Communiqué des services du Premier ministre en date du 1er août sur l'accord entre la CEE et le Japon pour l'ouverture du marché européen aux automobiles japonaises. | vie-publique.fr | Discours publics

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Communiqué des services du Premier ministre en date du 1er août sur l'accord entre la CEE et le Japon pour l'ouverture du marché européen aux automobiles japonaises.

Circonstances : Approbation par le Japon le 31 juillet 1991 du compromis proposé par la CEE pour l'ouverture progressive du marche européen aux automobiles japonaises

ti : L'accord qui vient d'être conclu sur l'automobile entre la Communauté européenne et le Japon résulte d'une longue négociation dans laquelle le Premier ministre a pris une part active et a permis de faire prévaloir les intérêts de l'industrie automobile européenne et française.
- Cet accord était indispensable, parce que l'ouverture des frontières internes de la CEE au 1er janvier 1993 risquait de provoquer des importations subites et massives de voitures japonaises introduites en Europe par d'autres pays de la Communauté.
- La France ne peut fermer ses frontières aux importations dès lors que un ouvrier sur deux de son industrie automobile travaille pour l'exportation.
- Plusieurs de nos partenaires européens, qui n'ont pas d'industrie automobile nationale, souhaitaient une ouverture rapide de la totalité des pays européens aux voitures japonaises importées ou produites en Europe.
- Dès lors qu'un accord était nécessaire, il devait protéger nos intérêts et nous donner le temps d'accroître notre compétitivité.
- L'accord négocié au sein de la CEE, puis entre la CEE et le Japon, stipule que l'augmentation progressive des ventes de voitures japonaises en Europe aboutira à un volume de 16 % du marché en l'an 2000.
- Il stipule en outre que dans le cas où le marché européen cesserait de croître, le volume des voitures japonaises vendues en Europe diminuerait.
- Alors que le volume des ventes de voitures japonaises en l'an 2000 sera de 16 % dans la CEE, on estime qu'il se situera en France à environ 8 %.
- Tous les producteurs européens, sauf un, se déclarent satisfaits de cet accord, y compris General Motors Europe et Ford Europe.
- Enfin, une commission CEE-Japon se réunira pour mettre au point la méthode de surveillance de l'application de l'accord, avec la participation des industriels européens de l'automobile.

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