Déclaration de M. Alain Juppé, Premier ministre, sur le projet de loi de finances rectificative pour 1995 et les relations entre le gouvernement et le RPR, Paris le 18 juillet 1995. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Alain Juppé, Premier ministre, sur le projet de loi de finances rectificative pour 1995 et les relations entre le gouvernement et le RPR, Paris le 18 juillet 1995.

Personnalité, fonction : JUPPE Alain.

FRANCE. Premier ministre

Circonstances : Rencontre entre M. Alain Juppé et le groupe RPR de l'Assemblée nationale, Paris le 18 juillet 1995

ti : ALAIN JUPPÉ

Chers amis et chers compagnons, si vous le permettez, je vois ce micro solitaire qui attend sans doute que je vienne prononcer quelques mots. Je crois que l'intérêt de cette rencontre, c'est que nous puissions bavarder tranquillement sur cette terrasse et dans ce jardin. Je me réjouis tout à fait d'avoir organiser cette petite rencontre, précisément tout près du jardin parce que l'explication à la question que plusieurs d'entre vous m'ont déjà posée, à savoir d'où venait mon bronzage, elle est là, c'est naturellement parce que je travaille dans ce jardin que j'ai pris quelques couleurs depuis vendredi dernier. A la vérité, c'est que j'ai fait aussi un petit passage entre Bordeaux et Paris par les Landes et que la journée de dimanche y était ensoleillée. Bref, je ne suis pas ici à ce micro pour vous entretenir de mes activités dominicales, je voulais simplement vous dire combien je me réjouis d'avoir l'occasion de sentir autour de moi le groupe des députés sur lequel, je sais, le gouvernement peut compter, vous l'avez montré d'ailleurs tout au long ces semaines qui viennent de s'écouler, en particulier, au cours des derniers jours, dans la discussion du Collectif budgétaire. J'ai échangé quelques impressions avec Philippe Séguin, tout à l'heure, qui me disait qu'au delà des tempêtes dans les verres d'eau que certains de nos amis journalistes savent organiser, finalement, ce débat s'était bien passé. Et que, grâce à la bonne coopération entre le Gouvernement et le Parlement, tout particulièrement le Rapporteur général à la Commission des Finances que j'ai vu quelque part tout à l'heure arriver, nous avons pu -d'ailleurs il fête la victoire en levant son verre de Champagne- nous avons pu améliorer sensiblement le texte du Gouvernement, et je voulais vous en remercier. Nous avons encore un programme chargé d'ici la fin du mois de juillet et j'espère qu'ensuite vous pourrez, les uns et les autres, prendre un repos bien mérité avant de revenir à l'assaut du gouvernement dès la mi-septembre. Nous aurons quelques moments difficiles, c'est vrai, parce que le projet de loi de Finances que nous sommes en train de préparer sera à son tour un peu un moment de vérité. Enfin, nous y travaillons d'arrache-pied. Je suis pour, ma part, et certains l'ont remarqué en me faisant presque reproche d'avoir un sourire un peu provoquant, je suis pourtant tout à fait confiant sur la manière dont évoluent les choses, je suis convaincu que notre politique économique et sociale peut, doit, va réussir. Il faut évidemment que nous y croyons tous. Je sais que je peux compter sur le soutien du groupe RPR pour vaincre le scepticisme qui est parfois de mise ici ou là. Et je voudrais tout simplement ce soir vous communiquer cette confiance et cet optimisme, en vous remerciant d'être présents.

INTERVENANT
Monsieur le Premier ministre, je ne veux pas retarder le moment où vous voulez bavarder avec les parlementaires que vous avez invités, mais je ne peux pas non plus ne pas vous remercier de cette initiative. La presse, dites-vous, est malintentionnée, je ne sais pas où vous allez trouver cela. Les journalistes m'ont dit tout à l'heure que l'on avait organisé cette réunion ce matin, que vous l'aviez organisée ce matin pour vous faire pardonner le vote bloqué de la nuit dernière. J'ai dit que c'était prévu depuis un peu plus longtemps et puis de toute façon qu'on ne vous pardonnerait pas le vote bloqué, donc, ce n'était pas utile de boire pour cela. Non, ce que je veux vous dire et je vous l'ai déjà exprimé devant le groupe -je suis plus sérieux- c'est que vous pouvez compter sur le groupe. Le groupe a l'air aujourd'hui, dit-on, partagé ou parfois attentiste, je ne le crois pas, je crois qu'il est comme tous les Français, et vous les connaissez aussi bien que nous. Nous souhaitons la victoire du Gouvernement, son succès et nous savons qu'elle est possible, mais nous savons bien qu'il faut un peu de temps, et le temps est toujours un peu difficile à supporter quand on est dans l'attente. J'ai dit tout à l'heure que c'est fatiguant parfois d'attendre, eh bien, il peut arriver que nous soyons fatigués, mais notre soutien ne vous fait pas défaut, ne vous fera pas défaut. Et en vous souhaitant aussi, si vous le pouvez, de prendre quelques jours de vacances, ainsi qu'aux membres de Gouvernement. Et je pense qu'à la rentrée, qui est début octobre -monsieur le président de l'Assemblée nationale, vous avez commis un petit lapsus- début octobre, qu'à la rentrée nous serons tous d'attaque, non pas pour affronter le Gouvernement, mais, au contraire pour le soutenir. Et puis, je me permettrai de dire à mes collègues que je crois que maintenant on peut quand même considérer que le 1er août nous serons au repos. mais que peut-être d'ici là, il y aura des navettes le vendredi, le samedi et qui sait, le dimanche. Sachez-le pour prévoir vos emplois du temps. Encore merci monsieur le Ministre et permettez-moi d'associer à ces remerciements votre ministre chargé des Relations avec le Parlement, avec lequel je crois les relations sont faciles, agréables et souvent amusantes.

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