernementale de pétitions. Nous avons fait ce qu'il faut faire quand on veut se défendre et ce n'est pas une incitation au désordre, c'est simplement la pleine conscience des droits de notre peuple. Et puis on a gagné. On a gagné face à un pouvoir central hostile à nos démarches, à un pouvoir départemental indifférent. Et c'est ainsi que la décision de la création d'un collège à Montsauche a été prise. Mais la décision prise - il n'y avait pratiquement plus une pierre sur l'autre - l'école qui se trouvait ici, c'était du préfabriqué qui éclatait sous les rigueurs de l'hiver. Comment croyez-vous que les familles allaient réagir ? Envoyer leurs enfants dans ces conditions ? Ils les ont envoyés c'est vrai. Et les enseignants ? Comment travaillaient-ils ? Dans l'inconfort et avec le sentiment eux aussi qu'ils étaient complètement oubliés par tout le monde. Pour avoir du coeur à l'ouvrage dans ces conditions, il fallait que ce coeur fût bien accroché. C'est ce qui s'est produit.
Le département de la Nièvre a été secourable et sans lui nous ne serions pas parvenus à construire ce bel établissement. Le département de la Nièvre, son Conseil général de l'époque - je sais que la tradition continue - a décidé de prendre en mains alors que les lois de décentralisation n'étaient pas votées, a décidé la construction d'un certain nombre de collèges à répartir sur le département et Montsauche s'est trouvé bénéficier de cette décision. Et voilà, le collège existe. Il fonctionne. A chacun d'apprécier la qualité architecturale. J'ai quand même entendu les professeurs qui se trouvaient là se réjouir de la comodité de leur travail, de l'air, de la lumière, de l'effet spacieux de leur classe. J'ai le sentiment - et je ne pense pas que j'exagère - qu'on est quand même content, maintenant, dans le canton et même un peu plus loin, de disposer de cet établissement.
Je viens de visiter le lycée d'enseignement professionnel à Château-Chinon. Maintenant, la deuxième partie de ma journée se passe ici.
- Je vais dans beaucoup de départements de France et je vois beaucoup d'autres choses. Je m'arrêterai un moment sur l'usine qui se trouve tout à côté d'ici, sur le territoire de la commune de Montsauche. On y développe la filière bois. On travaille à partir de la matière première d'ici. Il faut savoir que parmi les postes déficitaires de notre commerce extérieur, alors que nous disposons de la plus grande forêt d'Europe, après le pétrole c'est le déficit en bois. Nous avons du bois mais nous achetons la majeure partie de nos meubles ailleurs. Bien des scieries disparaissent. Ce sont les capitaux étrangers qui viennent s'investir et nous allons acheter les produits finis ou semi-finis à partir du bois à l'étranger. C'est la meilleure façon de se ruiner, de laisser les autres s'enrichir sur notre dos. C'est exactement l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire. Je forme des voeux pour que cette petite usine réussisse. La commune de Montsauche a accepté de prendre des risques, elle a accru considérablement sa dette pour permettre de disposer ici d'un lieu de production et d'emplois qui, à sa manière, contribuera à l'éveil du Morvan dans la compétition nationale et internationale.
- Comme toujours, il s'agit de petites choses. Ceux qui m'entendraient de loin pourraient croire que j'évoque là de puissantes usines. Non, il s'agit de très modestes unités, mais c'est à la mesure du pays. Tout cela est né de rien. C'est à la fois une résurrection et c'est en même temps un véritable naissance.
Montsauche et le Morvan.. Non seulement par les équipements mais aussi par les sites dont elle dispose, par la beauté de ses lacs, en particulier les Settons, par la richesse de son histoire - je pense au Beuvray - c'est une région qui supporte la concurrence avec tous les lieux où l'on aime rêver, se promener, où l'on recherche les origines, où l'on peut en réfléchissant sur le passé construire notre avenir. J'espère que des jeunes qui sont au collège de Montsauche suivront la trace. Pour la plupart, ce sont des enfants qui viennent du canton, c'est en cela qu'il est attractif. Surtout n'organisez pas des concurrences entre vous. Veillez à harmoniser vos efforts et, comme cela, de loin en loin, je pourrai voir pour les années prochaines ce développement tant attendu, cette présence des femmes et des hommes du Morvan dans tous les domaines où l'on peut s'affirmer et montrer que l'on vaut bien les autres.
J'en ai fini mesdames et messieurs. Vraiment je tiens à vous remercier, d'abord vous-même monsieur le maire, conseiller général, mais aussi messieurs et mesdames les conseillers municipaux de Montsauche et puis mes anciens collègues et amis ou bien ceux qui sont les nouveaux maires des communes du canton de Montsauche. Je tiens à dire merci aux enseignants, au personnel non enseignant, tous ceux qui contribuent au développement de l'éducation nationale dont je parlerai demain dans une grande circonstance, je veux dire merci au Conseil général de la Nièvre, à son Président ou à ses principaux animateurs, aux dirigeants du parc régional du Morvan enfin à la Région qui de temps à autre participe à nos efforts. Que tous sachent qu'en m'offrant ce spectacle, aujourd'hui, de ce pays en pleine reconstruction, disposé à tous les combats pacifiques que l'on attend de lui, ils illustrent parfaitement mon souhait : je le répète, je veux que la France soit forte. Elle est d'abord forte de son peuple. Encore faut-il parler à ce peuple et que l'Etat lui fournisse les moyens de son développement.
- Je crois à tout cela. J'ajouterai juste une note qui est tout à fait conforme à ce que le gouvernement entreprend, je veux que la France soit forte, mais je veux aussi que la France soit juste. C'est-à-dire qu'entre les individus et les familles, entre les communes, les départements, les régions, la France avance du même pas. On ne peut pas parvenir à une sorte d'égalite absolue de moyens et de réussites mais la réussite nationale doit pouvoir porter ses bienfaits sur chacun d'entre vous de façon raisonnable sans jamais oublier les impératifs, qui s'imposent à tous ; il faut d'abord réussir à créer des richesses et nous sommes sur la bonne voie.
- Voilà pourquoi je vous dirai, pour conclure, que cette rencontre, dans ces lieux, est pour moi une raison supplémentaire d'espérer dans la France.

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