Déclaration du Conseil européen sur le processus de paix au Proche Orient (annexe 3), Lisbonne le 27 juin 1992. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration du Conseil européen sur le processus de paix au Proche Orient (annexe 3), Lisbonne le 27 juin 1992.

Circonstances : Conseil européen de Lisbonne les 26 et 27 juin 1992

ti : Le Conseil européen réaffirme son soutien au processus de paix lancé à Madrid en octobre 1991, qui offre une chance unique de faire la paix. Il revêt une importance capitale pour le monde et pour l'Europe en particulier, qui a un rôle essentiel à jouer dans la stabilité politique et économique de la région. Le Conseil européen rend hommage à l'engagement et à la persévérance de ceux qui ont co-parrainé ce processus ainsi qu'à la sagesse et au courage dont ont fait preuve les parties directement concernées.
- Le Conseil européen a pris acte des résultats des élections en Israël. Il estime que ces résultats, qui illustrent la tradition démocratique israélienne, renforceront le processus de paix et l'engagement de parvenir à un règlement juste et durable. Il espère que le nouveau gouvernement israélien ainsi que les parties arabes concernées saisiront l'occasion de négocier une paix durable.
- Le Conseil européen reconnait qu'il appartient aux parties au conflit de fixer les conditions d'un règlement qui, pour être efficace, doit être librement négocié et accepté d'un commun accord. Toutefois, le Conseil européen réitère sa conviction selon laquelle, pour qu'un accord se revèle juste et durable, il devra être fondé sur les résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui consacrent le principe de l'échange de territoires contre la paix. Il devrait assurer la sécurité de tous les Etats de la région, y compris Israël, à l'intérieur de frontières reconnues et garanties et permettre aux Palestiniens d'exercer leur droit à l'autodétermination.
- Le Conseil européen réaffirme la nécessité pour toutes les parties de s'engager dans le processus de paix, de s'abstenir de tout acte de violence et d'éviter toute action risquant de mettre en péril les négociations ou de compromettre le climat de confiance. Il espère que le nouveau gouvernement israélien et les parties arabes feront rapidement le nécessaire pour mettre en oeuvre des mesures de nature à faire naitre la confiance. Il espère qu'un terme sera mis à la construction et au développement de colonies israéliennes dans les territoires occupés, y compris à Jérusalem-Est, ces pratiques étant illégales au regard du droit international, et que les dispositions de la quatrième convention de Genève seront pleinement appliquées. Le Conseil européen demande également aux membres de la Ligue arabe de lever le boycott commercial imposé à Israël, qui n'est pas compatible avec l'esprit du processus de paix.
- Le Conseil européen réitère l'engagement pris par la Communauté et ses Etats membres de jouer un rôle constructif et actif dans le processus de paix, tant au niveau bilatéral qu'au niveau multilatéral, conformément aux positions de principe bien connues de la Communauté. Tant Israël que ses voisins arabes peuvent compter sur l'engagement de l'Europe en faveur d'un avenir de paix et de prospérité dans la région à la lumière des progrès réalisés dans le processus de paix.
- Le Conseil européen réitère le désir de la Communauté de voir la résolution 425 du Conseil de sécurité pleinement mise en oeuvre. Il réaffirme son soutien à l'indépendance, à la souveraineté, à l'unité et à l'intégrité territoriale du Liban. Il appelle au retrait de toutes les forces étrangères du Liban et invite les parties à coopérer avec les forces des Nations unies présentes dans ce pays. Le Conseil européen estime que le peuple libanais devrait pouvoir s'exprimer lors d'élections organisées de manière à garantir qu'elles seront libres et loyales.

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