Déclaration de M. Jean-Pierre Chevènement, ministre de l'intérieur et président du Mouvement des citoyens, sur la décision défavorable du Comité des établissements de crédit concernant le regroupement de la BNP avec la Société générale et Paribas, Perpignan le 29 août 1999. | vie-publique.fr | Discours publics

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Déclaration de M. Jean-Pierre Chevènement, ministre de l'intérieur et président du Mouvement des citoyens, sur la décision défavorable du Comité des établissements de crédit concernant le regroupement de la BNP avec la Société générale et Paribas, Perpignan le 29 août 1999.

Personnalité, fonction : CHEVENEMENT JEAN Pierre.

FRANCE. Ministre de l'intérieur;FRANCE. Mouvement des citoyens, président

Circonstances : Université d'été du Mouvement des citoyens (MDC) à Perpignan (Pyrenées orientales) les 28 et 29 août 1999

ti : Que ce soit un comité de banquiers irresponsables et indépendants de toute instance démocratique qui ait pu prendre cette décision en dit long sur la déliquescence de l'Etat.
La décision hautement stratégique concernant le regroupement des grandes banques françaises est un véritable attentat contre l'intérêt national. Celui-ci commandait évidemment le regroupement le plus large possible, exigé par la promotion et la défense de nos intérêts économiques dans la mondialisation. Or l'intérêt national n'a été pris en compte à aucun moment ni à aucun niveau. Nous sommes au bout de la logique des privatisations. Non seulement la Société Générale est exposée au raid de prédateurs étrangers, mais le riche patrimoine industriel de Paribas risque fort d'être bradé dans les mêmes conditions à des fins purement financières au détriment de l'intérêt du pays et des travailleurs. La france vient de râter l'occasion de constituer à égalité avec la Deutsch bank un des triois premiers groupes européens et mondiaux. Que ce soit un comité de banquiers irresponsables et indépendants de toute instance démocratique qui ait pu prendre cette décision en dit long sur la déliquescence de l'Etat. Si l'Etat n'est pas capable de réaffirmer son rôle cela veut dire qu'il n'y a plus d'instance qui, en dernier ressort, défende l'intérêt général.

(Source http://www.mdc-France.org , le 28 mars 2002)

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