Conseil des ministres du 11 mars 1998. Politique de santé dans les écoles et les établissements scolaires. | vie-publique.fr | Discours publics

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Conseil des ministres du 11 mars 1998. Politique de santé dans les écoles et les établissements scolaires.

Personnalité, fonction : ROYAL Ségolène.

FRANCE. Ministre délégué à l'enseignement scolaire

ti : La ministre déléguée chargée de l¿enseignement scolaire a présenté une communication sur la santé à l¿école et dans les établissements scolaires.

La santé scolaire fait partie des missions de l¿école et cette mission doit être renforcée.

En effet, le rapport du haut comité de santé publique sur la santé des enfants et des jeunes a mis en évidence une série de faits inquiétants : taux de suicide chez les jeunes de 15 à 24 ans supérieur à celui des pays voisins, importance de la maltraitance dans la petite enfance, vulnérabilité des filles à certains comportements à risque...

Le renforcement de cette mission, qui contribue également à l¿amélioration de la réussite scolaire des enfants, implique un choix clair des priorités, une meilleure détection des bénéficiaires et une utilisation plus efficace des moyens.

1 - Le renforcement de la prévention et de l¿éducation à la santé.

L¿éducation à la santé sera généralisée, de l¿école maternelle et élémentaire, où elle s¿appuiera sur l¿apprentissage du respect du corps, jusqu¿au collège au sein duquel sera mis en place un enseignement de vingt heures d¿éducation à la santé expérimenté depuis trois ans de façon positive dans les académies de Créteil, Grenoble et Lille.

La création de comités d¿éducation à la santé et à la citoyenneté à partir des comités d¿environnement social permettra une meilleure prévention des conduites à risque chez les adolescents. Ces comités réuniront tous les partenaires de la communauté éducative.

Un dépistage plus efficace des problèmes de santé sera recherché. Une continuité entre le bilan de santé des enfants de 4 ans effectué par les services de protection maternelle et infantile et le bilan fait à 6 ans par la santé scolaire sera établie grâce à l¿établissement d¿une fiche de liaison entre les deux services.

Une visite médicale sera instituée à la fin de l¿école primaire dans les zones d¿éducation prioritaires.

La prévention de la maltraitance sous toutes ses formes sera renforcée.


2 - Un meilleur accès aux soins pour les enfants et les jeunes les plus fragiles.

Dans ce but, sera organisée une meilleure détection de leurs problèmes de santé, en particulier les carences buccodentaires et sensorielles et les troubles dits de socialisation.

En outre la coordination de la médecine scolaire avec la médecine de quartier et la médecine hospitalière sera mieux assurée. Deux départements, l¿Oise et la Seine-Saint-Denis expérimenteront un projet pilote qui aura vocation, après évaluation, à être généralisé.

3 - Une meilleure mobilisation des personnels de santé scolaire.

- L¿effort entrepris dans le budget 1998 en ce qui concerne les services de santé scolaire sera poursuivi et des moyens supplémentaires leur seront consacrés à partir de la rentrée 1999.

- Les étudiants en médecine pourront effectuer une partie de leurs stages pratiques auprès des services de santé scolaire.

- Les missions des infirmières seront précisées lors d¿un rassemblement national qui sera organisé avant la fin de l¿année scolaire.

- Une attention particulière sera apportée à la formation des personnels appelés à contribuer à l¿éducation à la santé, qu¿il s¿agisse des enseignants ou des autres personnels des établissements. Dans le domaine de la maltraitance, la formation de personnes agissant en tant que conseils auprès de leurs pairs, sera amplifiée pour constituer des réseaux académiques.

- Le suivi des élèves sera amélioré grâce à l¿informatisation du dossier de soins, et de l¿enregistrement des passages à l¿infirmerie. Pour cela les médecins et les infirmières seront dotés de matériel informatique et de logiciels adaptés. Il sera demandé aux chefs d¿établissement de porter une attention toute particulière à la fonctionnalité et à l¿hygiène des locaux dans lesquels les infirmières et les médecins scolaires sont amenés à travailler.

La mise en oeuvre de ces orientations fera une large place à la concertation avec les personnes concernées. Elle fera l¿objet d¿instructions adressées aux autorités académiques.

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