Communiqué du ministère des affaires étrangères, en date du 23 octobre 1993, surle coup d'Etat au Burundi. | vie-publique.fr | Discours publics

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Communiqué du ministère des affaires étrangères, en date du 23 octobre 1993, surle coup d'Etat au Burundi.

Circonstances : Coup d'Etat contre le président du Burundi Melchior Ndadaye, le 21 octobre 1993

ti : Les informations en provenance de Burundi son alarmantes. La France qui a condamné le coup d'Etat militaire contre le Président Ndadaye, légitimement élu, exige que des informations précises soient immédiatement données sur son sort, celui de ses ministres et collaborateurs qui ont disparu. Vivement préoccupée par le développement des violences, elle demande instamment à tous les responsables burundais d'agir pour éviter une escalade de ces exactions et favoriser un retour au calme.
- En l'absence du rétablissement de la légalité, elle décide la suspension immédiate de sa coopération militaire et de sa coopération civile à l'exception des programmes humanitaires. Elle exige que la Constitution soit respectée et que le pouvoir soit donc exercé par le gouvernement légal. Elle demande à l'ensemble des autorités militaires et civiles d'appuyer celui-ci.
- En concertation avec ses partenaires européens, elle a engagé des consultations sur l'action à mener pour isoler politiquement et économiquement sur le plan international les auteurs du coup d'Etat afin de favoriser une solution à la crise, fondée sur la restauration de la légalité. Elle se félicite à cet égard des premières réactions des pays africains, notamment à travers la présidence et le secrétaire général de l'OUA, organisation avec laquelle elle entre en contact, qui témoignent de la détermination du continent africain. Elle explore également avec le secrétaire général des Nations unies la contribution que cette organisation peut apporter.

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