Texte de l'article de M. François Mitterrand, Président de la République, paru dans "But" du 11 octobre 1991 sur les déconvenues passées et les succès actuels de l'équipe de France de football. | vie-publique.fr | Discours publics

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Texte de l'article de M. François Mitterrand, Président de la République, paru dans "But" du 11 octobre 1991 sur les déconvenues passées et les succès actuels de l'équipe de France de football.

Personnalité, fonction : MITTERRAND François.

FRANCE. Président de la République

ti : Le journal "But" m'a posé une vingtaine de questions, fort pertinentes pour la plupart, mais auxquelles je préfère donner une réponse globale. Il est exact que je n'ai jamais cessé d'être intéressé par le football et par les choses du football, et il n'y a, bien évidemment, aucune incompatibilité entre les fonctions que j'exerce et l'intérêt que je porte à un sport qui plonge si profondément ses racines dans notre peuple. Je ne me suis pas détourné du football. J'avais d'autant plus de raisons de lui rester fidèle que les dix années qui viennent de s'écouler ont été celles d'une croissance sans précédent du football français, et comme un âge d'or de l'équipe de France.
- Cette croissance n'est pas allée sans crises. Tout ce qui réussit excite des appétits, des convoitises : il y a eu des excès, des abus ; mais il me semble que les choses rentrent dans l'ordre, et la bonne entente entre la Fédération et les pouvoirs publics n'y est pas étrangère. Certes, la décennie qui a commencé avec le "Mundial" de 1982 n'a pas été constamment favorable à l'équipe de France, et je n'oublie pas les déconvenues des saisons 1986 - 87 et 1987 - 88 ; mais on ne peut gagner tous les jours, et l'essentiel est de savoir tirer la leçon des échecs. L'impressionnante série de succès de l'équipe de France est remarquable et prometteuse. Expression et en même temps moteur du football français, l'équipe de France méritait bien l'hommage qui lui est rendu aujourd'hui et auquel je m'associe bien volontiers.

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