Conférence de presse conjointe de MM. Alain Richard, ministre de la défense, et Rudolf Scharping, ministre allemand de la défense, sur les positions franco-allemandes en matière de coopération militaire européenne, les relations avec l'ONU et les Etats-Unis et le contrôle des armements en Irak, Paris le 21 décembre 1998. | vie-publique.fr | Discours publics

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Conférence de presse conjointe de MM. Alain Richard, ministre de la défense, et Rudolf Scharping, ministre allemand de la défense, sur les positions franco-allemandes en matière de coopération militaire européenne, les relations avec l'ONU et les Etats-Unis et le contrôle des armements en Irak, Paris le 21 décembre 1998.

Personnalité, fonction : RICHARD Alain, SCHARPING Rudolf.

FRANCE. Ministre de la défense; ALLEMAGNE. Ministre de la défense

ti : ALAIN RICHARD
La réunion de travail avec Rudolf SCHARPING fait suite à une assez longue série de rencontres depuis sa prise de fonction au ministère allemand de la Défense. Le principal objet de notre réunion, outre les questions internationales liées à l'actualité, consistait à faire un tour d'horizon des enjeux de la Défense en l'Europe : nos amis du gouvernement fédéral auront en effet un rôle déterminant à jouer puisqu'ils présideront l'Union Européenne et l'UEO dans 10 jours. Nous poursuivons une longue tradition d'étroites relations basées sur la confiance entre les deux ministères de la Défense depuis les accords franco-allemands de 1963. Nous pouvons apporter ensemble des solutions concrètes à une série de dossiers bilatéraux, sur lesquels je voudrais saluer la proximité, l'amitié et l'esprit de coopération et de recherche de solutions constructives de cette nouvelle équipe. Je voudrais tout particulièrement souligner la parfaite connaissance de ces dossiers par Rudolf SCHARPING, ce qui nous permet d'avancer très vite.

RUDOLF SCHARPING
Comme M. Alain RICHARD l'a souligné, nous nous sommes rencontrés à plusieurs reprises depuis mon entrée en fonction à Bonn. Aujourd'hui, nous avons eu une discussion très longue, marquée par l'amitié, qui confirme la qualité de la relation entre nos deux pays.

Existe-t-il entre nous de véritables problèmes dans le domaine de la politique de sécurité ? Je ne le crois pas. Nous avons tout une série de projets en commun qui viennent étayer l'importance de la politique de sécurité dans le cadre de la relation franco-allemande. Nous avons ainsi prévu une formation commune de pilotes et de techniciens d'hélicoptères au Luc, en Provence, et à Fassberg, en Allemagne. Nous essayons de faire avancer les projets communs qui soulignent tous l'originalité de la relation franco-allemande en matière de politique extérieure et de sécurité, puisque vous savez que nous sommes les deux seuls pays à avoir un Conseil de sécurité et de défense commun. C'est pour ces raisons que nos entretiens ont été centrés aujourd'hui sur ces projets pour promouvoir ensemble l'identité européenne de sécurité et de défense [IESD]. Nos deux pays et les deux ministres de la Défense estiment que c'est une question importante à l'horizon du sommet de Washington. Le fait que l'Allemagne assumera la présidence de l'Union européenne et de l'UEO souligne de nouveau cette volonté commune. Nous voulons profiter de ces présidences conjuguées pour renforcer l'IESD en accentuant le rôle de l'Allemagne et de la France.

JOURNALISTE ALLEMAND
Avez-vous parlé de l'Irak ? Avez-vous des propositions à faire ?

ALAIN RICHARD
En effet nous en avons discuté pour réfléchir à de possibles initiatives européennes afin d'établir un règlement des relations entre l'Irak et la communauté internationale, et assurer le respect de la sécurité régionale. Les capacités d'armement de l'Irak ne doivent pas créer de nouveaux risques pour ses voisins et les règles internationales doivent être respectées, tout en recherchant une issue positive aux frappes militaires. Nous allons poursuivre notre dialogue en sachant que les autorités américaines ont à faire connaître auparavant leurs propres objectifs et leurs propositions avant d'entrer dans une nouvelle période qui tienne compte de la situation créée par ces frappes.

RUDOLF SCHARPING
La position du gouvernement fédéral est claire : il n'y a pas de divergences avec la France. Nous déplorons ces frappes aériennes mais nous estimons qu'elles étaient nécessaires parce que l'Irak a rompu ses engagements vis-à-vis des Nations-Unies en l'espace de quelques mois. La fin de ces frappes doit nous permettre de développer une stratégie politique pour atteindre deux objectifs.

Premièrement, l'Irak doit se conformer aux résolutions de l'ONU : ne pas produire d'armes de destruction massive, ni posséder de telles armes, accepter un contrôle à long terme et de façon fiable.

Deuxièmement, il faut aider l'Irak à revenir vers la communauté des Etats civilisés et soutenir le peuple irakien qui souffre de la dictature.

JOURNALISTE ALLEMAND
Vous avez parlé d'identité européenne de sécurité et de défense. Il n'y a pas eu beaucoup de progrès concrets au cours de ces dernières années, si ce n'est la brigade franco-allemande qui fonctionne assez mal. Lorsque l'on fait quelque chose en Europe, c'est en général de façon bilatérale : ainsi en est-il de l'intervention en Bosnie de la France et de la Grande-Bretagne. Y a-t-il quelque chose de concret qui ne soit pas seulement une déclaration d'intention ?

RUDOLF SCHARPING
La brigade franco-allemande est autre chose qu'un simple symbole. Ne vous arrêtez pas à une vision réductrice. Il y a aussi le corps européen, et bien d'autres exemples. En ce qui concerne la République fédérale d'Allemagne et les Pays-Bas, nous avons entrepris une fusion presque complète des forces terrestres. Existent aussi le triangle de Weimar avec la France et la Pologne pour partenaires, et celui nouvellement créé avec la Pologne et le Danemark. Nous allons mettre sur pied un corps commun d'armées qui aura son quartier général à Stettin et qui sera ouvert l'année prochaine. L'UEO a ensuite décidé à la mi-novembre de mettre sur pied une agence européenne d'armement. Il y a déjà une agence d'armement commune entre la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne et d'autres pays. Le traité d'Amsterdam permet d'intégrer les missions de Petersberg en Europe : la ratification sera probablement acquise en mars prochain. Il y aura aussi des accords entre l'UEO et l'OTAN. J'énumère tous ces exemples pour montrer qu'il y a beaucoup plus qu'une rhétorique politique : de nombreuses actions voient le jour.

Nous essayons maintenant de voir comment utiliser la présidence allemande pour arriver à des progrès supplémentaires dans la coopération directe. Il est dorénavant possible que l'UEO, en utilisant les structures de l'OTAN, mène à bien des opérations avec une volonté politique franche. Au cours du prochain semestre, une décision sur la désignation du représentant de la PESC [Politique Etrangère et de Sécurité Commune] sera prise. Nous voulons utiliser les possibilités dont disposent l'Allemagne et la France pour que la cohérence de la politique extérieure de l'Europe se renforce. J'attire votre attention sur l'engagement de la France au Kosovo : la France joue un rôle pilote dans la mise en place de la force d'extraction. C'est cette nation qui assume la responsabilité la plus importante. Dans ce contexte, l'Allemagne et la France parlent d'une même voix et s'engagent dans la même direction. Le sommet franco-allemand et le sommet franco-britannique ont très clairement souligné que trois pays peuvent atteindre ensemble des résultats concrets : les propositions faites par le Président de la République française Jacques CHIRAC et le Premier ministre anglais Tony BLAIR furent extrêmement intéressantes et utiles à cet égard.

ALAIN RICHARD
Pendant des années, les commentateurs dénonçaient le caractère théorique de l'Union économique et monétaire européenne. Mais en l'espace de quelques mois, l'idée que ces théories étaient déjà mises en pratique fut acceptée. Dès lors, ce sujet cessa d'être médiatique : le moment précis où une construction politique majeure se réalise, n'est jamais un événement médiatique. De la même façon, ce qui est progressivement en train de se faire dans le domaine de la défense est aussi efficace que tout ce qui fut fait pendant des années pour préparer l'Union économique et monétaire.

JEAN-DOMINIQUE MERCHET (LIBERATION)
Peut-on prévoir des progrès réalistes en matière de coopération dans le domaine des satellites d'observation et de télécommunication entre nos deux pays ?

ALAIN RICHARD
Ce ne fut pas le sujet de notre rencontre mais nous avons convenu de reprendre de façon systématique le travail de prévision à moyen et long terme de nos objectifs d'acquisition de matériels. Ceci correspond à la volonté de nos deux pays d'avoir une perspective commune pour répondre aux besoins concrets des nations européennes et faire face aux situations de crise pour les dix ou quinze ans à venir.

BERNARD EDINGER (REUTER)
Le fait que la Grande-Bretagne s'engage quelques semaines après le sommet de Saint-Malo dans une opération militaire aux côtés des Etats-Unis à laquelle ne participent ni la France ni l'Allemagne, est-il le signe que l'Angleterre est isolée ou que la France et l'Allemagne sont marginalisées ? Les initiatives communes dont vous avez parlé vis-à-vis de l'Irak, excluent-elles la Grande-Bretagne ou attendent-elles une décision américaine ?

RUDOLF SCHARPING
En ce qui concerne la rencontre des ministres de la Défense de l'OTAN la semaine dernière, l'Allemagne y a soutenu la démarche américaine et britannique ; néanmoins, vous ne trouvez rien dans le communiqué final de la rencontre, car cette opération n'est pas une opération de l'OTAN. Si nous discutons actuellement avec la Grande-Bretagne et les Etats-Unis des questions diplomatiques, l'action militaire de ces deux pays est sans rapport avec l'OTAN, l'Union Européenne ou l'UEO.

ALAIN RICHARD
Nous voulons progresser dans les mois qui viennent en mettant essentiellement l'accent sur les situations qui concernent collectivement l'Europe. Cela ne veut pas dire que nous allons, par exemple, devenir un seul membre de l'Alliance atlantique au lieu des onze qui y participent. Cela ne veut pas dire non plus que nous allons fusionner nos délégations aux Nations-Unies. Il restera quantité de sujets ayant trait à la politique étrangère et de sécurité extérieure à l'Europe, sur lesquels les Européens garderont leur autonomie. La position particulière prise par nos amis britanniques dans la crise irakienne n'empêchera pas le rapprochement de nos positions pour traiter des crises européennes au cours des mois à venir.

PIERRE TRAN (REUTER)
Avez-vous abordé les questions de restructurations industrielles ? Attendez-vous toujours la fusion BRITISH AEROSPACE et DAIMLER-CHRISLER AEROSPACE ? La position de la France reste-t-elle inchangée ?

ALAIN RICHARD
Nous avons indiqué ce qu'étaient les objectifs des gouvernements, il y a un peu plus d'un an. Les gouvernements ont fait des progrès : la lettre d'intention qui permet de résoudre les principaux problèmes légaux et politiques touchant l'activité des sociétés européennes d'armement fait acte de foi. Les discussions entre les entreprises se sont poursuivies. Il y a plusieurs possibilités pour constituer des sociétés européennes unifiées. Nous constatons que les partenaires des entreprises françaises maintiennent encore une certaine imprécision sur leur décision définitive.

JEAN-DOMINIQUE MERCHET (LIBERATION)
Monsieur SCHARPING pourrait-il nous préciser quelle est la position de son gouvernement en matière nucléaire concernant le " no first use " ?

RUDOLF SCHARPING
C'est un sujet un peu surestimé parce que les questions essentielles de la stratégie de l'OTAN sont liées à sa capacité à assurer une défense collective et une maîtrise des crises par la rapidité de sa réaction. Il faut améliorer les conditions préalables à ces trois éléments. A côté du maintien des capacités principales de l'OTAN, il faut également continuer le désarmement, procéder à un contrôle des armements et coopérer avec la Russie. C'est dans l'intérêt de la sécurité européenne. En ce qui concerne le désarmement nucléaire, le gouvernement fédéral, d'après le contrat qui est la base de notre coalition gouvernementale, pense que ces questions devraient de nouveau être abordées lors du traité d'interdiction de la prolifération des armes nucléaires. Mais dans l'OTAN, notre position est claire et celle de nos partenaires de l'alliance est tout aussi claire : ce n'est donc pas une question prioritaire.

JOURNALISTE ALLEMAND
Dans le passé, la France a demandé de lever les sanctions qui pèsent sur l'Irak. Etes-vous en accord avec cette demande ?

RUDOLF SCHARPING
Un assouplissement des sanctions a été discuté lorsqu'il y avait encore les contrôles de l'UNSCOM et que l'Irak disait être prêt à coopérer. Mais la situation a changé. C'est pour cela que nous avons rediscuté de la possibilité de lier ces deux objectifs. Nous désirons maintenant nous entretenir avec nos autres partenaires pour trouver une politique opérationnelle. Nous avons en effet besoin des Nations-Unies, des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne pour y arriver.

JOURNALISTE ALLEMAND
Comment se feront les négociations pour que le régime de Saddam HUSSEIN coopère ?

ALAIN RICHARD
La France n'a pas mis en discussion une suppression unilatérale et inconditionnelle des sanctions. Notre position est la même que celle de nos amis allemands sur la nécessaire prévention de tout nouveau risque militaire de la part des autorités irakiennes. Il faut rappeler que l'histoire des contrôles de ces sept dernières années démontre l'existence de programmes d'armes de destruction massive assez développés et la volonté persistante des autorités irakiennes de les dissimuler. Si nous avons coopéré sur le plan technique avec les différentes procédures de contrôle des Nations-Unies, c'est parce que nous pensons que le problème militaire irakien fait partie du débat.

LAURENT MAILLARD (AFP)
Quand allez-vous signer le contrat pour les Tigre ? Comment envisagez-vous l'avenir pour le projet de blindé à roues franco-germano-britannique ?

ALAIN RICHARD
En ce qui concerne le Tigre, nous souhaitons ensemble pouvoir conclure l'accord au plus tard à la moitié de l'année 1999. [Le ministère de la Défense a confirmé par communiqué le 22 décembre 1998 que le contrat d'acquisition du Tigre serait signé en janvier 1999, conformément à l'accord intervenu au sommet franco-allemand de Postdam]. Quant au blindé à roues [VBCI], nous avons signé ensemble le MOU [Memorandum Of Understanding / Pacte d'Accord] la semaine dernière à trois ; nous nous sommes donnés un délai supplémentaire de six mois pour définir les conditions de réalisation d'une version de combat du blindé à roues qui satisferait les besoins opérationnels propres à la France et qui peuvent, le cas échéant, intéresser d'autres pays.

BERNARD EDINGER (REUTER)
Pour en revenir à l'Irak, comment concevez-vous une surveillance de l'Irak et de ses tentatives de programmes d'armes de destruction massive ? L'UNSCOM doit-il retourner sur le terrain ?

RUDOLF SCHARPING
Cela doit d'abord faire l'objet de discussions au sein des organisations internationales. L'objectif est clair : il nous faut un contrôle durable et efficace des armes de destruction massive. On ne peut pas accepter qu'un Etat tel que l'Irak s'oppose complètement aux résolutions des Nations-Unies et constitue de nouveau une menace.

J'ajouterai que, pour ce qui est de la position allemande sur la question précédente, le Tigre et le GTK [appellation allemande du VBCI] sont déjà sûrs et garantis. Toutes les décisions ont été prises et la signature des accords sera l'achèvement du processus.

JEAN-PIERRE CASAMAYOU (AIR ET COSMOS)
Au sujet du Tigre, les Français et les Allemands sont-ils sur la même longueur d'ondes ? Dernièrement, le Tigre devait être présenté à la Turquie et a été retiré de la compétition sur l'insistance des autorités allemandes. En outre, les Français et les Allemands sont-ils aussi d'accord sur l'avion de transport futur ATF ? Une équipe allemande est-elle allée à Kiev voir ANTONOV pour la promotion d'une coopération avec l'Ukraine ?

RUDOLF SCHARPING
Lors du sommet franco-allemand de Postdam, nous sommes arrivés à un accord complet sur ces programmes. Pour ce qui est de l'ATF, les gouvernements ont demandé aux industriels de développer les différentes options et de leur faire des offres. Nous les attendons dans les premières semaines de 1999. Les gouvernements prendront leur décision sur cette base. Nous avons confirmé aussi notre volonté de rechercher une forme de coopération avec l'Ukraine et la Russie. Toutes les options restent donc ouvertes.

JOURNALISTE ALLEMAND
Le ministre français des Affaires étrangères, monsieur VEDRINE, a dit ce matin à RTL qu'il faudrait avoir une nouvelle UNSCOM. Vous ne partagez pas cet avis si j'ai bien compris votre réponse ?

RUDOLF SCHARPING
Non, vous avez mal compris. On peut discuter de la forme du contrôle du potentiel d'armes de l'Irak sur la base d'expériences déjà faites, mais on ne peut pas discuter de la nécessité de ce contrôle et de l'objectif de ce contrôle, c'est-à-dire la destruction des armes de destruction massive.

ALAIN RICHARD
Hubert VEDRINE a clairement expliqué que la situation, après les frappes militaires américaines et britanniques, supposait que l'on réexamine l'ensemble du dispositif des relations entre l'Irak et les Nations-Unies. Pour assurer la prévention des armes de destruction massive, la forme de l'UNSCOM peut être amenée à changer. Il serait singulier que rien ne change après ces frappes. Mais la France indique aussi qu'elle souhaite contribuer à cette recherche sans vouloir supposer d'avance ce que serait la position de la communauté internationale. Les décisions et les dispositifs à mettre en place doivent être concertés au niveau international ; nous ne faisons qu'annoncer une disponibilité sans prétendre décider à la place d'autrui.

LAURENT MAILLARD (AFP)
Y a-t-il un désaccord entre la France et l'Allemagne sur la vente du Tigre à la Turquie ?

RUDOLF SCHARPING
Vous parlez d'un désaccord qui n'existe pas.

ALAIN RICHARD
Nous n'avons pas voulu donner de directives à EUROCOPTER pour la participation à la compétition industrielle sur le marché turc. Nous avons considéré qu'EUROCOPTER pouvait prendre ses responsabilités dans la conduite des négociations avec la Turquie.

JEAN-DOMINIQUE MERCHET (AFP)
Si EUROCOPTER a le marché, les deux ministres allemand et français signeront-ils l'autorisation d'exporter des Tigre en Turquie ?

ALAIN RICHARD
Le marché ne sera pas décidé de toute façon avant deux ou trois ans : je ne vois pas pourquoi nous annoncerions, sans concertation avec nos gouvernements, une décision aussi théorique.

RUDOLF SCHARPING
Il existe en outre un accord applicable à l'Allemagne et la France, signé par l'ancien ministre français de la Défense DEBRE et l'ancien ministre allemand de la Défense SCHMIDT. Tous les mécanismes de prises de décisions communes y figurent et je vous y renvoie.


(source http://www.defense.gouv.fr, le 18 septembre 2001)

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