Communiqué du ministère des affaires étrangères, en date du 7 février 1992, sur les propos de M. Lévy, ministre des affaires étrangères israélien, sur l'affaire Habache. | vie-publique.fr | Discours publics

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Communiqué du ministère des affaires étrangères, en date du 7 février 1992, sur les propos de M. Lévy, ministre des affaires étrangères israélien, sur l'affaire Habache.

ti : Le gouvernement français déplore vivement les propos tenus par M. David Lévy, ministre des affaires étrangères d'Israël, le 5 février devant le Knesset. Il ne peut admettre que soit mise en cause la bonne foi de la France et sa détermination à lutter contre le terrorisme. Il rappelle que, contrairement aux propos tenus, la lumière a été faite sur le séjour en France de M. Habache et que le gouvernement français en a tiré les conséquences.
- S'agissant des aspects judiciaires du problème, le gouvernement français rappelle que l'autorité judiciaire est, en France, totalement indépendante du pouvoir exécutif.
- Conformément à ce principe, un juge d'instruction a pris, en toute liberté, les décisions qui lui paraissaient s'imposer. Il serait exorbitant du droit de maintenir un homme en état d'arrestation sous le seul prétexte qu'une demande d'extradition pourrait être éventuellement formulée à son encontre. En l'occurrence, elle ne l'a pas été.
- Enfin, la France s'étonne que l'on puisse lui reprocher un excès de préoccupations humanitaires et mettre en doute "son honneur, celui de sa démocratie et de ses institutions", alors que chacun sait qu'elle agit comme un Etat de droit et qu'elle s'attache au respect scrupuleux du droit international et des droits de l'Homme.
- La France fera une démarche de protestation par la voie de son ambassadeur à Tel Aviv.

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