Allocutions de MM. Jacques Chirac, Président de la République, et Fernando Henrique Cardoso, Président de la République Fédérative du Brésil, sur la coopération régionale entre le Brésil et la Guyane française, Saint-Georges de l'Oyapock le 25 novembre 1997. | vie-publique.fr | Discours publics

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Allocutions de MM. Jacques Chirac, Président de la République, et Fernando Henrique Cardoso, Président de la République Fédérative du Brésil, sur la coopération régionale entre le Brésil et la Guyane française, Saint-Georges de l'Oyapock le 25 novembre 1997.

Personnalité, fonction : CHIRAC Jacques, CARDOSO FERNANDO Henrique.

FRANCE. Président de la République; BRESIL. Président; FRANCE. Président de la République

Circonstances : Voyage en Guyane du 23 au 25 novembre 1997 ; accueil à la mairie de Saint Georges de l'Oyapock

ti : LE PRESIDENT BRESILIEN -
Monsieur le Préfet de l'Oyapock,
Les Conseillers de l'Oyapock,
Aussi tout le peuple de l'Oyapock,


Je voudrais manifester aujourd'hui le bonheur que j'ai d'être parmi vous dans ce lieu de l'Oyapock qui est aussi la liaison entre le Brésil et la France et l'Oyapock.

Je voudrais aussi signaler que les rapports entre la France, le Brésil, l'Oyapock, la Guyane et tous les pays voisins sont de plus en plus profitables, de plus en plus étroits.

Je voudrais encore signaler que les discussions que j'ai eues avec Monsieur le Président de la République, Jacques Chirac, montrent bien que nous avons des points communs, entre les rapports que nous devons maintenir entre la France et le Brésil, qui va aussi se concrétiser par la construction de la route et aussi de la construction du pont qui est déjà entamé.

En outre, je voudrais aussi parler du nombre des Brésiliens vivant en Guyane, du nombre de Français vivant au Brésil et de l'importance que cela a pour nous et aussi pour moi, comme pour Monsieur Chirac du développement de l'enseignement des langues portugaises en France et de la langue française au Brésil, parce que cela sera aussi un nouveau point de liaison entre nos deux pays et qui permettront le développement de nos relations qui seront chaque fois plus près l'une de l'autre.

Du point de vue technologique, nous avons, ici, en Guyane, la base de lancement de fusées à Kourou. Nous avons de même une base de lancement à Alcatara au Brésil. Nous avons donc beaucoup d'échanges à faire du point de vue technologique. Demain ou après-demain, je crois bien, nous allons signer à Paris un accord de coopération technologique. Je pense bien que nous avons beaucoup de choses à faire en commun pour réussir ensemble et atteindre un but commun.

Je voudrais donc, maintenant, remercier M. Chirac, le Président de la France de cette invitation. Nous sommes tous les deux accompagnés de nos élus, de nos représentants, de nos peuples respectifs. Moi-même, j'ai l'honneur d'être accompagné de l'ex-Président brésilien, M. Sarne, aujourd'hui qui m'accompagne. Nous sommes-là, nous sommes à côté de notre peuple pour serrer la main de toutes et de tous.

Encore une fois, Monsieur le Président Chirac, tous mes remerciements.

Permettez-moi, Monsieur le Président, de dire quelque chose en français pour ceux qui ne comprennent pas le portugais et qui sont parmi nous ici. Pour dire surtout au peuple de l'Oyapock que nous sommes vraiment ravis de cette rencontre et qui, pour nous, Brésiliens, (la proximité entre la France et le Brésil, le peuple de cette région de l'Oyapock et le peuple de l'Amapa), est vraiment quelque chose dont nous sommes très contents.

Je me permettrai symboliquement de serrer vos mains en disant, merci, et infiniment merci au Président Jacques Chirac, au peuple français et au peuple de Guyane.

LE PRESIDENT -

Le Président Cardoso sait très bien que je ne pourrais pas, moi, conclure en portugais. Il souligne, par là, sa supériorité que je ne lui conteste pas sur le plan culturel et je le remercie, néanmoins, d¿avoir tenu à dire quelques mots en français.

Je voudrais vous dire ma joie d¿accueillir ici, une fois de plus en France, le Président du Brésil. Nous avons des liens traditionnels mais qui ont été considérablement renforcés depuis un an et demi entre le Brésil et la France, entre l¿Union européenne et le MERCOSUR avec, notamment, la signature de l¿accord de l¿Association entre le MERCOSUR et l¿Union européenne.

Il y a donc là deux pôles de puissance essentiels du monde de demain, de puissance politique, culturelle, économique, qui sont associés, qui se donnent la main et qui forgeront une part non négligeable de l¿avenir de la planète.

Je voudrais remercier le Maire de Saint-Georges pour l¿accueil qu'il nous a réservé. Saluer et remercier celles et ceux des habitants de Saint-Georges mais aussi, car ils sont venus nombreux, les habitants de l¿Oyapock au Brésil pour saluer leur Président. Je voudrais leur dire toute ma gratitude, ma reconnaissance pour leur présence et la chaleur de leur accueil.

Je voudrais saluer les élus brésiliens et notamment Monsieur le Gouverneur de l¿Amapa bien entendu, et saluer la présence de tous les grands élus de la Guyane française, nos parlementaires, les présidents du Conseil général et régional c¿est-à-dire tous ceux qui ont entre leurs mains le destin de ce département français.


Nous avons évoqué les problèmes transfrontaliers. Nous allons encore les évoquer au cours d¿un déjeuner de travail. Nous sommes déterminés, le Président Cardoso et moi-même, à renforcer très sensiblement la relation entre nos deux pays et notamment entre ces deux régions que sont l¿Amapa et la Guyane, et le département français de la Guyane.

Nous avons évoqué naturellement la route. J¿ai dit au Président Cardoso que, grâce notamment aux autorités départementales, les choses étaient bien parties et que l¿an 2000 ne serait pas franchi sans que l¿on puisse aller du Venezuela à Buenos Aires par la route et sans difficulté, il s¿en est réjoui.

Je voudrais simplement, en conclusion, dire combien j¿ai été sensible au fait que le Président Cardoso ait tenu à venir ici, en terre française, nous saluer et nous apporter l¿amitié, la confiance, l¿affection de son beau et grand pays, ce sont des sentiments que la France lui rend bien. Pardon, mon Cher Fernando Henrique, je ne peux pas conclure, moi, en portugais mais le coeur y est.

Merci.

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