Conférence de presse de M. Claude Allègre, ministre de l'éducation nationale de la recherche et de la technologie, sur l'enseignement professionnel intégré, la réforme des diplômes et le statut des éléves et des enseignants, Paris le 24 juin 1999 (en annexe les formations professionnelles et les mesures sur l'enseignement professionnel). | vie-publique.fr | Discours publics

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Conférence de presse de M. Claude Allègre, ministre de l'éducation nationale de la recherche et de la technologie, sur l'enseignement professionnel intégré, la réforme des diplômes et le statut des éléves et des enseignants, Paris le 24 juin 1999 (en annexe les formations professionnelles et les mesures sur l'enseignement professionnel).

Personnalité, fonction : ALLEGRE Claude.

FRANCE. Ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie

Circonstances : Présentation de la réforme de l'enseignement professionnel dans le cadre de la charte pour la réforme des lycées à Paris le 24 juin 1999

ti : L'enseignement professionnel a acquis ses lettres de noblesse.

Il constitue désormais un élément essentiel du système de formation et d'éducation français. À l'orée du XXIe siècle, il doit lui aussi s'adapter sans renier ses principes fondateurs.
C'est pourquoi ce document a vocation à trouver toute sa place dans la charte pour la réforme des lycées.

Ce texte se propose de rassembler les principes qui doivent guider cette rénovation. Elle se fera progressivement et en concertation avec tous les partenaires du système éducatif et du secteur des professions.

Claude Allègre

Le lycée professionnel du XXIe siècle

La logique pédagogique de l'enseignement professionnel résulte d'un équilibre entre la formation générale, la formation professionnelle et l'environnement économique. Elle permet ainsi aux élèves de recevoir une formation professionnelle tout en accédant à la culture que doit recevoir tout lycéen. Cette logique pédagogique fonde la spécificité et l'identité de l'enseignement professionnel. Les stagiaires de la formation continue et, lorsque les formations correspondantes y sont représentées, les apprentis doivent y trouver naturellement leur place : la formation qu'ils reçoivent est, comme celle des élèves, adaptée à leurs acquis et à leurs besoins.

C'est aussi un espace dans lequel tous les publics, élèves de l'enseignement professionnel, apprentis ou stagiaires de la formation professionnelle, font l'apprentissage de la citoyenneté en même temps qu'ils acquièrent les aptitudes nécessaires à l'exercice de leur vie professionnelle.

L'éducation civique, juridique et sociale, l'éducation physique, les enseignements artistiques et les activités sportives et culturelles font l'objet de nombreuses actions dans les lycées professionnels, soit dans le cadre, soit en complément des programmes. Un bilan en sera effectué afin de développer l'existant et de l'étendre à de nouveaux établissements.

Des expériences d'enseignement de la philosophie seront poursuivies avant d'en tirer un bilan.

L'organisation des études est conçue pour permettre la construction, à certains moments du parcours de l'élève, d'une réversibilité de l'orientation entre l'enseignement professionnel d'une part, et l'enseignement général et technologique de l'autre.

Un enseignement intégré

L'enseignement professionnel intégré représente une triple intégration : institutionnelle, celle du lycée professionnel à l'éducation nationale ; pédagogique, celle de la formation générale à la formation professionnelle, celle des périodes en entreprise au sein de la formation professionnelle.

L'identité du lycée professionnel ne peut désormais se concevoir qu'en partenariat avec les professions autour de spécialités identifiées, en prenant en compte la réalité de l'environnement économique de l'établissement et la demande sociale et celle des familles. Toute la formation est donnée au lycée et en entreprise en s'assurant que quel qu'en soit le lieu la démarche pédagogique est toujours présente dans une continuité à construire au cas par cas.

Cet enseignement s'appuie sur une démarche pédagogique qui doit bénéficier à tous les élèves et s'adapter aux rythmes et aux spécificités des différents métiers ainsi qu'au niveau de la formation suivie.

En début de cursus, les périodes de formation en entreprise étant plus profitables quand un minimum de compétences est déjà acquis, elles auront pour vocation de faire prendre conscience des exigences de la vie professionnelle, y compris de celles qui concernent la formation générale.

Les périodes en entreprise, leurs modalités , leurs durée seront négociées au cas par cas avec les branches professionnelles en liaison avec les commissions professionnelles consultatives (CPC) ou les commissions paritaires nationales de l'emploi (CPNE) en tenant compte des contraintes de chacun des partenaires. L'éducation nationale affirmera dans cette concertation la nécessité de garantir la qualité pédagogique.

Un véritable contrat de formation, dont la dimension pédagogique doit être affirmée, liera l'entreprise, l'établissement et l'élève qui en est l'acteur principal. Afin de garantir la cohérence pédagogique de la formation, ce contrat indiquera notamment les activités professionnelles correspondant au référentiel d'activités du diplôme qui seront confiées à l'élève, les modalités de son encadrement par un tuteur désigné par l'entreprise et par l'équipe pédagogique de l'établissement, les objectifs qui devront être atteints et évalués à l'issue de la période en entreprise. Un cadre général sera proposé aux partenaires de l'éducation nationale pour garantir les droits et obligations des élèves , des établissements et des entreprises

Un coordonnateur sera désigné au sein de chaque établissement, en fonction des moyens disponibles. Quand il ne s'agira pas du chef de travaux, cette fonction d'animation d'équipe devra s'articuler avec celle de ce dernier et celle des professeurs principaux. Ce coordonnateur fera le lien avec les milieux économiques. Il identifiera avec eux leurs préoccupations en termes de recrutement ou de formation de leurs personnels ainsi que leurs projets techniques susceptibles d'utiliser des potentialités qu'offre l'équipement des lycées.

Les plates-formes techniques des établissements doivent pouvoir bénéficier à leur environnement économique, notamment aux PME/PMI sous formes contractuelles. Des modalités juridiques (Groupement d'intérêt public) sont prévues dans la loi sur l'innovation et des contrats types seront proposés aux enseignants volontaires souhaitant s'associer à ces coopérations technologiques. Elles devront être bénéfiques pour chaque partie. Un décret fixera les modalités de constitution des groupements et de leur approbation par les pouvoirs publics.

Au niveau académique, un coordonnateur placé auprès du recteur sera également nommé lorsque cette fonction n'existe pas déjà. Il aura pour missions d'analyser les relations régionales existant entre formation et emploi (notamment dans le cadre des observatoires régionaux emploi-formation), de coordonner l'action académique vis-à-vis des instances régionales (en particulier l'instruction et le suivi du plan régional de développement des formations professionnelles des jeunes) et des organisations économiques et sociales (contrats d'objectifs entre autres) et de les mettre en relation avec les établissements concernés.

Le coordonnateur académique sera aussi le correspondant de la Mission nationale Éducation-Économie-Emploi, qui aura pour fonction d'être à la fois un observatoire des professions et une instance de prévisions des évolutions de l'économie et des besoins du système éducatif.

Dans un souci de clarification, il est proposé de redessiner progressivement la carte régionale des formations en favorisant, chaque fois qu'il est possible, l'émergence de pôles d'enseignement professionnel (lycée de l'automobile, de la mode, de l'hôtellerie, etc. ) en relation avec l'emploi, tout en tenant compte des capacités d'hébergement existantes et à prévoir pour les élèves (internats, foyers...).


Les diplômes de l'enseignement professionnel rénovés

L'enseignement professionnel du second degré prépare à des diplômes nationaux professionnels de niveau V (certificat d'aptitude professionnelle, brevet d'études professionnelles), et IV (baccalauréat professionnel). Ces diplômes ont une double fonction : ils attestent d'un niveau de culture générale, comme, bien entendu, de la maîtrise de compétences et de savoir-faire professionnels reconnus. Ils sont, en effet, conçus dans le cadre des commissions professionnelles consultatives dans lesquelles les secteurs professionnels concernés sont représentés et font valoir leurs besoins. Les jurys de ces diplômes font appel à des professionnels en exercice.

Rénovation des diplômes

Pour permettre à tous ceux qui veulent quitter le système éducatif avec une qualification identifiée de le faire ou de pouvoir y revenir aisément, ces diplômes font l'objet de modalités de certification modulaire adaptées à la diversité des accès à la qualification des candidats (formation initiale sous statut scolaire, apprentissage, formation continue).

En formation initiale, ces modules correspondent aux acquis de la formation. Pour les adultes à la recherche d'un diplôme, ils devront correspondre à des blocs d'activités professionnelles identifiés et reconnus permettant la validation diplômante des acquis professionnels. Suivant les cas, ces modules pourront donc être identiques ou différents. En vue de faciliter la tâche des jurys de validation diplômante des acquis professionnels, des recherches d'équivalences ou de rapprochements entre ces modules et ceux pratiqués dans certains systèmes de certification non diplômants seront entreprises en liaison avec les ministères concernés.

L'éventail des diplômes professionnels s'est profondément élargi au cours de ces vingt dernières années. Le baccalauréat professionnel a été ainsi créé en 1985 pour traduire dans l'offre de formation professionnelle initiale l'élévation des qualifications dont l'économie ressentait la nécessité. Aujourd'hui, la rénovation des diplômes de niveau V est devenue indispensable pour tenir compte du développement d'emplois à ce niveau de qualification qui s'avèrent en expansion et pour clarifier les rôles respectifs du CAP et du BEP.

L'éducation nationale doit tenir compte de la coexistence de plusieurs dénominations (CAP et BEP) pour les diplômes de ce niveau dans les diverses classifications professionnelles, même si cela nuit parfois à la lisibilité des dispositifs de formation. Elle proposera à ces partenaires de retenir dans la mesure du possible, branche par branche, une seule dénomination. C'est également pour ouvrir aux jeunes soit l'accès direct à l'emploi dans les secteurs où il existe, soit la préparation d'un baccalauréat professionnel que cette rénovation se donne les principes suivants :

Certificat d'aptitude professionnelle

Le CAP est un diplôme professionnel largement reconnu dans les conventions collectives. Comme le montrent les études du Centre d'études et de recherches sur les qualifications (CEREQ), le CAP joue un rôle de protection contre le chômage et l'exclusion. C'est donc vers ce diplôme que devraient s'orienter en priorité les jeunes qui souhaitent s'insérer rapidement à ce niveau de qualification. C'est ce diplôme qui devrait être plus particulièrement détenu par tout jeune quittant le système éducatif avant le niveau de formation du baccalauréat conformément à l'esprit de la loi d'orientation sur l'éducation de 1989. Le CAP n'a pas vocation à exister dans toutes les branches. Il n'a de sens que lorsqu'il correspond à un emploi clairement identifié.

Son objectif professionnel d'insertion immédiate dans l'emploi doit en faire un diplôme dont les modes de préparation (niveau d'entrée, conditions d'accès, durée de formation...) s'adaptent aux acquis et aux besoins des jeunes qui souhaitent l'obtenir. Il doit pouvoir être largement préparé, dans sa diversité, au sein des lycées professionnels, particulièrement dans les secteurs où il est très demandé par les entreprises. La préparation à des CAP répondant aux besoins des métiers doit être conçue pour permettre la prise en compte des acquis de section d'enseignement général et professionnel adapté (SEGPA).

Brevet d'études professionnelles

La préparation du baccalauréat professionnel commence en règle générale par un BEP. Elle reste accessible après un CAP. Quand cette préparation fait suite à un BEP, il convient de concentrer les périodes de formation en entreprise au cours de la période de préparation du baccalauréat professionnel, et d'en alléger corrélativement la préparation du BEP (1)

(1)Cependant, dans certaines branches, le BEP est aussi un diplôme reconnu en termes d'insertion dans l'emploi. Une discussion avec les branches déterminera alors la formation nécessaire pour compléter utilement la qualification reçue en BEP. Le déroulement de cette formation recourra essentiellement à la pratique professionnelle en entreprise. Afin de ne pas allonger inutilement les études, ce complément sera limité au strict nécessaire (pas plus de six mois en règle générale). Cette qualification devra être sanctionnée par un diplôme reconnu, et notamment pourra l'être par le CAP ou éventuellement par une mention complémentaire (MC) reconnue par la profession. Cette formule de préparation directe à l'exercice d'un métier pourra, dans la mesure où elle débouche sur un diplôme, être préférée dans bien des cas au suivi d'une formation complémentaire d'initiative locale (FCIL). Les élèves auraient ainsi le BEP et le CAP et /ou une MC.).

Baccalauréat professionnel

Le baccalauréat professionnel a pour objectif principal l'insertion professionnelle directe de ses titulaires dans l'emploi à un niveau de qualification reconnu. Il a su répondre aux évolutions du travail, comme en témoignent les perspectives d'emploi qu'offre ce diplôme.

Aujourd'hui, un nombre significatif de bacheliers professionnels poursuivent cependant des études ; celles-ci devant donc pouvoir s'effectuer dans des conditions qui en facilitent la réussite, la préparation au BTS semble pouvoir être privilégiée pour construire une solution pédagogique appropriée. Parmi la panoplie des BTS, le choix de certains d'entre eux devra être effectué avec soin pour éviter une inadaptation qui conduirait à des échecs systématiques.

Formations de techniciens supérieurs

L'organisation à cette fin de l'enseignement dans certaines formations de techniciens supérieurs en lycée professionnel devra prévoir de prendre en compte les points forts acquis dans le champ professionnel par les élèves titulaires du baccalauréat professionnel. Le choix de leur localisation fera l'objet d'une attention particulière. Elle prendra en considération les sections existantes et leurs capacités d'adaptation, mais aussi la compétence des lycées professionnels et celle de leurs professeurs.

Dans le déroulement de la formation de chacun de ces diplômes sera privilégié un volume horaire important (de l'ordre de 250 heures) destiné à la réalisation de projets pluridisciplinaires à caractère professionnel (2) auxquels l'enseignement général et l'enseignement professionnel participent. Au cours de ces projets, placés sous la responsabilité de l'équipe pédagogique, sera apportée une aide individualisée aux élèves en difficulté. De plus, les élèves dont les difficultés les plus fréquentes sont ressenties dans le domaine de l'enseignement général pourront bénéficier d'une aide particulière. La nouvelle organisation de l'aide aux élèves qui résultera de cette évolution des pratiques pédagogiques sera inscrite dans le projet d'établissement. Les professeurs de l'enseignement général comme de l'enseignement professionnel concernés pourront consacrer à ces activités certaines heures de leur service statutaire dans le cadre de petits groupes qui ne pourront être supérieurs à huit élèves à l'intérieur des projets ou, éventuellement, à part. Le projet d'établissement pourra prévoir cette possibilité.

(2) Les projets peuvent s'inscrire sur la durée complète de la formation, leur volume horaire est indicatif. La typologie des réalisations (une ou plusieurs suivant la branche et le niveau) qu'ils proposent aux élèves sera évoquée en CPC. Ils reprendront les volumes horaires antérieurement consacrés aux modules, à l'exception de ceux de 1ère année de BEP qui seront préservés, et leur mise en place ne pourra se traduire par une réduction d'horaires des disciplines ou par une augmentation des obligations de service des enseignants.

Les élèves

Statut de l'élève

Dans les lycées professionnels, les élèves sont très souvent majeurs : ils doivent être considérés comme tels dans les relations que l'administration entretient avec eux. Ils doivent pouvoir gérer par eux-mêmes l'essentiel de leur vie sociale, y compris le droit d'association. Les parents d'élèves continuent par ailleurs à être associés à la vie de l'établissement.

Ces jeunes adultes ont à faire face à des frais particuliers liés à leur équipement et à leur activité en entreprise (déplacements, logement, nourriture).

Leur statut doit donc faire l'objet d'une réflexion.

Recrutement des élèves

Le choix du lycée professionnel doit valoriser ceux qui s'y orientent. Des campagnes nationales, régionales et locales seront organisées régulièrement en direction des collèges et des autres établissements pour mieux faire connaître les perspectives d'emplois qu'offre l'enseignement professionnel intégré. Les professeurs de lycées professionnels volontaires seront associés à ces campagnes.

La réorientation d'élèves vers l'enseignement professionnel est parfois souhaitable. Il faut qu'elle soit toujours accompagnée de dispositions permettant d'assurer la réussite des élèves en leur garantissant le rattrapage des pré-requis professionnels qui assure la cohérence du parcours. Symétriquement, les réorientations vers les classes de l'enseignement technologique n'ont pas pour vocation d'aboutir à un filtrage sélectif des meilleurs élèves de lycée professionnel, mais de permettre à ceux qui le souhaitent et qui en ont la possibilité de s'engager dans la voie la plus adaptée à leur volonté.

Débouchés des élèves

L'insertion professionnelle doit être l'objectif de chaque élève de lycée professionnel. Les coordonnateurs des relations avec les milieux économiques travailleront donc à faciliter les actions organisées par les établissements pour faciliter l'accès à l'emploi des élèves en liaison avec les professeurs principaux et les chefs de travaux : contacts avec les entreprises, initiation aux techniques de recherche d'emploi avec le concours de conseillers professionnels, liaisons avec les organismes chargés de l'emploi, etc. Par exemple, les établissements aideront les élèves qui en ont la capacité et qui ont choisi de poursuivre des études après le baccalauréat professionnel, à rechercher la section de techniciens supérieurs (STS) adaptée.

À cette fin l'on encouragera la constitution d'associations d'anciens élèves.

Les enseignants

Les professeurs de lycées professionnels seront formés aux spécificités de l'enseignement professionnel intégré. Les modalités d'exercice des enseignants tiendront compte de la diversité des activités pédagogiques qui leur incombent : enseignement proprement dit (cours, travaux pratiques, travaux en ateliers), aide aux élèves, pilotage de projets. En particulier, les activités pédagogiques confiées aux enseignants et correspondant aux périodes pendant lesquelles tout ou partie de leurs élèves sont en entreprise feront l'objet d'un examen et d'une concertation spécifiques (C'est dans ce cadre que la question du dépassement de la distinction entre enseignement théorique et enseignement pratique sera discutée).

Pour les disciplines techniques d'enseignement professionnel, on recherchera les modalités permettant aux candidats de valoriser dans les épreuves des concours de recrutement leur expérience professionnelle dans la discipline qu'ils souhaitent enseigner.


Dans les instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM), les futurs enseignants de lycées professionnels seront formés à la démarche pédagogique de l'enseignement professionnel intégré. Pour leur permettre de mettre en ¿uvre, non seulement les activités de leur champ disciplinaire, mais également les pratiques professionnelles qui seront exigées de leurs élèves, un ensemble de stages professionnels en entreprise leur sera systématiquement proposé.

De tels stages devront être renouvelés au début de leur carrière puis périodiquement à leur initiative ou à celle de l'administration. Par exemple, on pourra organiser des stages d'été. Ces stages devront pouvoir être valorisés au cours de la carrière des enseignants.

(Source http://www.education.gouv.fr, le 4 août 1999)

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