Article de M. Jean-Claude Tricoche, responsable du dossier de la formation professionnelle au secrétariat national de la FEN, dans "FEN hebdo" du 30 mai 1997, sur le rapport d'évaluation des politiques régionales de formation professionnelle, intitulé "Trois ans pour évaluer les politiques régionales". | vie-publique.fr | Discours publics

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Article de M. Jean-Claude Tricoche, responsable du dossier de la formation professionnelle au secrétariat national de la FEN, dans "FEN hebdo" du 30 mai 1997, sur le rapport d'évaluation des politiques régionales de formation professionnelle, intitulé "Trois ans pour évaluer les politiques régionales".

Personnalité, fonction : TRICOCHE Jean-claude.

FRANCE. FEN, secrétaire national responsable du dossier de la formation professionnelle

ti : .Laissez-moi vous dire, au nom de la présidence française de l'UEO, au nom de mon collègue, Charles Millon, ministre de la Défense, comme à titre personnel, combien je suis heureux de vous accueillir, à Paris, à la maison de l'UNESCO, pour cette réunion du Conseil des ministres de l'UEO, et de saluer tout particulièrement nos nouveaux collègues.

Je tiens en particulier à féliciter au nom de tous notre Secrétaire général, M. José Cutileiro, pour son nouveau mandat. Nous savons tous ce que nous lui devons et nous lui souhaitons plein succès dans la poursuite de sa mission.

Je tiens aussi à rendre un chaleureux hommage à M. Horst Holtoff, notre Secrétaire général délégué, qui nous quitte après avoir apporté une contribution déterminante à la vie de notre organisation.

Je souhaite enfin la bienvenue à son successeur, M. Roland Wegener à qui nous adressons toutes nos félicitations et tous nos voeux.

Nous vivons, vous le savez, et c'est un privilège en même temps qu'une responsabilité, une période déterminante pour l'identité européenne de sécurité et de défense. Le Sommet de l'OSCE à Lisbonne a ouvert la voie à l'approfondissement des mécanismes de la sécurité coopérative qui constitue le socle de la sécurité européenne. Des négociations essentielles se déroulent aujourd'hui, au sein de l'Union européenne comme au sein de l'Alliance, qui auront toutes une incidence majeure sur l'organisation de l'architecture européenne de sécurité. Elles participent, selon des rythmes, des procédures qui leur sont propres, d'un même mouvement de transformation profonde de notre sécurité. Elles doivent converger, à terme, vers le même objectif d'édification d'une identité européenne de sécurité et de défense, dans le cadre d'un partenariat euro-atlantique renouvelé. Nous avons, dans les prochaines semaines, des rendez-vous cruciaux, à Amsterdam et à Madrid.

Ces échéances, distinctes en apparence, sont toutes importantes pour l'UEO, puisqu'elles constituent des volets complémentaires du grand chantier de la sécurité de l'Europe et que, dans ce chantier, l'UEO tient une place déterminante. L'UEO se situe en effet à la charnière de l'Union européenne et de l'OTAN, et sera donc directement concernée par les transformations qui vont marquer ces deux institutions. Elles constitue donc un lieu privilégié de l'expression de l'identité européenne de sécurité et de défense.

Le Traité de Bruxelles a permis naguère d'établir entre Européens des liens de solidarité irremplaçables. La renaissance de l'organisation depuis 1986 a placé l'UEO au coeur des transformations de l'identité européenne de sécurité et de défense. Depuis cette date, des progrès importants ont été réalisés. L'UEO s'est adaptée. Elle est aujourd'hui plus forte. Il appartient de lui faire jouer pleinement son rôle dans l'architecture européenne de sécurité et de défense qui, je l'espère, verra le jour en 1997. Il nous appartient en particulier d'accomplir, à Amsterdam et à Madrid, les objectifs qui ont été fixés à Maastricht : faire de l'UEO la composante de défense de l'Union européenne, faire de l'UEO le pilier européen de l'Alliance atlantique.

Les échéances que je viens de citer constituent des opportunités historiques. Il serait heureux que cet accomplissement coïncide avec une autre date, celle du cinquantenaire du Traité de Bruxelles qui, à bien des égards, a constitué un texte novateur et précurseur. En effet, le Traité de Bruxelles inspire, depuis la fin de la dernière guerre mondiale, une quête qui est encore aujourd'hui la nôtre : celle d'une identité européenne de sécurité et de défense véritablement opérationnelle. C'est l'engagement qui est inscrit dans le préambule du Traité : "prendre les mesures nécessaires afin de promouvoir l'unité et d'encourager l'intégration progressive de l'Europe".

La présidence française de l'UEO souhaite véritablement que cette session soit l'occasion d'un dialogue ouvert, franc et sérieux sur le fond.

C'est la raison pour laquelle elle vous a invité à traiter ce matin, à dix-huit, du bilan de la mise en oeuvre des décisions prises à Bruxelles, à Birmingham, à Berlin et à Ostende.

Je crois en effet indispensable que, dans cette phase cruciale pour la construction de la sécurité en Europe, et avant les échéances de juin et de juillet, nous prenions le temps de réfléchir de manière approfondie à la structure qui se met en place.

Cet après-midi, nous aborderons à vingt-huit les intérêts européens de sécurité à l'aube du XXIème siècle, entre ministres des Affaires étrangères, et nous traiterons de la préparation des missions de gestion des crises, entre ministres de la Défense. Là aussi, je pense que nous devons, comme cela avait été le cas à Madrid en 1995, réfléchir entre membres de la même famille européenne, à ce que sont nos intérêts dans l'Europe d'aujourd'hui, à la veille de l'engagement du processus d'élargissement de l'Union européenne et de l'OTAN.

Nous nous retrouverons enfin tous ensemble en séance plénière à vingt-huit, en fin d'après-midi pour partager nos réflexions sur les travaux de la journée, que j'espère et souhaite fructueux et ouverts, et je le redis encore, amicaux.

(Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 21 septembre 2001)

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