Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République lors de la visite d'Etat de S.M. la reine Elisabeth II et de S.A.R. le prince Philip duc d'Edimbourg, Orly, le 9 juin 1992. | vie-publique.fr | Discours publics

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Allocution de M. François Mitterrand, Président de la République lors de la visite d'Etat de S.M. la reine Elisabeth II et de S.A.R. le prince Philip duc d'Edimbourg, Orly, le 9 juin 1992.

Personnalité, fonction : MITTERRAND François.

FRANCE. Président de la République

Circonstances : Visite officielle de la reine Elisabeth II et du prince Philip, duc d'Edimbourg (du 9 au 12 juin 1992) ; accueil à l'aéroport d'Orly

ti : La France est très heureuse de vous accueillir. J'ai moi-même eu l'occasion il y a bien longtemps, c'était en 1957, de vous recevoir au rang qui était le mien au sein du gouvernement de la République.
- Les années ont passé, et l'attachement que vous porte le peuple français lui n'a pas changé. Je dirai même qu'il s'est accru, à mesure qu'au travers des années, il a pu constater à quel point vous restiez proche de nous dans le cadre du rôle qui est le vôtre. Vous avez su préserver en toutes circonstances des liens très forts, je dirai même privilégiés avec la France. Votre emploi de notre langage, votre connaissance de notre culture et la manière dont vous savez nous accueillir, comme vous l'avez fait à l'égard de ma femme et de moi-même il y a quelques années à Londres, tout cela est simplement une façon de prouver que vous êtes l'exemple vivant de ce qui peut être accompli entre le Royaume uni et la France.
- Et vous, Monseigneur, que j'ai eu l'occasion de rencontrer d'autres fois, pour d'autres causes qui vous sont chères, qui nous sont chères, soyez le bienvenu une fois de plus sur notre territoire.
- Les personnalités qui vous accompagnent, recevront, je l'espère, de la part de ceux qui les attendent l'accueil le plus sensible.
- Pendant ces quelques jours, Madame, nous pourrons engager quelques grands thèmes touchant à la vie de nos deux pays, comme à la construction de l'Europe, comme à la paix dans le monde.
- Mais ce matin, c'est surtout la joie qui s'exprime, le plaisir de vous avoir parmi nous. C'est la troisième fois depuis le début de votre règne que vous venez en voyage d'Etat en France, connaissant les traditions et les règles du Royaume, nous y sommes d'autant plus sensibles. Et je vous prie de bien vouloir entendre dans ma bouche le salut affectueux, très amical et respectueux du peuple français tout entier.

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