Communiqué des pays de la CEE, en date du 17 février 1992, sur le processus de paix au Proche-Orient. | vie-publique.fr | Discours publics

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Communiqué des pays de la CEE, en date du 17 février 1992, sur le processus de paix au Proche-Orient.

ti : La Communauté de ses Etats membres suivent de près les développements dans le processus de paix au Moyen Orient en ce qui concerne à la fois les volets bilatéral et multilatéral.
- La réalisation d'une paix durable dans la région est d'une importance vitale pour l'Europe. Telle est la raison pour laquelle la Communauté et ses Etats membres sont tout à fait déterminés à jouer un rôle important dans ce processus, tenant compte que le Moyen-Orient est une région avoisinante avec laquelle l'Europe maintient depuis longtemps des liens politiques, historiques, culturels, économiques et commerciaux et dont la stabilité et la sécurité sont essentielles pour la stabilité et pour la sécurité de l'Europe elle-même.
- La mise en train de la phase multilatérale du processus de paix au Moyen-Orient à Moscou est de nature à renforcer les discussions bilatérales. Elle est en elle-même une mesure concrète de renforcement de la confiance qui devait permettre à la paix de devenir une réalité et d'assurer le développement d'une véritable coopération régionale. Cependant, des progrès de substance dans le cadre multilatéral ne pourront être obtenus que si des progrès réels peuvent également être enregistrés sur les questions centrales en discussion dans le cadre bilatéral.
- La Communauté et ses Etats membres rappellent leur engagement à jouer un rôle constructif et actif dans les négociations multilatérales. Pour assurer le succès de cette entreprise certains obstacles doivent encore être surmontés. Premièrement, la présence de toutes les parties directement impliquées est essentielle pour les prochaines phases du processus multilatéral. Deuxièmement, une formule permettant une participation plus large des Palestiniens doit être recherchée. Troisièmement, les Nations unies et leurs Agences spécialisées doivent participer et contribuer au développement de la coopération régionale. Quatrièmement, la Communauté et ses Etats membres doivent participer, de préférence en tant que co-organisateur, à tous les Groupes de travail établis dans le cadre des négociations multilatérales. En effet, outre leur implication étroite dans les groupes de travail de nature économique, ils estiment qu'ils doivent être pleinement associés aux travaux des groupes de travail de nature manifestement politique tel que celui sur le contrôle de l'armement et la sécurité régionale.
- La Communauté et ses Etats membres appellent instamment toutes les parties à s'engager dans le processus de paix et à s'abstenir de toute action que mettrait en péril les négociations ou qui porterait préjudice à l'établissement d'un climat de confiance, y compris la poursuite de la politique actuelle d'implantation de colonies. Par ailleurs, la Communauté et ses Etats membres condamnent tous acte de violence, indépendamment de leur origine.

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