Déclaration commune de la France, des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne sur le terrorisme libyen et le maintien des sanctions décidées par le Conseil de sécurité de l'ONU contre la Libye, New York le 13 août 1993. | vie-publique.fr | Discours publics

[ Publicité ]

Déclaration commune de la France, des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne sur le terrorisme libyen et le maintien des sanctions décidées par le Conseil de sécurité de l'ONU contre la Libye, New York le 13 août 1993.

ti : Plus de seize mois se sont écoulés depuis que le Conseil de sécurité a imposé des sanctions au gouvernement libyen, justifiées par le refus de respecter les dispositions de la résolution 731 du Conseil de sécurité, au terme desquelles la Libye doit s'engager de façon concrète et définitive à cesser toute forme d'action terroriste et toute assistance à des groupes terroristes, livrer les deux personnes suspectées d'avoir commis l'attentat contre le vol 103 de la Pan Am à la justice écossaise ou américaine, satisfaire totalement aux requêtes du juge français chargé de l'enquête concernant l'attentat perpétré contre le vol UTA 772 et apporter des preuves ou des informations au sujet de ces deux crimes.
- Aujourd'hui, pour la quatrième fois, le Conseil a réexaminé l'attitude de la Libye à l'égard des sanctions établies par la résolution 748 du Conseil de sécurité. Il a constaté une fois de plus que cet Etat défiait la communauté internationale. Au lieu de s'employer à coopérer avec le Conseil et le Secrétaire général des Nations unies, la Libye a systématiquement exploré tous les biais lui permettant de se soustraire au respect total de ses obligations.
- C'et avec une impatience croissante que les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France ont vu les envoyés du Secrétaire général des Nations unies revenir de Tripoli les mains vides, sans aucune traduction concrète des innombrables protestations de bonne volonté qui leur avaient été prodiguées. Pendant les quatre mois demandés par le Secrétaire général de la Ligue arabe qui avait bien voulu se proposer comme intermédiaire entre la communauté internationale et les Libyens, nous avons attendu. Plusieurs fois, nous avons du rejeter les offres impraticables de la Libye relatives à la remise des suspects de Lockerbie et aux requêtes de la justice française ou visant à apporter la preuve qu'elle remplissait à peu près les exigences du Conseil de sécurité, qui constituaient autant de tentatives pour détourner l'attention de la communauté internationale du fait qu'elle ne respectait pas ses obligations.
- Cependant, soucieux de donner à la Libye une dernière chance, nos trois gouvernements ont demandé au Secrétaire général de se saisir de l'affaire et de prendre les dispositions qui s'imposent pour obtenir du gouvernement libyen la mise en oeuvre complète des dispositions de la résolution 731 du Conseil de sécurité dans les prochains quarante ou quarante-cinq jours.
- Si, d'ici le 1er octobre, le gouvernement libyen ne s'est pas conformé aux dispositions des résolutions 731 et 748, y compris la remise des suspects de Lockerbie à la justice des Etats-Unis ou du Royaume-Uni et la satisfaction donnée aux requêtes de la justice française dans le cadre de l'enquête relative au vol 772 d'UTA, nous présenterons un projet de résolution renforçant le régime des sanctions dans des domaines liés au secteur pétrolier, financiers et technologiques essentiels.
- Une fois de plus, nos trois gouvernements réaffirment qu'ils n'ont pas d'agenda caché. Au contraire, dès que la Libye aura pleinement respecté les résolutions 731 et 748 du Conseil de sécurité, les conditions seront remplies pour la levée des sanctions par le Conseil de sécurité.

Rechercher