Interview de M. Laurent Fabius, président de l'Assembléen nationale, dans "Elle" du 20 novembre 1999, sur la mise en oeuvre du principe de précaution dans le domaine de la sécurité alimentaire et sur la nécessité d'une agence de l'alimentation au niveau européen. | vie-publique.fr | Discours publics

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Interview de M. Laurent Fabius, président de l'Assembléen nationale, dans "Elle" du 20 novembre 1999, sur la mise en oeuvre du principe de précaution dans le domaine de la sécurité alimentaire et sur la nécessité d'une agence de l'alimentation au niveau européen.

Personnalité, fonction : FABIUS Laurent.

FRANCE. Assemblée nationale, président;FRANCE. PS

Circonstances : Enquête de l'hebdomadaire "Elle" intitulée "Sécurité et traçabilité des aliments : que font nos élus ?"

ti : Les Français ont l'impression que leur sécurité alimentaire se dégrade. En réalité, le contenu de notre assiette est probablement moins dangereux que l'assiette de nos parents. Sans parler de celles de Louis XIV ou de Cro-Magnon. Trois raisons à cette contradiction : une protection qui, pour l'opinion, doit légitimement aller en augmentant ; des accidents ou des fraudes médiatisées, nombreuses et inacceptables ; et la demande des consommateurs heureusement mieux informés et plus vigilants.

Mais attention ! Accroître la sécurité alimentaire ne signifie pas que seuls ceux qui en ont les moyens pourraient manger sainement. Pas question d'avoir des bio-riches contre des bio-pauvres ! Le principe de précaution et le principe de prudence doivent profiter à tous. Alors, quelles pistes d'action ? J'en vois au moins deux, très concrètes : créer rapidement au niveau européen une Agence de l'alimentation pour expertiser, évaluer, faire connaître les situations et les risques ; développer les signes de qualité des aliments (agriculture biologique, labels, AOC) afin d'offrir au consommateur les produits qu'ils recherchent sans qu'on en fasse grimper les prix.

(Source http://www.assemblee-nationale.fr, le 2 décembre 1999)

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