Communiqué des services du Premier ministre, en date du 10 février 1993, sur la première phase des travaux de construction du TGV Est jusqu'à Baudrecourt (Moselle). | vie-publique.fr | Discours publics

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Communiqué des services du Premier ministre, en date du 10 février 1993, sur la première phase des travaux de construction du TGV Est jusqu'à Baudrecourt (Moselle).

ti : Le Gouvernement confirme la décision annoncée le 31 décembre 1992, d'entreprendre la construction du TGV-Est. C'est un projet ambitieux, mais établi sur des bases réalistes.
- L'essentiel du projet sera réalisé dans une première phase.
- L'enquête publique sera lancée en 1994 sur l'ensemble de la ligne nouvelle de Paris à Strasbourg. La construction aura lieu en deux phases, la première portant sur la construction de 300 Kms de lignes nouvelles entre la banlieue parisienne et Baudrecourt en Moselle, qui seront mis en service en l'an 2000.
- Ceci met l'Alsace à 2h25 de Paris, la Lorraine à 1h30 et Reims à 45mn : ainsi sera complété vers l'Est de la France le réseau français de lignes de trains à grande vitesse.
- Ce projet a aussi une dimension européenne, conformément à l'orientation commune arrêtée au Sommet de la Rochelle par la France et l'Allemagne.
- C'est la première phase d'un TGV-Européen au Nord-Est vers Francfort, Berlin et un jour Moscou, à l'Est vers Munich et Vienne. Des travaux d'infrastructure ferroviaire sont parallèlement prévus en Allemagne. C'est une réalisation prioritaire au titre de l'initiative européenne de croissance décidée au sommet d'Edimbourg.
- Le coût du projet respecte le plafond de 20 Mds F d'investissement fixé par le Premier ministre le 31 décembre.
- Les régions avaient proposé une contribution de 0,5 Md F pour la Champagne, 1 Md F pour la Lorraine, 1,5 Mds F pour l'Alsace. L'Etat demandera à la Lorraine et à la Champagne de confirmer leurs participations ; il propose à l'Alsace que 0,5 Md F soient réservés pour la deuxième phase du projet, la contribution initiale étant ainsi ramenée à 1 Md F. Une aide de l'Ile-de-France, nettement bénéficiaire du projet, sera demandée à hauteur de 1 Md F.
- L'Etat s'engage à parité des régions, soit pour 3,5 Mds F. Le financement public de l'investissement par la SNCF permettra, grâce à la qualité de sa signature, de réduire les charges financières du projet. L'économie attendue est estimée à 1,7 Mds F.
- Le Gouvernement français a demandé, en outre, une participation à la Communauté européenne, pour 2,5 Mds F, et au Luxembourg.
- C'est la SNCF qui réalisera le TGV-EST, selon des modalités financières originales.
- Le financement des investissements fera l'objet d'un compte spécial au bilan de la SNCF pour permettre un suivi de la réalisation du projet et éviter qu'un tel engagement me pénalise les investissements sur le réseau ferroviaire classique.
- L'Etat proposera aux quatre régions de constituer un comité de surveillance du projet pour veiller à la maîtrise des coûts. Si comme le souhaite le Gouvernement, des économies sont dégagées, elles financeront dans l'enveloppe de 20 Md F d'investissement une anticipation des travaux de la 2ème phase (prolongation de la ligne nouvelle entre Baudrecourt et Strasbourg).
- Afin de préparer une telle amélioration du projet, les études sur les conditions techniques et financières de réalisation du tunnel sous les Vosges seront entreprises dès le début de la première phase et communiquées au comité de surveillance.

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