Conseil des ministres du 03 Avril 1991 L'industrie de l'électronique. | vie-publique.fr | Discours publics

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Conseil des ministres du 03 Avril 1991 L'industrie de l'électronique.

Personnalité, fonction : FAUROUX Roger.

FRANCE. Ministre de l'industrie et de l'aménagement du territoire

ti : Le ministre de l'industrie et de l'aménagement du territoire a présenté une communication sur l'industrie de l'électronique.
- L'électronique est une industrie stratégique qui représentera en l'an 2000 environ 10 % du produit intérieur brut à l'échelle mondiale. Mais l'industrie électronique européenne traverse une période difficile. Dans ce secteur, le déficit de la balance commerciale des Etats de la Communauté économique européenne a atteint 34,2 milliards de dollars en 1989. Plusieurs grands groupes européens ont enregistré des pertes en 1990.
- Face à ses concurrents américains et japonais, l'industrie électronique européenne souffre d'une grande dispersion et d'une position trop faible sur son marché intérieur. Deux facteurs ont en outre pesé sur les marges des entreprises en 1990 : le ralentissement de la croissance et l'évolution des parités monétaires.
- Pour redresser cette situation, il faut que les conditions de la concurrence permettent aux industriels européens de bénéficier des parts de marché qui devraient leur revenir. Il est également nécessaire d'encourager les coopérations européennes et d'accroître l'effort de recherche. Cette stratégie permettra de renforcer les points forts de notre industrie.
- Dans ce contexte, les priorités du Gouvernement sont les suivantes.
- 1 - Réussir le projet européen de la télévision à haute définition.
- 600 millions de francs seront consacrés à la télévision à haute définition en 1991, dont 430 millions de francs au titre du contrat pluriannuel passé avec Thomson. Le capital de Thomson sera augmenté de près de deux milliards de francs en 1991.
- 2 - Préparer l'avenir de l'informatique.
- Le groupe Bull, dont les résultats se sont fortement dégradés, a lancé au mois de novembre 1990 un plan de mutation.
- Ce plan repose sur un projet de recherche et de développement d'un montant de 14 milliards de francs qui sera soutenu par l'Etat à concurrence de 2,7 milliards de francs entre 1991 et 1994 dans le cadre d'un contrat pluriannuel.
- Bull bénéficiera aussi de 4 milliards de francs d'apport de capital en deux ans, dont 2 milliards de francs versés en 1991 par l'Etat et France Télécom. Avec l'intégration de l'avance d'actionnaire de 1,5 milliard de francs déjà versée en 1990, le capital de Bull augmentera donc de 5,5 milliards de francs en deux ans.

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