Déclaration de M. Hubert Védrine, ministre des affaires étrangères, sur la coopération franco-suisse, les problèmes de contrôle aérien et la sécurité en Europe, Berne le 24 avril 1998. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Hubert Védrine, ministre des affaires étrangères, sur la coopération franco-suisse, les problèmes de contrôle aérien et la sécurité en Europe, Berne le 24 avril 1998.

Personnalité, fonction : , , VEDRINE Hubert.

FRANCE. Ministre des affaires étrangères

Circonstances : Voyage de M. Védrine en Suisse le 24 avril 1998

ti : (...)

J'ai été très heureux de me rendre ici à Berne à l'invitation du président Flavio Cotti. Nous avons passé un moment très intéressant, et je crois pouvoir le dire, très substantiel, très dense, très amical qui nous a permis de passer en revue un certain nombre de points bilatéraux de coopération. Sur d'autres sujets, nous avons vu dans quelles conditions nous pouvions poursuivre une discussion approfondir les sujets.

Nous avons beaucoup parlé des relations de la Suisse avec l'Union européenne et nous avons aussi parlé de ses perspectives, des négociations avec l'Union européenne, l'euro, l'élargissement.

Nous avons parlé d'un certain nombre de régions, de questions auxquelles nous nous intéressons de différentes façons, complémentaires, tout ce qui concerne par exemple l'ex-Yougoslavie, l'Afrique. Donc, nous avons fait un vrai tour d'horizon. C'est comme cela que je conçois le dialogue bilatéral entre la France et la Suisse qui doit être vivant, régulier et confiant. Il doit évidemment porter pour commencer sur les questions bilatérales directes, mais il doit être aussi un véritable échange de vues, très ouvert sur toutes les questions du moment. Je tiens beaucoup, personnellement, au maintien et au développement de la qualité de ce dialogue entre la France et la Suisse.

Q - En ce qui concerne le Centre franco-suisse de contrôle aérien de Genève, les difficultés, côté français, sont-elles en passe d'être résolues ?

R - Nous en avons parlé. La coopération dans ce domaine est très fructueuse déjà et très importante. Il faut garder à l'esprit que nous ne partons pas de zéro. Au contraire, il s'agit de développer quelque chose qui se révèle extrêmement satisfaisant. Ce n'est pas possible de conclure dans les circonstances actuelles, mais nous sommes tout à fait d'accord pour approfondir une discussion sur ce point et pour la poursuivre.

Q - Les questions de sécurité ont-elles été évoquées, notamment dans le cadre des répercussions possibles sur la Suisse des Accords de Schengen et peut-être aussi sur le plan des organisations qui se livrent à des activités de terrorisme ?

R - Non, nous avons parlé de certaines questions de sécurité en Europe, notamment nous avons eu un long échange de vues sur l'OSCE, ses réussites et tous les sujets sur lesquels cette Organisation peut apporter quelque chose de spécifique que les autres organisations ne peuvent pas apporter. Nous avons donc parlé de sécurité en Europe, mais pas spécialement sur les autres points que vous évoquez.

Q - Monsieur le Ministre, s'il n'est pas possible, pour l'instant, de conclure sur le Centre de contrôle aérien, quelle est la situation ? Quelles sont les perspectives ?

R - Je ne veux pas entrer dans le détail parce que c'est une discussion assez technique. En réalité, ce n'est à moi de la traiter. Je vous indique simplement un état d'esprit, une orientation. Nous n'avons pas pu conclure jusqu'ici. C'est certainement regrettable. Cela ne doit pas faire oublier l'excellente coopération qui existe déjà en matière de contrôle aérien entre la France et la Suisse et qui fonctionne à la satisfaction de tout le monde dans une partie tout à fait décisive de l'espace aérien européen. Donc, il faut continuer./.


(Source http://www.diplomatie.gouv.fr, le 28 septembre 2001)

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