Conseil des ministres du 26 novembre 1997. Plan pour l'éducation civique dans l'enseignement scolaire. | vie-publique.fr | Discours publics

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Conseil des ministres du 26 novembre 1997. Plan pour l'éducation civique dans l'enseignement scolaire.

Personnalité, fonction : ROYAL Ségolène.

FRANCE. Ministre délégué à l'enseignement scolaire

ti : Le ministre délégué chargé de l¿enseignement scolaire a présenté une communication relative au plan pour l¿éducation civique dans l¿enseignement scolaire.

Ce plan met en oeuvre les engagements pris par le Premier ministre, dans sa déclaration de politique générale, d¿assurer l¿apprentissage du civisme à l¿école.

Davantage de moyens et de temps seront affectés à cette mission de l¿école publique, qui sera adaptée à l¿âge des différents élèves et étudiants.

Les décisions prises concernent les horaires d¿enseignement, les formations initiale et continue des enseignants, les supports dont ceux-ci pourront disposer et les incitations à la production et à la transmission d¿innovations pédagogiques. Il s¿agit, généralement, d¿opérer une véritable reconnaissance de l¿éducation civique dans l¿enseignement scolaire afin de développer chez tous les jeunes scolarisés le sens des responsabilités indispensable à notre temps.

Dans les écoles maternelles et primaires, l¿accent sera mis sur la nécessité de développer les liens entre les comportements de civilité et les premiers apprentissages du civisme. Le ministère organisera une réflexion collective par département puis un rassemblement national, afin que les expériences les plus intéressantes soient diffusées dans toutes les écoles.

Au collège, l¿éducation civique sera assurée principalement par les professeurs d¿histoire et géographie, une place étant laissée aux initiatives interdisciplinaires. L¿importance de cette discipline justifie des évaluations en cours d¿année et à l¿occasion des épreuves du diplôme national du brevet.

Dans les lycées, où il n¿y avait pas d¿enseignement spécifique d¿éducation civique, des instructions ministérielles recommanderont, pour les classes de seconde, aux professeurs de français, d¿histoire, de géographie et d¿éducation physique et sportive d¿orienter certains aspects de leurs programmes actuels dans ce sens. Dans les classes de première de tous les lycées (enseignement général, technique et professionnel) un nouvel enseignement d¿éducation à la citoyenneté sera créé. Il aura pour objectif d¿enseigner les fondements de la citoyenneté et de réfléchir sur les principes de la République et l¿Etat de droit, à partir notamment de textes juridiques et de situations historiques. Cet enseignement d¿une heure hebdomadaire n¿alourdira pas les horaires des élèves.

Les établissements d¿enseignement supérieur devront intégrer des enseignements d¿éthique adaptés à leur spécialité.

Pour effectuer l¿ensemble de ces tâches nouvelles, des formations pour les enseignants seront mises en place dès le premier semestre 1998. De façon plus générale, les Instituts Universitaires de Formation des Maîtres devront orienter une partie de leurs enseignements en ce sens. Des documents d¿accompagnement et des supports audiovisuels seront fournis aux enseignants.

A l¿initiative du ministre délégué à l¿enseignement scolaire, une semaine des « initiatives citoyennes » a lieu du 24 au 28 novembre.

Ces initiatives visent à promouvoir une réflexion sur les principes mêmes de l¿école républicaine, qui doivent d¿abord s¿exprimer en son sein et qui sont inscrites par ailleurs dans la durée. Au cours de cette première semaine, chaque établissement pourra lancer un projet destiné à favoriser l¿initiation pratique à l¿éducation morale et civique et à éclairer les activités et enseignements d¿éducation civique du programme de l¿année. Un bilan en sera dressé en mai 1998 dans chaque académie.

Enfin, le ministère favorisera toutes les innovations qui se manifesteront car l¿éducation civique et l¿enseignement de la morale civique reposent pour l¿essentiel sur l¿engagement des enseignants dans la réalisation de cette mission de service public qui justifie l¿idée même d¿une éducation nationale.

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