Déclaration de M. Hubert Védrine, ministre des affaires étrangères, sur les relations franco-tchèques, celles de la République tchèque avec l'Union européenne et l'avenir du Kosovo, Paris le 29 avril 1999. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Hubert Védrine, ministre des affaires étrangères, sur les relations franco-tchèques, celles de la République tchèque avec l'Union européenne et l'avenir du Kosovo, Paris le 29 avril 1999.

Personnalité, fonction : , , VEDRINE Hubert.

FRANCE. Ministre des affaires étrangères

Circonstances : Entretien de M. Védrine avec M. Jan Kavan, ministre tchèque des affaires étrangères, à Paris le 29 avril 1999

ti : Mesdames et Messieurs,

J¿ai reçu avec un grand plaisir M. Kavan pour faire avec lui le point des relations franco-tchèques sur les différents plans. Sur le plan politique elles sont très bonnes, les consultations politiques se développent à tous les niveaux, les contacts et le travail en coulisse ne cessent de prendre de l¿ampleur et cela fait un très heureux contraste avec une époque où les relations entre la France et la République tchèque étaient insuffisantes. Nous avons également parlé des perspectives de coopération en matière économique, la liste des secteur dans lesquels les entreprises françaises peuvent développer leurs investissements, leur coopération et leur présence est longue.
Nous avons traité d¿un grand nombre de sujets culturels parce qu¿il s¿agit là d¿un volet très riche et très vivant de notre coopération. Nous avons parlé de l¿audiovisuel sur lequel un séminaire sera organisé au début de l¿an 2000 sur la promotion du cinéma et des programmes audiovisuels européens. Nous avons parlé de la candidature de la République tchèque à la Francophonie. Nous avons parlé de la saison culturelle tchèque en France qui aura lieu en 2002. Nous avons parlé du lycée français de Prague et de beaucoup d¿autres sujets.
Nous avons évidemment parlé de la situation des relations entre la République tchèque et l¿Union européenne, sujet dont M. Kavan avait déjà parlé avec M. Pierre Moscovici ce matin. Nous avons fait le point des perspectives dans ce domaine. J¿ai redit que la France était tout à fait prête à intensifier sa coopération avec la République tchèque, notamment dans le cadre de ce que l¿on appelle les jumelages, pour faciliter ce travail visant à rapprocher la République tchèque dans la perspective d¿une adhésion le plus tôt possible, dès que tous les problèmes auront été réglés.
Nous avons évidemment parlé du Kosovo et procédé à un échange de vues approfondi ; nous avons des positions extrêmement proches. Nous avons surtout parlé de l¿avenir, nous avons réfléchi ensemble aux solutions politiques d¿avenir, aussi bien concernant le Kosovo, que l¿ensemble de la région des Balkans ; nous avons eu sur ce point un échange que nous avons jugé de part et d¿autre très utile et nous avons l¿intention de continuer à coopérer, à échanger nos idées, nos avis, dans les perspectives des prochaines semaines.
Q. A propos de la mission de M. Tchernomyrdine pour le Kosovo ? Doit-il venir à Paris ?
Non, je ne crois pas, pas à ma connaissance. En ce moment il est à Bonn, l¿Allemagne étant présidente de l¿Union européenne. Parlant de la visite de M. Tchernomyrdine, nous attachons la plus grande importance à tous les efforts que peut faire la Russie. Vous savez que nous travaillons activement à l¿heure actuelle, non seulement avec nos partenaires occidentaux, mais aussi avec la Russie, à la future solution politique qui devra être édictée par une résolution du Conseil de sécurité.

(Source http ://www.diplomatie.gouv.fr, le 3 mai 1999)

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